Imam an-Naçafi dit qu’appeler Dieu un « corps » ou une « cause » est de l’athéisme

Page de titre volume 2 tafsir Khazin NasafiPage interieure de Tafsir KhazinPage 163 volume 2 tafsir nasafiPage 164 volume 2 tafsir nasafi

L’imam Abou l-Barakat Abdoullah ibn Ahmad an-Naçafi, a écrit, en page 164, volume 2 de son Tafsir du Qour’an :

[Au sujet du verset :

وَلِلّهِ الأَسْمَاء الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا وَذَرُواْ الَّذِينَ يُلْحِدُونَ فِي أَسْمَائه

Walillaahi l-asmaa’ou l-housna fa-d’ouhou bihaa wa dharou l-ladheena youlhidouna fi asmaa-ihi

qui signifie : « Et Allah a les noms parfaits, alors invoquez-Le par ces noms, et éloignez-vous de ceux qui font preuve de ilhaad [athéisme] envers ces noms ». Sourate al-A’raf verset 180].

«C’est de l’athéisme (ilhaad) que d’appeler Allah

« corps » (jism)

ou « substance élémentaire » (jawhar)

ou « raison » (‘aql)

ou « cause » (‘illah) »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Abou l-Barakat an-Naçafi est mort en 710 de l’Hégire, cad il y a environ 700 ans.
  • C’est un grand savant exégète cad spécialiste de l’interprétation du Qour’an. Son Tafsir est très connu. Il ne faut pas le confondre avec d’autres grands savants hanafites tels que Najm ad-Din Abu Hafs an-Naçafi qui a écrit le livre al-Aqaid, commenté par at-Taftazaani, et qui est une référence dans la croyance (mort en 537 AH), et Maymoun ibn Mouhammad an-Naçafi, le théologien qui a écrit le livre Tabsirat al-Adillah (dont un extrait se trouve ici).
  • Pour expliquer ce que veut dire ilhaad dans ce verset, Imam an-Naçafi dit que c’est un athéisme que d’appeler Dieu « jism » ou « illah », cad « corps » ou « cause ». En effet non seulement ces deux noms ne font pas partie des noms de Dieu rapportés dans les textes de religion, mais en plus de cela; leur signification est contraire aux enseignements de la croyance islamique. Dieu n’est pas un corps, Il n’est pas composé de parties. Et Il n’est pas une « cause » mais bien le Créateur de toute chose. Appeler Dieu une « cause » revient à dire qu’Il n’aurait pas de volonte, c’est la raison pour laquelle l’imam an-Naçafi fait figurer cette appellation avec le fait d’appeler Dieu un « corps », c’est-à-dire en tant qu’appellations qui sont de la mécréance.

Le verset qui signifie : »Et ne sait son interprétation que Allah » expliqué par Imam Abou Nasr al-Qouchayri

L’Imam Abou Nasr ibn al-Qouchayri, explique comment il faut comprendre le verset 7 de la sourate numéro 3: « Al ‘Imran ». Ceci est tire de son livre at-Tadhkirat ach-Charqiyyat.L’Imam Mourtada az-Zabidi cite un extrait de ce livre et rapporte dans le volume 2 de son livre Ithaf Sadat al-Mouttaqin pages 178-179 (dernier paragraphe page 178 et toute la page 179), la parole de Ibn al-Qouchayri:

Titre IthafPage 178 IthafIthaf page 179

« Quant à la parole de Allah ‘azza wa jall : وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللّهُ

(« wa maa ya’lamou ta’wilahou ‘illallaah ») ce  qui signifie : « Et ne sait son ta’wil que Allah », ce qui est visé par cela, c’est l’heure de l’avènement du jour dernier. Les idolâtres avaient en effet interrogé le Prophète sallalaahou ‘alayhi wa sallam à propos de l’avènement du jour dernier, dans quelle époque il viendrait et quand il aurait lieu. Cette ‘ayah non explicite fait donc référence à la science de ce qui nous est caché (ghayb). Nul ne connaît l’issue des choses sinon Allah ‘azza wa jall. Pour cette raison, Il dit [Sourate  al-A’raf verset 53] :

هَلْ يَنظُرُونَ إِلاَّ تَأْوِيلَهُ يَوْمَ يَأْتِي تَأْوِيلُ

(hal yandhourouna il-laa ta’wilahou yawma ya’ti ta’wilouhou) c’est-à-dire « N’attendent-ils que l’avènement de l’heure du jour dernier ? »

Et comment serait-il possible à quelqu’un de dire à propos du Livre de Allah ta’aala, qu’il s’y trouve ce dont aucune créature n’a les moyens d’en connaître la signification et ce dont nul ne connaît l’interprétation sinon Allah ? Ceci n’est-il pas une des plus graves atteintes aux prophéties ? Et comment est-il possible de dire que le Prophète sallalaahou ‘alayhi wa sallam n’a pas connu l’interprétation de ce qu’il a transmis au sujet des attributs de Allah ta’aala et qu’il a appelé les créatures à connaître ce qui ne peut être connu ? Allah ne dit-Il pas [Sourate Ach-chou’araa verset 195]:

بِلِسَانٍ عَرَبِيٍّ مُّبِينٍ

(bi liçaanin ‘arabiyyin moubeen) ce qui signifie : « Dans une langue arabe claire » ?

Ainsi, selon leur prétention, il est donc obligatoire qu’ils disent qu’Il a menti lorsqu’Il dit : (biliçaanin ‘arabiyyin moubeen) ce qui signifie : « Dans une langue arabe claire », puisque cela ne peut pas être connu selon eux ! Sinon, où serait donc cette clarté ? Et le Qour’an est dans la langue des Arabes, comment prétendre que les Arabes ne le comprennent pas puisqu’il est en arabe ? Que dire donc d’une parole dont la signification revient à attribuer le mensonge au Seigneur, gloire à Lui Qui est exempt de toute imperfection ? De plus, le Prophète sallalaahou ‘alayhi wa sallam appelait les gens à adorer Allah ta’aala. Si, dans ses paroles et dans ce qu’il transmettait à la communauté, il y avait eu une chose dont Allah seul sait l’interprétation, les gens auraient pu lui dire : « Explique-nous d’abord Qui tu nous appelles à adorer et ce que tu dis », car la croyance en ce dont la base ne peut être connue n’est pas une chose qui peut advenir -c’est-à-dire que c’est quelque chose qui n’est pas possible-.

D’autre part, attribuer au Prophète sallalaahou ‘alayhi wa sallam qu’il aurait appelé à adorer un Seigneur ayant pour attributs des attributs que l’on ne peut comprendre est une chose grave, qu’aucun musulman ne peut concevoir. En effet, ignorer les attributs entraîne le fait d’ignorer Celui Qui a ces attributs.

Le but de ce propos, c’est que celui qui a un peu de raison sache et discerne bien que la parole de celui qui dit : (Son ‘istiwa’ est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens, Son yad est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens et Son qadam est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens), cette parole est une tromperie, comportant implicitement une qualification par un comment s’agissant de Allah, de lui considérer des ressemblants et aussi un appel à l’ignorance. La vérité apparaît ainsi clairement à celui qui est doté de raison.

De plus, celui-là qui nie l’interprétation, est-ce qu’il nie l’interprétation dans tous les cas et à propos de toute ‘ayah ou est-ce qu’il se contente de nier l’interprétation seulement à propos des attributs de Allah ta^ala ?

S’il s’abstient de l’interprétation de façon absolue, il aura aboli la Loi de l’Islam et les sciences car il n’y a pas une ‘ayah -parmi les ‘ayah sur lesquelles il y a une divergence sur le fait de faire son interprétation ou pas- et de nouvelle- sans qu’il y ait un besoin d’interprétations et de connaître les différents sens des termes et des phrases selon la langue -sauf pour ce qui est explicite, de l’ordre de Sa parole ta’aala [Sourate al-An’am verset 101]:

وهُوَ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيم

(wa houwa bi-koulli chay’in ‘aleem ) sait absolument tout », de ce qui est cité au sujet des attributs de Allah, et de l’ordre de Sa parole ta’aala [Sourate al-Maa’idah verset 3]:

حُرِّمَتْ عَلَيْكُمُ الْمَيْتَةُ وَالْدَّمُ وَلَحْمُ الْخِنْزِيرِ

: (wa hourrimat ‘alaykoumou l-maytatou wa d-damou wa lahmou l-khinziri) ce qui signifie : « Et il vous a été interdit de consommer la chair de l’animal qui n’a pas été égorgé correctement, le sang et la chair de porc » concernant les lois-. En effet, il y a des choses qu’il est indispensable d’interpréter, il n’y a pas de divergence à ce sujet chez les gens raisonnables, sauf chez les irréligieux dont l’objectif est de démentir les Lois de l’Islam.

La croyance en cela entraîne l’invalidité de ce qu’il prétend comme dévotion à la Loi de l’Islam. S’il dit qu’il est permis de faire des interprétations en général -c’est-à-dire dans certains cas-, sauf en ce qui concerne Allah et Ses attributs et qu’il n’y avait donc pas d’interprétation possible à leur sujet, ceci veut donc dire que ce qui concerne autre que Allah ta’aala, c’est un devoir de le connaître, et que ce qui concerne le Créateur et Ses attributs, c’est un devoir de s’en éloigner, et ça, aucun musulman ne peut l’accepter.

Le fond de la question, c’est que ceux-là mêmes qui s’interdisent de faire de l’interprétation croient en la réalité de l’assimilation (tachbih). Ils fraudent [en disant] qu’Il [Dieu] a un yad pas comme les yad, un qadam pas comme les qadam et un istiwa’ par Lui-même, pas comme nous percevons les choses entre nous. Alors, que celui qui fait partie des gens de vérité et dotés de compréhension dise : ce sont là des paroles qu’il est indispensable de tirer au clair.

Votre parole : « Nous prenons la chose selon le sens apparent mais on ne peut pas comprendre sa signification », cette parole se contredit elle-même. Effectivement, si tu interprètes selon le sens apparent, alors le sens qui vient communément à l’esprit de saq dans Sa parole ta’aala :

يَوْمَ يُكْشَفُ عَن سَاقٍ

(yawma youkchafou ‘an saaq) ce qui signifie : « Un jour où sera découvert un saq », c’est le sens du membre inférieur [le tibia] qui est constitué de la peau, de la chair, des os, des nerfs et de la moelle. Si tu prends ce sens apparent et que tu t’imposes d’admettre ces organes, c’est donc de la mécréance. Et s’il ne t’est pas possible de prendre ce sens, alors où est ta règle de prendre le sens apparent ? N’auras-tu pas délaissé le sens apparent et reconnu que le Seigneur ta’aala est exempt de ce que suggère le sens apparent? Comment alors peut-on prendre le sens apparent ? Si l’adversaire dit : “ce sont des sens apparents qui n’ont pas de signification au fond”, alors ça serait juger que ces ‘ayah sont caduques, qu’il n’y avait pas d’utilité dans le fait qu’elles nous soient transmises et qu’elles sont en pure perte ; et ça, c’est une chose impossible.”

Dans la langue des Arabes, il y a de grandes possibilités d’utilisation des sens figurés et beaucoup de richesse dans le langage. De plus, les Arabes connaissaient les racines des mots et comprenaient les diverses significations. Celui donc qui ne s’autorise jamais à expliquer les textes autrement que par le sens apparent, c’est en raison de son peu de compréhension de la langue. Quant à celui qui a de vastes connaissances dans la langue arabe d’origine , il lui est facile de comprendre les sens réels.

Il a été dit :

وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللّهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ

« wa maa ya’lamou ta’wilahou il-llaaLLAAH wa r-raaçikhouna fi l-‘ilm) ce qui signifie : « Et ne sait son interprétation que Allah et ceux qui sont versés dans la science », le sens est : « et ceux qui sont versés dans la science aussi le connaissent et disent nous avons cru en cela ». En effet, la croyance en un sujet n’est concevable qu’après en avoir eu connaissance. Quant à ce dont on n’a aucune connaissance, y croire ne peut donc avoir lieu. Pour cette raison, Ibnou ‘Abbas a dit : « Je fais partie de ceux qui sont versés dans la science ».

Points a retenir de cette citation:

  • L’imam Abou Nasr ibn al-Qouchayri est mort en 514 de l’Hégire . Cela fait donc 900 ans qu’il est mort. Il est le fils de l’imam Abou l-Qasim al-Qouchayri qui est mort en 465 de l’Hégire. L’imam Mourtada az-Zabidi, qui cite cette parole, est aussi un grand savant mort en 1205 AH, qui a écrit Taj al-Arous min Jawahir al-Qamous qui est dictionnaire en une vingtaine de volumes et qui est une référence INCONTOURNABLE. Le livre dont est tirée cette citation est un autre de ses livres connus: il s’intitule Ithaf Sadat al-Mouttaqin et c’est un commentaire de Ihya’ou Ouloum ad-Din de l’imam al-Ghazali (mort en 505 AH).
  • Ici il explique que si on récite le verset dont le sens est « Et ne sait son ta’wil si ce n’est Allah », alors le mot « ta’wil » dans le verset fait référence au jour dernier car il y a bien un autre verset où le jour dernier est appelé « ta’wil » dans le Qour’an. Il dit que « ta’wil » ici ne peut pas viser « l’interprétation des versets non-explicites », parce que sinon cela reviendrait a dire que le Prophete aurait appelé les gens à adorer Dieu mais sans qu’il puisse parler des attributs de Dieu; et il dit aue celq est inacceptable.
  • Maintenant celui qui lit jusqu’à « Et ne savent son ta’wil que Allah et ceux qui sont versés dans la science » alors le sens de « ta’wil » ici sera bien « l’interprétation des versets non-explicites ». D’ailleurs il rappelle que le compagnon Ibn Abbas a dit de lui-même qu’il faisait partie des gens versés dans la science; c’est-a-dire qu’il faisait partie de ceux qui peuvent interpreter le Qour’an correctement et en effet le Prophète sallalaahou ‘alayhi wa sallam avait fait une invocation pour que Ibn Abbas ait « la science du Livre » et il a même été connu sous le nom de Tourjouman al-Qour’an ( c’est-a-dire l’Exégète par excellence du Qour’an).
  • Conclusion: quand dans le Qour’an il est dit que seul Allah connait le ta’wil de certaines choses ce qui est visé par « ta’wilce sont les choses dont seul Dieu a connaissance; comme l’avènement du jour dernier par exemple.

Imam Ahmad ibn Hanbal a interprété « Wa jaa’a Rabbouka » (rapporté par as-Sa’idi)

Page de titre de al-Jawhar al-MuhsalPage de al-Jawhar alMuhsal

Dans sa biographie de l’imam Ahmad, le savant hanbalite as-Sa’idi a dit, dans le chapitre de la croyance de l’imam Ahmad l’histoire suivante:

« Il suivait en cela le madh-hab du salaf, avec le fait de déclarer l’Exemption de ALLAH [de toute ressemblance] et avec le reniement de tout anthropomorphisme, et il est même arrivé qu’il interprète dans certaines situations. Hanbal (le fils de l’oncle paternel de l’imam Ahmad) a dit: J’ai entendu le fils de mon oncle dire : « Ils [les mou’tazilah] ont utilisé comme preuve contre moi, le jour du grand débat, en disant: « Au jour du jugement, Sourate al-Baqarah va venir, et Sourate Tabaaraka va venir! [Explication: c’est-à-dire que les Mou’tazilah se sont basés sur ce hadith pour dire que le Qour’an créé, ce que l’imam Ahmad ne voulait PAS dire, et leur soi-disant preuve pour dire que le Qour’an est créé était que dans ce hadith on dit bien que telle et telle sourate vont VENIR, donc cela prouverait, selon eux, que les sourates sont créées, puisqu’elles vont se déplacer.] Je leur ai dit : « C’est la récompense [qui viendra], [en effet] Dieu dit « wa jaa’a Rabbouka wa l-malakou saffan saffaa« ; et certes c’est la manifestation de Sa puissance qui viendra [qoudratouhou]. Le Qour’an est plein de métaphores, et d’exhortations, d’ordres, d’interdictions, et autres… » [Explication: c’est-à-dire que l’imam Ahmad leur a répondu: dans le Qour’an Dieu dit de Li-même : « Wa jaa’a Rabbouka », allez-vous donc dire que cela veut dire que Dieu se déplace (Imam Ahmad savait qu’ils ne disent pas que Dieu se déplace)? C’est un moyen de leur dire : »Nous savons que ce n’est pas le sens ici ». De plus il a expliqué que lorsqu on dit que « Sourate al Baqarah et Tabaaraka vont venir » c’est simplement pour dire que les récompenses du fait d’avoir lu ces sourates vont venir.]

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam as-Sa’idi est mort en 900 de l’Hégire soit il y a plus de 500 ans. C’est un hanbalite et ce livre est spécialement dédié à la vie de l’imam Ahmad ibn Hanbal.
  • L’imam as-Sa’idi commence le chapitre de la croyance de l’imam Ahmad par décrire la croyance du Salaf, et par le fait que l’imam Ahmad a interprété.
  • On voit aussi que l’imam Ahmad n’a interprété que parce qu’il y avait un besoin, c’est-à-dire il a eu besoin d’un argument contre un groupe égaré, et cela l’a forcé à détailler comment il comprenait le verset « wa jaa’a Rabbouka ». Dans autre que ce type de situations, le Salaf n’interprétait pas de manière détaillée, juste de manière générale (en disant qu’il ne faut pas prendre le sens apparent)
  • Cette interprétation est également rapportée par Ibn Kathir (dans ce site), qui le rapporte de al-Bayhaqi, qui dit que cette chaîne est incontestable.

Imam al-Qourtoubi interprète hadith al-Jariyah

Titre at-Tadhkar Qourtoubipage 22 tadhkar qourtoubiPage 23 tadhkar qourtoubi

L’imam al-Qourtoubi a dit dans son livre at-Tadh-kar fi Afdal al-Adhkar , pages 22 et 23:

« Parce que tout ce qui est dans les cieux et sur terre et ce qui est entre eux est une création de Allah ta’aala et Lui appartient, et si il en est ainsi , il est donc impossible que Allah soit dans les cieux ou sur terre, car s’Il était dans quelque chose Il serait circonscrit ou limité, et s’Il était ainsi, Il aurait été créé. Ceci est la voie des gens de la vérité .

Et [on suit ] la même règle pour Sa parole « A amintoum man fis-samaa’ » et sa parole sallallahou alayhi wa sallam [c’est-à-dire la parole du Prophète] à la femme esclave : »Aynallaah » et elle a répondu « fis-samaa’  » et il ne l’a pas contredit, et ce qui est de cet ordre, ce n’est pas selon le sens apparent mais c’est interprété avec des interprétations correctes, qui sont très nombreuses dans les livres des gens de science »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam al-Qourtoubi est mort en 671 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il est très connu pour son Tafsir, éxégèse du Qour’an.
  • Ici il dit clairement que comme il y a un verset qui signifie que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu, et que ce sont des créations, alors Dieu n’est ni dans le ciel ni sur terre car sinon Il serait limité, et il dit que les textes qui donneraient l’impression du contraire ne sont pas à prendre selon leur sens apparent et ont déjà été expliqués avec des interprétations correctes et nombreuses.

Imam al-Boukhari interprète « wajh » par « moulk » (Souveraineté)

Page de titre de Matn al-Boukhari machkoul bi Hashiyat as-SindiPage 171 avec interprétation al-Boukhari

L’imam al-Boukhari, dans le chapitre d’Exégèse ( Tafsir)) de son Sahih, il dit :

« Sourate al-Qasas : koullou chay’in haalikoun illa wajhah : »Tout sera détruit sauf Son wajh [c’est-à-dire] : Sauf Sa souveraineté » ( illa moulkah). « 

[Explication: Cette expression signifie : « Toute chose sera détruite sauf Son « wajh« , le mot wajh a plusieurs sens: le sens qui vient en premier à l’esprit est « face » ou « visage », mais ce sens n’est pas digne de Allah car il contredirait les versets clairs du Qour’an tels que « Rien n’est tel que Lui » un des sens possibles de « wajh » est « face », Toute chose sera anéantie sauf Son wajh. Ce mot admet d’autres sens en arabe tels que « souveraineté », qui est le sens que mentionne al-Boukhari ici].

Le commentaire de l’imam as-Sindi que l’on peut voir en marge de cette citation de al-Boukhari confirme que cette interprétation (parmi d’autres), est correcte.

Points à retenir de cette citation :

  • L’imam al-Boukhari fait partie du Salaf, il est mort en 265 de l’Hégire, soit il y a plus de 1100 ans!
  • Ici il mentionne clairement comment il faut comprendre ce verset du Qour’an.
  • Le savant as-Sindi , qui est mort en 1138 de l’Hégire , soit il y a environ 300 ans, confirme que c’est interprétation acceptable. Ceci montre que pendant des siècles la parole de l’imam Al-Boukhari a été comprise ainsi.

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La parole de l’imam Malik « L’istiwa n’est pas inconnu et le comment est inconcevable » (rapportée par Ibn Abi Zayd al-Qayrawani)

Page de titre de Kitab al-JamiPage 123 de Kitab al-Jami

Ibn Abi Zayd al-Qayrawani a dit dans son livre Kitab al-Jami` fi s-sounan wa al-adab wa l-maghazi wa t-tarikh, p.123:

« Un homme demanda à Malik : « O Abu Abd Allah [il récita le verset :] « ar-Rahman ‘ala ‘arshi stawa » : Comment « istawa » ? ». L’imam Malik répondit : « L’istiwa n’est pas inconnu et le comment n’est pas concevable. (al-istiwa ghayr majhoul wa l-kayf minhou ghayr ma’qoul) Poser la question à ce sujet est une innovation, et y croire est un devoir, et , je pense que tu fais partie des [mauvais] innovateurs» et le fit sortir »

Points à retenir de cette citation:

  • Ibn Abi Zayd al-Qayrawani est un grand savant malikite mort en 386 de l’Hégire soit il y a plus de 1000 ans.
  • Cette version est la version correcte aussi rapportée par adh-Dhahabi (dans ce site).
  • Dire que l’istiwa de ALLAH est sans comment revient donc à suivre la voie tracée par l’imam Malik lorsqu’il a dit : »Le comment est inconcevable ». Ce n’est pas la même chose que de dire « on ne sait pas comment ». Imam Malik n’a jamais dit ça.
  • Il existe plusieurs versions de ce hadith. Cependant, celle qui est rapportée ici est la plus fiable : elle est rapportée de plusieurs personnes différentes de la MEME façon quant au contenu, et ce dans plusieurs ouvrages. Cette version est sûre. L’imam Malik n’a JAMAIS dit al-istiwa ma’loum wa l-kayf majhoul. Il n’a jamais dit « l’istiwa est connu et son comment est inconnu » Il a « le comment n’est pas concevable », c’est-à-dire : il n’y a PAS de comment.

Ibn Kathir interprète YadaaHou MabsouTataan par: « Les Miséricordes de ALLAH sont immenses »

Page de titre de Tafsir Ibn Kathir volume 2Page 75 du volume 2 Ibn Kathir

Dans son Tafsir page 75 du volume 2 il dit, au sujet du verset 64 de Sourate 5- al-Maidah:

Allah dit « Bal yadaahou MabsouTataan younfiqou kayfa yachaa’  » c »est-à-dire que les miséricordes de ALLAH sont immenses, et que Sa générosité est sans limite , puisqu’Il est Celui qui possède les trésors de toute chose »

Points à retenir de cette citation:

  • Ibn Kathir est mort en 774 de l’Hégire, soit il y a plus de 600 ans. Lorsqu’il était jeune il a eu Ibn Taymiyya comme enseignant (Ibn Taymiyya est mort en 728 ), mais il a écrit son Tafsir plutôt vers la fin de sa vie.
  • Il a écrit un livre sur le Mawlid que vous pouvez voir quelque part dans cette page : http://www.ibntaymiyya.co.nr
  • Ici il interprète l’expression « yadaahou mabsouTataan » par le fait que Dieu est miséricordieux et généreux. Il ne dit pas: »Il n’y a pas d’autre sens ici que DEUX mains véridiques »? Encore une fois on voit bien qu’interpréter n’a rien à voir avec RENIER le Qour’an. Ceux qui vous disent que le verset « YadaaHou » vise « les DEUX mains » sont dans l’erreur et contredisent les personnes qu’ils prennent comme références.
  • Il y a d’autres interprétations de sa part dans ce site.

Ibn Kathir interprète encore l’expression « Yadoullah » par le fait que Allah sait tout

Page de titre de Tafsir Ibn Kathir volume 4Page 175 du volume 4 Ibn Kathir

Il dit , dans le volume 4 page 175, au sujet du verset 10 sourate 48 (Sourate Fath):

«  »Yadoullah fawqa aydihim » c’est-à-dire qu’Il sait tout d’eux (Il est haadir ma’ahoum), Il entend ce qu’ils disent, voit leurs endroits, et Il sait ce qui se trouve dans leurs poitrines et ce qu’ils rendent public »

Points à retenir de cette citation:

  • Ibn Kathir est mort en 774 de l’Hégire, soit il y a plus de 600 ans. Lorsqu’il était jeune il a eu Ibn Taymiyya comme enseignant (Ibn Taymiyya est mort en 728 ).
  • Ici il explique l’expression « Yadoullah fawqa aydihim » par le fait que ALLAH sait toute chose et que rien ne Lui échappe. Il ne dit pas:  » c’est une main pas comme nos mains ». Il parle en arabe, il explique le sens, c’est tout.
  • Interpréter le Qour’an ce n’est pas RENIER le Qour’an. C’est le COMPRENDRE dans son contexte.
  • Il y a d’autres interprétations de sa part dans ce site.

Ibn Kathir interprète l’expression « Yadoullah » par « toutes les choses sont sous Son contrôle »

Page de titre de Tafsir Ibn Kathir volume 1Page de titre de Tafsir Ibn Kathir volume 1

Il dit aussi, volume 1 , page 373 au sujet du verset 73 de la Sourate 3 (Al Imran):

« Qoul inna l-Fadla bi-Yadillah you’tihi li man yacha’  » [mot à mot cela signifierait que Dis: Certes la bonté est par la Main de ALLAH, Il la donne à qui Il veut »] c’est-à-dire que toutes les choses sont sous Son contrôle et Il est celui qui donne et qui prend. Certes Il est celui qui donne la Foi, la science, et la bonne compréhension à qui Il veut. Il égare qui Il veut en aveuglant sa vue, en scellant son coeur, et son ouïe, et en bloquant sa vue »

Points à retenir de cette citation:

  • Ibn Kathir est mort en 774 de l’Hégire, soit il y a plus de 600 ans. Lorsqu’il était jeune il a eu Ibn Taymiyya comme enseignant (Ibn Taymiyya est mort en 728 ), mais il a écrit son Tafsir plutôt vers la fin de sa vie.
  • Il a écrit un livre sur le Mawlid que vous ouvez voir quelque part dans cette page : www.ibntaymiyya.co.nr
  • Ici il interprète l’expression « al-fadl bi-yadillah » par le fait que Dieu est celui qui donne et qui prend. Ibn Kathir ne dit pas : « Nous devons croire que Dieu a des mains qui ne sont pas comme nos mains ».
  • Il y a d’autres interprétations de sa part dans ce site.

Ibn Kathir interprète l’expression « bi ayounina » et dit « Notre Protection »

Page de titre de Tafsir Ibn Kathir volume 4Page 264 du volume 4 Ibn Kathir

Dans son Tafsir, Ibn Kathir , lorsqu’il arrive au verset 14 de la Sourate 54 (al-Qamar), volume 4 de son livre, p.273, il dit:

«  »Tajri bi a’younina jazaa’an li man koufira » c‘est-à-dire par Notre ordre et sous Notre protection et observation, en récompense pour Nouh »

Points à retenir de cette citation:

  • Ibn Kathir est mort en 774 de l’Hégire, soit il y a plus de 600 ans. Lorsqu’il était jeune il a eu Ibn Taymiyya comme enseignant (Ibn Taymiyya est mort en 728 ) et il a écrit son Tafsir plus tard dans sa vie.
  • Ici, il explique « bi ayounina » par « protection ». Ibn Kathir parle arabe. Il écrit pour des Arabes. Il leur dit que le sens du verset c’est que Allah a protégé l’arche de Nouh et effectivement l’arche de Nouh est la seule chose qui a été préservée lors du déluge. De plus notez bien le verset qui suit: mot à mot c’est: « en récompense pour celui qui a été rejeté [par son peuple] [cad Prophète Nouh].
  • Interpréter ce n’est pas RENIER le Qour’an, c’est COMPRENDRE le Qour’an dans son contexte.
  • Il y a d’autres interprétations de sa part dans ce site.