Pourquoi le livre al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah ne pourra jamais servir de preuve aux anthropomorphistes

Ceci est un article de réfutation contre ceux qui pensaient avoir trouvé dans al-Fiqh al-Akbar une preuve pour leur mauvaise croyance

Dans le traité de Abou Hanifah,  « al-Fiqh al-Akbar » (que vous pouvez trouver en entier ici),  il y a la phrase suivante :

Ce que Allah ta’ala a mentionné dans le Qour’an en citant al-yad, al-wajh, et an-nafs, sont Ses attributs sans comment. Et on ne dit pas que Son yad est Sa puissance ou Sa grâce car cela constituerait un reniement de l’attribut, et ceci est la parole des Qadariyya et des Mou’tazila, mais Son yad est Son attribut sans comment, et Son ghadab et Son rida sont deux de Ses attributs sans comment (pour la page en arabe cliquez ici).

Nous aimerions rassurer les Sunnites au sujet du fait que cette phrase ne contredit pas du tout le  fait qu’il est permis d’interpréter les versets non explicites du Qour’an. Au contraire l’imam Abou Hanifah n’a fait que suivre la voie du Salaf concernant l’interprétation des versets non-explicites comme expliquée par l’imam an-Nawawi et d’autres. Nous aimerions rappeler quelques points utiles:

  1. L’imam Abou Hanifah faisait partie des savants du Salaf, et les savants du Salaf n’avaient pas pour habitude d’interpréter de manière détaillée, donc il n’y a rien d’étonnant au fait que Abou Hanifa fasse figurer dans son traité une phrase  qui décourage de détailler le sens d’un des attributs de Allah mentionnés dans le Qour’an, tout en sachant qu’il ne prend pas le sens apparent de ce mot! C’est là que les anthropomorphistes se retrouvent sans issue, car l’imam Abou Hanifah n’a JAMAIS dit, contrairement à ce qu’ils aimeraient, qu’il faut prendre le mot yad « selon son sens apparent » (‘ala dhahiriha ) ou « selon sa réalité » (haqiqiyyatan) et autres phrases qu’ils ajoutent aux textes révélés! Les Sunnites n’ont aucun problème avec le fait de ne pas vouloir donner de sens précis à une expression non-explicite au sujet de Dieu, tant que la personne sait que ce n’est pas le sens apparent qui est visé, et c’est exactement ce quel’imam Abou Hanifah fait.  N’oubliez pas que les savants du Salaf dans leur majorité préféraient ne pas interpréter de manière détaillée sans nécessité, mais ils interprétaient quand même de manière générale(c’est-à-dire en rejetant le sens apparent de l’organe, mais sans préciser de sens), et dans certaines occasions où ils jugeaient cela nécessaire, ils interprétaient de manière détaillée (c’est-à-dire toujours en rejetant le sens apparent, mais en choisissant des sens précis parmi les sens possibles). (pour les preuves de cela voir ci-dessous paragraphe « Preuves »).
  2. L’imam Abou Hanifah a exclu le sens apparent de yad, et ceci se voit très clairement parce qu’il dit deux fois que c’est un attribut « SANS COMMENT » (bilaa kayf en arabe). NOTEZ BIEN QU’IL N’A PAS DIT « ON NE SAIT PAS COMMENT », il a dit que le yad de Allah est SANS COMMENT c’est-à-dire que ce n’est pas l’organe « main ». Quand l’imam Abou Hanifah dit qu' »il faut croire en l’attribut yad sans comment » ça veut dire « croire en le yad, sans croire que c’est une main ». Yad a énormément de sens dans la langue arabe.
  3. L’imam  Abou Hanifah dit bien dans la même phrase que la raison pour laquelle il ne veut pas dire que yad signifie qoudra (puissance) est parce que ceci était, à son époque, la parole des mou’ tazila, car il faut savoir que les mou’tazila NIAIENT l’attribut du yad au sujet de Allah, ce qui n’est pas le cas des Sunnites. Il faut comprendre cette phrase dans son contexte: à l’époque de Abou Hanifah, ceux qui interprétaient les attributs le faisaient parce qu’ils niaient que Dieu avait pour attribut le yad.  Alors que la croyance des musulmans c’est de dire que Allah a pour attribut le yad avec un sens digne de Lui et non pas dans le sens de main. Les Sunnites suivent la voie du juste milieu car ni ils ne disent que c’est une main (qui est le sens apparent de yad), ni ils ne renient que le yad est un attribut de Allah.  C’est pour cela que cette phrase de Abou Hanifah n’est pas du tout contradictoire avec la croyance des Sunnites, car les Sunnites ne disent pas qu’il est une obligation d’interpréter, ils ne disent pas qu’il faut renier l’attribut de Allah, bien au contraire ils disent que celui qui nie un des attributs de Allah tels que al yad alors qu’il sait que ceci est mentionné au sujet de Allah dans le Qour’an il est  devenu mécréant.
  4. L’imam Abou Hanifah à aucun moment de tout le traité ne spécifie un sens précis de yad,et ceci est conforme à l’habitude des savants du Salaf.
  5. L’imam Abou Hanifah a utilisé la même méthode pour istiwa : il dit clairement que ce n’est pas le fait de s’asseoir, ou de s’établir, mais il ne précise pas de sens précis. C’est cela l’interprétation GLOBALE: rejeter les sens indignes de Allah, mais ne pas confirmer de sens précis. C’est exactement ce que fait Abou Hanifah, et ceci était correct, et c’est correct jusqu’à maintenant de dire cela (pour voir là où l’imam Abou Hanifah exclut le sens de « s’établir » pour « istiwa », cliquez ici).
  6. L’imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, qu’il ne faut pas traduire yad en persan. Or, le mot persan pour yad veut dire « main ». Donc est-ce que quelqu’un de censé peut croire que Abou Hanifah soutiendrait aujourd’hui des gens qui disent que Dieu a une main? Alors qu’il ne voulait pas que cette expression soit traduite?! Pour voir là où Abou Hanifah dit qu’il ne faut pas traduire le mot yad en persan, cliquez ici. D’autres savants ont parlé du fait que les savants du Salaf étaient tellement prudents qu’ils préféraient ne pas traduire et juste répéter les expressions révélées telles quelles (pour voir ceci, cliquez ici).
  7. L’imam Abou Hanifah dit juste au-dessus de ce passage,  dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps et qu’Il n’a pas de limites. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il avait pour croyance que Dieu avait une main? Pour voir où Abou Hanifah a dit, dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps, cliquez ici. Il dit aussi qu’il ne faut pas prendre le fait d’être « proche » ou « loin » de Dieu dans le sens de la distance. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il dirait qu’il faut prendre le mot yad selon son sens apparent? Pour voir où l’imam Abou Hanifah explique qu’être « proche » ou « loin » de Dieu, ce n’est pas selon le sens de la distance, cliquez ici.
  8. L‘imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, que Dieu ne parle pas avec des lettres. Or les anthropomorphistes croient que Dieu parle avec des lettres, ceci est même une des bases de leur croyance. Vont-ils maintenant dire que al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah est un mauvais livre? Pourquoi l’utiliser comme soi-disant preuve contre les Sunnites alors qu’en fait ils ne respectent même pas Abou Hanifah en tant que savant?! Nous les Sunnites nous acceptons tout le traité de l’imam Abou Hanifah, pas juste une partie de phrase sortie de son contexte! Celui qui veut se servir de cette phrase de l’imam Abou Hanifah contre les Sunnites, qu’il nous explique sa position sur le reste du traité, car nous considérons tout le traité comme véridique. Pour voir là où Abou Hanifah dit que Allah a pour attribut la parole qui n’est pas de lettres, cliquez ici.
  9. Les plus grands savants hanafites eux-mêmes, tel que l’imam al-Bayadi,  ont compris de l’imam Abou Hanifah que dans ce passage de al-Fiqh al-Akbar il interprétait de manière globale et pas détaillée, et qu’il n’acceptait pas de prendre le sens apparent des textes non explicites. Pour voir là où l’imam al-Bayadi explique cette phrase de Abou Hanifah, cliquez ici. Vous pouvez aussi lire ce que l’imam at-Tahawi , qui fait partie du Salaf, a écrit. Son traité de croyance, il l’a appelé  » l’exposé de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama’a selon la voie des savants de jurisprudence Abou Hanifah et de ses deux élèves » . Dedans il dit bien que le kalaam de Allah est bilaa kayf, et qu’Il est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des organes, Il n’est pas délimité par les six directions, contrairement à la totalité des créatures”. Pour voir où l’imam at-Tahawi dit dans son traité, qui représente la croyance de Abou Hanifah et de tous les Sunnites, que Allah n’a pas d’organes, cliquez ici.

Preuves tirées des savants musulmans sur le fait qu’interpréter est permis et que le Salaf interprétait de manière globale et parfois détaillée:

Pour résumer:

La réplique à ceux qui veulent utiliser cette phrase de Abou Hanifah contre les Sunnites se trouve dans le traité al-Fiqh al-Akbar lui-même, dans les écrits des savants hanafites, ainsi que dans les oeuvres des plus grands savants  musulmans tels que an-Nawawi, Ibn Hajar al-Asqalani et d’autres.  Dans son traité Abou Hanifah dit que Dieu n’est pas un corps, qu’Il parle sans lettres ni instruments, qu’Il n’est pas concerné par la distance, qu’il ne faut pas traduire yad en persan, et que tous Ses attributs sont sans comment, ce qui montre qu’il ne prend PAS le sens apparent de yad comme le voudraient les anthropomorphistes. Les savants hanafites ont compris cela de leur imam Abou Hanifah. Les plus grands savants de cette communauté ont confirmé que la voie du Salaf était d’interpréter de manière générale et de ne pas prendre le sens apparent des attributs. Que reste-t-il aux anthropomorphistes? Soit ils vont dire que Abou Hanifah était un égaré qui s’est trompé sur la croyance, soit ils vont dire qu’il n’a pas écrit al-Fiqh al-Akbar. Ces deux solutions sont inacceptables par les musulmans sunnites, au vu des preuves. Que Dieu nous accorde la bonne compréhension.

L’explication d’un passage de al-Fiqh al-Akbar par le savant hanafite al-Bayadi

Le savant hanafite al-Bayadi, dans son livre Icharat al-Maram min ‘Ibarat al-Imam, page 192 (la page 193 est ajoutée pour que vous puissiez voir le contexte), a dit :

Page de titre de Icharat al-MaramPage 192 de Icharat al-MaramPage 193 de Icharat al-Maram

Dans cette affirmation, il y a plusieurs indications [ici al-Bayadi parle de l’affirmation de Abou Hanifah qui signifie  « on ne dit pas que Son yad est Sa puissance ou Sa grâce car cela constituerait un reniement de l’attribut, et ceci est la parole des Qadariyya et des Mou’tazila, mais Son yad est Son attribut sans comment, et Son ghadab et Son rida sont deux de Ses attributs sans comment  » (et que vous pouvez retrouver dans son contexte en cliquant ici] :

La première [indication] : Il est obligatoire d’interpréter de manière globale [afin d’éviter] les sens apparents qui viennent à l’esprit. Ce qui montre cela c’est sa parole [c’est-à-dire la parole de Abou Hanifah dans le même traité]  « On n’attribue pas à Allah les attributs des créatures »: ceci rend obligatoire l’interprétation.

La deuxième : Eviter d’interpréter de manière détaillée en renvoyant  ces attributs à la puissance ou la grâce ou ce qui est de genre. Ce qui montre cela c’est sa parole « on ne dit pas que Son yad est Sa puissance ou Sa grâce » parce q’il y a en ceci une annulation de l’origine de l’attribut confirmé parce qu’il n’y a pas de [parfait] synonyme pour cet attribut [Abou Hanifah préférait interpréter de manière GLOBALE et non pas DETAILLEE, mais comme al-Bayadi le dit plus haut, il ne prenait PAS le sens apparent].

La troisième : C’est une réplique à ceux qui ont précisé un sens parmi les sens métaphoriques, de la part de ceux qui se sont entêtés [à tort]  dans l’interprétation détaillée. Ceci qui montre cela c’est sa parole « et ceci est la parole des Qadariyya et des Mou’tazila » [il faut savoir que les Qadariyya et les Mou’tazila reniaient la plupart des attributs de Allah, c’est pour cela qu’ils insistaient sur le fait d’interpréter en détails, parce qu’ils n’acceptaient pas de dire que Allah a pour attribut un yad , alors que les Sunnites confirment le yad pour Allah tout en ne disant pas que ce serait dans le sens de main bien sûr. De plus juste en dessous l’imam al-Bayadi dit bien que Abou Hanifah prenait le sens métaphorique, mais juste de manière globale. Pour plus de détails sur ce sujet vous pouvez cliquer ici]

La quatrième: Le tafwid dans le fait de préciser un sens, après avoir pris un sens métaphorique de manière globale [c’est-à-dire que l’imam Abou Hanifah  évite de prendre le sens apparent mais ne donne pas un sens précis] . Ce qui montre ceci c’est sa parole « mais Son yad est Son attribut sans comment » donc cet attribut n’est pas du tout pris dans son sens réel (haqiqiyan).

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Kamal ad-Din Ahmad ibn Hasan al-Bayadi est mort en 1098 de l’Hégire, soit il y a plus de 300 ans.
  • C’était un grand savant hanafite reconnu qui a écrit un livre pour expliquer les expressions employées par l’imam Abou Hanifah dans ses différents livres.
  • Regardez comment il confirme que l’imam Abou Hanifah était pour l’interprétation métaphorique générale et contre le fait de prendre l’attribut  yad dans son sens apparent. Ceci prouve que c’est ce qu’ont compris les hanafites de la phrase de Abou Hanifah. Et donc personne ne peut utiliser cela comme preuve pour dire que Dieu aurait une « vraie main », wa l-‘iyaadhou billaah.
  • Le fait que l’imam Abou Hanifah était hostile à l’interprétation détaillée est dû à deux choses : les savants du Salaf n’en voyaient pas l’utilité en général sauf pour des cas  bien précis. Pour plus de précisions sur ce sujet, un article complet y est consacré,  vous pouvez le trouver en cliquant ici.

Imam an-Nawawi dit qu’un anthropomorphiste (un mouchabbih) ne devient pas musulman, même s’il dit les deux témoignages, tant qu’il fait toujours ressembler Dieu à Ses créatures

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L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 302:

Certes, si un juif anthropomorphiste dit La ilaaha illa LLAAH (cad « Il n’y a pas d’autre dieu à part Dieu » ) il n’est pas musulman tant que qu’il ne s’innocente pas de tout anthropomorphisme et qu’il déclare que rien n’est tel que ALLAH. Et s’il ajoute « et Mouhammad est Son Messager » : alors s’il sait que le Prophète Mouhammad est venu avec la négation de l’anthropomorphisme, alors il est devenu croyant, mais si ce n’est pas le cas, alors il est indispensable qu’il s’innocente de tout anthropomorphisme.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique bien que dans tous les cas, quelqu’un qui est un anthropomorphiste, par exemple un juif, il ne pourra pas devenir musulman, même si il dit les deux témoignages, tant qu’il reste en lui de l’anthropomorphisme.
  • Faites bien attention à cela car de nos jours certains disent que quelqu’un peut avoir dans son cœur du tachbih et être toujours musulman alors que ceci est entièrement faux. Et sachez que la croyance de l’Islam elle ne change pas avec les années ou les siècles ou les époques. La croyance de l’imam Abou Hanifah est celle des musulmans. La croyance de l’imam at-Tahawi aussi. Celle de l’imam al-Baghdadi aussi. Celle de l’imam an-Naçafi aussi. Et celle de l’imam an-Nawawi et de tous ceux qui l’ont suivi sur la voie de droiture jusqu’à aujourd’hui aussi. Alors ceux qui disent que cela a changé sont des falsificateurs à ne pas écouter.

Imam an-Nawawi explique que celui qui dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah qui habite le ciel » n’est pas un croyant

Page de titre exterieurePage de titre intérieure de Rawdat at-Taalibin

L’imam an-Nawawi a dit, dans son chapitre de l’apostasie (ar-Riddah), volume 7 page 303:

Celui qui dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui habite le ciel », il ne devient pas croyant, et il en est de même s’il dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah, qui habite le ciel », parce que le fait d’ « habiter » est impossible au sujet de Allah ta’aala.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que le fait d’attribuer à Dieu le fait d’habiter le ciel n’est pas l’Islam et celui qui dit que Dieu habite le ciel n’entre pas en Islam. Il dit clairement que ceci est impossible au sujet de Allah. Si Allah était au ciel, comme certains le croient, l’imam an-Nawawi n’aurait pas dit cela.

Imam an-Nawawi explique, à la fin de son chapitre de l’apostasie, que celui qui a commis une apostasie doit redire les deux témoignages

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L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7, page 301:

Chapitre au sujet de comment advient le repentir de l’apostat, et aussi allant dans ce sens: comment le mécréant d’origine entre en Islam:

Certes, l’imam ach-Chaafi’i, que Allah l’agrée, a décrit son repentir, et il a dit pour cela: qu’il témoigne qu’il n’y pas d’autre dieu à part Allah et que Mouhammad est Son Messager, et qu’il s’innocente de toute croyance qui est contraire à l’Islam.

Plus bas, dans la même page, l’imam an-Nawawi ajoute:

Et si sa mécréance était le fait de nier une obligation, ou de rendre permis une chose qui est interdite [avec les conditions qu’il a citées précédemment dans son chapitre], alors son Islam n’est pas valable, jusqu’à ce qu’il dise les deux témoignages, et qu’il abandonne ce qu’il croyait.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304.
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique comment l’apostat doit-il revenir à l’Islam. Ce paragraphe est le paragraphe de fin de son chapitre sur l’apostasie. N’oubliez pas que ceci vient après presque 20 pages où il décrit des cas de choses qui font sortir de l’Islam. Il dit clairement que ceux qui sont tombés dans les cas qu’il a cités doivent revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages et s’innocenter de qu’ils croyaient et qui était faux, et de changer de croyance. De plus, il attribue ceci à l’imam ach-Chaafi’i, qui fait partie du Salaf.

Imam an-Nawawi dit que celui qui dit que Allah est assis, ou qu’Il serait debout, sort de l’Islam

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L’imam an-Nawawi dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 286:

Ils [les savants] ont dit: si quelqu’un dit que Dieu s’est assis pour la justice ou qu’Il se serait levé pour la justice, il est sorti de l’Islam.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il déclare mécréant celui qui attribue le fait de s’asseoir ou de se lever à Allah. Ceux qui disent cela le disent soi-disant pour appuyer le fait que Allah agrée la justice et n’agrée pas l’injustice. Cependant, pour le fait qu’ils ont attribué le « joulous » à Dieu (fait d’être assis) ou le fait de s’être levé, il les a déclarés mécréants.
  • Et regardez bien les précautions prises par les savants lorsqu’ils présentent des cas d’apostasie: an-Nawawi dit : « Les savants ont dit: si quelqu’un dit », cad qu’ils utilisent le discours rapporté pour bien se démarquer de ces phrases (le discours rapporté c’est de dire : « Untel a dit: » puis de dire ce qu’il a dit).

Imam an-Nawawi explique que retarder l’entrée en Islam d’un mécréant est de la mécréance

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L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 289:

Si un mécréant demande à un musulman d’être invité à l’Islam, et que celui-ci lui dit « on verra plus tard« , ou « Patiente jusqu’à demain » ou bien si ce mécréant demande à être invité à l’Islam à quelqu’un en train de faire un discours, et que ce dernier lui répond « Assieds-toi jusqu’à la fin de l’assemblée« , il est sorti de l’Islam.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que le fait de retarder l’entrée en Islamd’un mécréant, par exemple en le faisant revenir le lendemain, ou même en lui disant d’attendre la fin d’un discours parce que la personne est occupée, est de la mécréance.
  • Alors méfiez-vous de ceux qui, de nos jours, renvoient les mécréants qui se sont déplacés à la mosquée pour entrer en Islam, en leur disant que l’imam est absent, ou bien qu’ils doivent aller prendre un bain ou bien aller chercher des témoins ou bien encore réfléchir, wa l’iyaadhou billaah!! Est-ce que l’un d’entre nous imagine que le Prophète, sallaLLAAHOU ‘alayhi wa sallam, aurait renvoyé chez lui un mécréant qui veut entrer en Islam mais qui ne sait pas comment faire, en lui disant « T’es sûr? » ou bien « Va lire ceci d’abord » , ou bien « Non attends là je suis occupé? » ? Ceux qui font cela font le CONTRAIRE de ce pourquoi le Prophète Mouhammad, sallaLLAAHOU ‘alayhi wa sallam, a été envoyé, et c’est donc pour cela qu’ils sortent de l’Islam en faisant cela. Ainsi, si vous connaissez quelqu’un qui vous dit « Je veux entrer en Islam, qu’est-ce que je dois faire? » alors il est de votre de voir de lui dire de répéter les deux témoignages, cad : Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu, et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ».
  • Ici on parle de quelqu’un qui veut ENTRER en Islam, on ne parle pas de quelqu’un qui veut juste avoir des information sur l’Islam ou qui dit « L’islam m’intéresse ». On parle de quelqu’un qui dit clairement qu’il veut devenir musulman mais la seule chose qui lui manque c’est de savoir comment faire. Cette personne-là VOUS DEVEZ LUI DIRE DE TÉMOIGNER SANS DÉLAI.

Imam an-Nawawi explique que l’apostasie annule le contrat de mariage

Titre al-Majmou  par an-Nawawi, volume 15Pafe 470 volume 15 Nawawi

L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre de fiqh al-Majmou’ en 18 volumes, volume 15 page 470:

Chapitre : Si les deux époux -ou l’un d’entre eux- apostasient, alors, si cela s’est produit AVANT la consommation du contrat [cad avant tout rapport sexuel entre eux]: la séparation est effective. Et si c’était APRES la consommation du contrat, la séparation est effective après l’écoulement de la période d’attente légale [‘iddah]. Ainsi, s’ils sont réunis sur l’Islam [cad si ils redeviennent tous deux musulmans] AVANT l’écoulement de la période d’attente légale, alors ils sont toujours dans leur contrat de mariage, mais si ils ne se reviennent pas [à l’Islam] alors la séparation est effective.

Points à retenir:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre al-Majmu’ est l’un d’entre eux. Il fait 18 volumes.
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que commettre de l’apostasie rompt le contrat de mariage sous certaines conditions. Ce point est un point de fiqh et non pas de croyance, mais nous le faisons figurer dans le site car il s’agit d’une conséquence importante liée au chapitre des paroles de savants qui disent clairement que croire que Dieu est dans un endroit est de la mécréance. D’ailleurs les savants de al-Azhar aussi ont dit que cela annulait le contrat de mariage ( cliquez ici pour voir)
  • La ‘Iddah est la période d’attente légale post-maritale d’une femme qui a été divorcée. Dans le fiqh chafiite il s’agit de trois périodes intermenstruelles ( cad qu’une femme divorcée, d’habitude, elle doit attendre trois espaces entres ses règles avant de pouvoir se remarier). Alors cette femme, si elle ou son mari reviennent a l’Islam avant que ce temps se soit écoulé depuis le moment ou l’apostasie avait été commise, ils restent mariés , sinon, ils ne le sont plus. Ceci est dans le cas ou ils avaient déjà eu un rapport sexuel. Mais s‘ils n’avaient même pas eu de rapport sexuel depuis le contrat lorsque l’apostasie de l’un des deux se produit, alors le contrat est rompu immédiatement.
  • Chers frères et sœurs; faites bien attention de choisir pour époux ou pour épouses des frères et des sœurs qui ont appris la croyance, le fiqh, et le bon comportement.

Imam an-Naçafi dit qu’appeler Dieu un « corps » ou une « cause » est de l’athéisme

Page de titre volume 2 tafsir Khazin NasafiPage interieure de Tafsir KhazinPage 163 volume 2 tafsir nasafiPage 164 volume 2 tafsir nasafi

L’imam Abou l-Barakat Abdoullah ibn Ahmad an-Naçafi, a écrit, en page 164, volume 2 de son Tafsir du Qour’an :

[Au sujet du verset :

وَلِلّهِ الأَسْمَاء الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا وَذَرُواْ الَّذِينَ يُلْحِدُونَ فِي أَسْمَائه

Walillaahi l-asmaa’ou l-housna fa-d’ouhou bihaa wa dharou l-ladheena youlhidouna fi asmaa-ihi

qui signifie : « Et Allah a les noms parfaits, alors invoquez-Le par ces noms, et éloignez-vous de ceux qui font preuve de ilhaad [athéisme] envers ces noms ». Sourate al-A’raf verset 180].

«C’est de l’athéisme (ilhaad) que d’appeler Allah

« corps » (jism)

ou « substance élémentaire » (jawhar)

ou « raison » (‘aql)

ou « cause » (‘illah) »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Abou l-Barakat an-Naçafi est mort en 710 de l’Hégire, cad il y a environ 700 ans.
  • C’est un grand savant exégète cad spécialiste de l’interprétation du Qour’an. Son Tafsir est très connu. Il ne faut pas le confondre avec d’autres grands savants hanafites tels que Najm ad-Din Abu Hafs an-Naçafi qui a écrit le livre al-Aqaid, commenté par at-Taftazaani, et qui est une référence dans la croyance (mort en 537 AH), et Maymoun ibn Mouhammad an-Naçafi, le théologien qui a écrit le livre Tabsirat al-Adillah (dont un extrait se trouve ici).
  • Pour expliquer ce que veut dire ilhaad dans ce verset, Imam an-Naçafi dit que c’est un athéisme que d’appeler Dieu « jism » ou « illah », cad « corps » ou « cause ». En effet non seulement ces deux noms ne font pas partie des noms de Dieu rapportés dans les textes de religion, mais en plus de cela; leur signification est contraire aux enseignements de la croyance islamique. Dieu n’est pas un corps, Il n’est pas composé de parties. Et Il n’est pas une « cause » mais bien le Créateur de toute chose. Appeler Dieu une « cause » revient à dire qu’Il n’aurait pas de volonte, c’est la raison pour laquelle l’imam an-Naçafi fait figurer cette appellation avec le fait d’appeler Dieu un « corps », c’est-à-dire en tant qu’appellations qui sont de la mécréance.

Dieu est unique, c’est obligatoire : expliqué par l’imam al-Achari

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L’imam Abou l-Haçan al-Achari a dit dans son livre Kitab al-Louma’, au sujet de la croyance en Dieu, en page 8 :

Louma page 8

« Si quelqu’un demande: « Pourquoi dites-vous que Dieu est unique? », on lui dit « La gestion [accomplie par] deux [entités, que certains égarés appelleraient « dieux »] ne sera jamais harmonieuse ou effective, au contraire, mais il est obligatoire que l’impuissance soit rattachée inévitablement à l’un des deux, ou aux deux, parce que si, [dans l’éventualité où] l’un d’entre eux voudrait qu’un homme soit en vie, et que l’autre voudrait qu’il soit mort, il ne peut y avoir que ces trois possibilités:

1) la volonté des deux se réalise,

2) ou aucune des deux volontés ne se réalise,

3) ou seulement la volonté de l’un des deux se réalise.

Maintenant, 1) il est impossible que les volontés des deux se réalisent [donc le premier choix est impossible], parce qu’un corps ne peut être simultanément en vie et mort. Mais, [d’un autre côté], 2) si les volontés des deux ne se réalisent pas, on doit conclure à l’impuissance des deux, et celui qui est impuissant ne peut être ni Dieu, ni éternel [donc le deuxième choix aussi est impossible]. Et 3) si la volonté de seulement l’un des deux se réalise, et pas celle de l’autre, l’impuissance se rattache donc obligatoirement à celui dont la volonté ne s’est pas réalisée, et celui qui est impuissant ne peut être ni Dieu ni éternel [donc le troisième choix est aussi impossible]. Ainsi, ce que nous avons prouvé c’est que Celui qui fait tout chose est Unique. Et Allah ta’ala a dit  لَوْ كَانَ فِيهِمَا ءَالِهَةٌ إِلاَّ اللهُ لَفَسَدَتَا « (law kaana fihima ‘alihatoun ‘illallaah lafaçadataa« , sourate 21 verset 22, ce qui signifie : »Si il y avait pour les cieux et la terre un dieu autre que Dieu, ils seraient corrompus (c’est-à-dire ce serait le chaos, ils n’existeraient pas) ». C’est le sens de l’argument que nous venons de présenter. »
Points à retenir de cette citation:
  • L’imam al-Achari est l’imam de Ahlou s-Sounnah. Il est mort en 324 de l’Hégire soit il y a plus de 1000 ans. Il fait partie de la période du Salaf
  • En arabe, la preuve qu’il vientde citer s’appelle « Dalil at-Tamanou’‘ », c’est-à-dire la preuve par l’incompatibilité mutuelle, et elle est tirée d’un verset du Qour’an.
  • L’argument ici n’est pas difficile. Imam al-Achari s’est basé sur un verset du Qour’an qui signifie que si il y avait, soi-disant, un autre dieu pour la terre et les cieux, ils n’existeraient pas c’est-à-dire que c’est impossible! Il développe en disant que si il y avait, soi-disant, deux dieux, finalement, comme il est obligatoire qu’ils soient capables de faire ce qu’ils veulent, on pourrait aboutir à des situations impossibles: comme si l’un veut que Untel soit vivant, et l’autre voudrait que ce même Untel soit mort. Cela ne peut pas arriver. Car les trois seules solutions que nous avons démontrent toutes que l’un des deux n’est pas un dieu ou que les deux ne sont pas Dieu. Donc cela montre que l’hypothèse de départ, selon laquelle il y aurait deux dieux, en fait , est fausse. Et si il est impossible qu’il y ait deux dieux à plus forte raison il est impossible qu’il y en ait plus que deux (donc il est impossible de dire que il y aurait un dieu du feu, un de l’eau, un de la terre, wa l-iyaadhou billaah La terre ne serait pas telle qu’elle est, si c’était le cas, comme le dit le verset du Qour’an), d’ailleurs elle n’existerait pas.
  • Et si quelqu’un dit « Mais si les deux soi-disant dieux veulent toujours la même chose? », on lui répond que cela aussi serait un signe d’imperfection car celui qui a besoin de l’accord d’un autre pour que quelque chose arrive n’est pas parfait, et celui qui n’est pas parfait n’est pas Dieu.
  • Donc Allah est unique.