Pourquoi le livre al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah ne pourra jamais servir de preuve aux anthropomorphistes

Ceci est un article de réfutation contre ceux qui pensaient avoir trouvé dans al-Fiqh al-Akbar une preuve pour leur mauvaise croyance

Dans le traité de Abou Hanifah,  « al-Fiqh al-Akbar » (que vous pouvez trouver en entier ici),  il y a la phrase suivante :

Ce que Allah ta’ala a mentionné dans le Qour’an en citant al-yad, al-wajh, et an-nafs, sont Ses attributs sans comment. Et on ne dit pas que Son yad est Sa puissance ou Sa grâce car cela constituerait un reniement de l’attribut, et ceci est la parole des Qadariyya et des Mou’tazila, mais Son yad est Son attribut sans comment, et Son ghadab et Son rida sont deux de Ses attributs sans comment (pour la page en arabe cliquez ici).

Nous aimerions rassurer les Sunnites au sujet du fait que cette phrase ne contredit pas du tout le  fait qu’il est permis d’interpréter les versets non explicites du Qour’an. Au contraire l’imam Abou Hanifah n’a fait que suivre la voie du Salaf concernant l’interprétation des versets non-explicites comme expliquée par l’imam an-Nawawi et d’autres. Nous aimerions rappeler quelques points utiles:

  1. L’imam Abou Hanifah faisait partie des savants du Salaf, et les savants du Salaf n’avaient pas pour habitude d’interpréter de manière détaillée, donc il n’y a rien d’étonnant au fait que Abou Hanifa fasse figurer dans son traité une phrase  qui décourage de détailler le sens d’un des attributs de Allah mentionnés dans le Qour’an, tout en sachant qu’il ne prend pas le sens apparent de ce mot! C’est là que les anthropomorphistes se retrouvent sans issue, car l’imam Abou Hanifah n’a JAMAIS dit, contrairement à ce qu’ils aimeraient, qu’il faut prendre le mot yad « selon son sens apparent » (‘ala dhahiriha ) ou « selon sa réalité » (haqiqiyyatan) et autres phrases qu’ils ajoutent aux textes révélés! Les Sunnites n’ont aucun problème avec le fait de ne pas vouloir donner de sens précis à une expression non-explicite au sujet de Dieu, tant que la personne sait que ce n’est pas le sens apparent qui est visé, et c’est exactement ce quel’imam Abou Hanifah fait.  N’oubliez pas que les savants du Salaf dans leur majorité préféraient ne pas interpréter de manière détaillée sans nécessité, mais ils interprétaient quand même de manière générale(c’est-à-dire en rejetant le sens apparent de l’organe, mais sans préciser de sens), et dans certaines occasions où ils jugeaient cela nécessaire, ils interprétaient de manière détaillée (c’est-à-dire toujours en rejetant le sens apparent, mais en choisissant des sens précis parmi les sens possibles). (pour les preuves de cela voir ci-dessous paragraphe « Preuves »).
  2. L’imam Abou Hanifah a exclu le sens apparent de yad, et ceci se voit très clairement parce qu’il dit deux fois que c’est un attribut « SANS COMMENT » (bilaa kayf en arabe). NOTEZ BIEN QU’IL N’A PAS DIT « ON NE SAIT PAS COMMENT », il a dit que le yad de Allah est SANS COMMENT c’est-à-dire que ce n’est pas l’organe « main ». Quand l’imam Abou Hanifah dit qu' »il faut croire en l’attribut yad sans comment » ça veut dire « croire en le yad, sans croire que c’est une main ». Yad a énormément de sens dans la langue arabe.
  3. L’imam  Abou Hanifah dit bien dans la même phrase que la raison pour laquelle il ne veut pas dire que yad signifie qoudra (puissance) est parce que ceci était, à son époque, la parole des mou’ tazila, car il faut savoir que les mou’tazila NIAIENT l’attribut du yad au sujet de Allah, ce qui n’est pas le cas des Sunnites. Il faut comprendre cette phrase dans son contexte: à l’époque de Abou Hanifah, ceux qui interprétaient les attributs le faisaient parce qu’ils niaient que Dieu avait pour attribut le yad.  Alors que la croyance des musulmans c’est de dire que Allah a pour attribut le yad avec un sens digne de Lui et non pas dans le sens de main. Les Sunnites suivent la voie du juste milieu car ni ils ne disent que c’est une main (qui est le sens apparent de yad), ni ils ne renient que le yad est un attribut de Allah.  C’est pour cela que cette phrase de Abou Hanifah n’est pas du tout contradictoire avec la croyance des Sunnites, car les Sunnites ne disent pas qu’il est une obligation d’interpréter, ils ne disent pas qu’il faut renier l’attribut de Allah, bien au contraire ils disent que celui qui nie un des attributs de Allah tels que al yad alors qu’il sait que ceci est mentionné au sujet de Allah dans le Qour’an il est  devenu mécréant.
  4. L’imam Abou Hanifah à aucun moment de tout le traité ne spécifie un sens précis de yad,et ceci est conforme à l’habitude des savants du Salaf.
  5. L’imam Abou Hanifah a utilisé la même méthode pour istiwa : il dit clairement que ce n’est pas le fait de s’asseoir, ou de s’établir, mais il ne précise pas de sens précis. C’est cela l’interprétation GLOBALE: rejeter les sens indignes de Allah, mais ne pas confirmer de sens précis. C’est exactement ce que fait Abou Hanifah, et ceci était correct, et c’est correct jusqu’à maintenant de dire cela (pour voir là où l’imam Abou Hanifah exclut le sens de « s’établir » pour « istiwa », cliquez ici).
  6. L’imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, qu’il ne faut pas traduire yad en persan. Or, le mot persan pour yad veut dire « main ». Donc est-ce que quelqu’un de censé peut croire que Abou Hanifah soutiendrait aujourd’hui des gens qui disent que Dieu a une main? Alors qu’il ne voulait pas que cette expression soit traduite?! Pour voir là où Abou Hanifah dit qu’il ne faut pas traduire le mot yad en persan, cliquez ici. D’autres savants ont parlé du fait que les savants du Salaf étaient tellement prudents qu’ils préféraient ne pas traduire et juste répéter les expressions révélées telles quelles (pour voir ceci, cliquez ici).
  7. L’imam Abou Hanifah dit juste au-dessus de ce passage,  dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps et qu’Il n’a pas de limites. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il avait pour croyance que Dieu avait une main? Pour voir où Abou Hanifah a dit, dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps, cliquez ici. Il dit aussi qu’il ne faut pas prendre le fait d’être « proche » ou « loin » de Dieu dans le sens de la distance. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il dirait qu’il faut prendre le mot yad selon son sens apparent? Pour voir où l’imam Abou Hanifah explique qu’être « proche » ou « loin » de Dieu, ce n’est pas selon le sens de la distance, cliquez ici.
  8. L‘imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, que Dieu ne parle pas avec des lettres. Or les anthropomorphistes croient que Dieu parle avec des lettres, ceci est même une des bases de leur croyance. Vont-ils maintenant dire que al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah est un mauvais livre? Pourquoi l’utiliser comme soi-disant preuve contre les Sunnites alors qu’en fait ils ne respectent même pas Abou Hanifah en tant que savant?! Nous les Sunnites nous acceptons tout le traité de l’imam Abou Hanifah, pas juste une partie de phrase sortie de son contexte! Celui qui veut se servir de cette phrase de l’imam Abou Hanifah contre les Sunnites, qu’il nous explique sa position sur le reste du traité, car nous considérons tout le traité comme véridique. Pour voir là où Abou Hanifah dit que Allah a pour attribut la parole qui n’est pas de lettres, cliquez ici.
  9. Les plus grands savants hanafites eux-mêmes, tel que l’imam al-Bayadi,  ont compris de l’imam Abou Hanifah que dans ce passage de al-Fiqh al-Akbar il interprétait de manière globale et pas détaillée, et qu’il n’acceptait pas de prendre le sens apparent des textes non explicites. Pour voir là où l’imam al-Bayadi explique cette phrase de Abou Hanifah, cliquez ici. Vous pouvez aussi lire ce que l’imam at-Tahawi , qui fait partie du Salaf, a écrit. Son traité de croyance, il l’a appelé  » l’exposé de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama’a selon la voie des savants de jurisprudence Abou Hanifah et de ses deux élèves » . Dedans il dit bien que le kalaam de Allah est bilaa kayf, et qu’Il est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des organes, Il n’est pas délimité par les six directions, contrairement à la totalité des créatures”. Pour voir où l’imam at-Tahawi dit dans son traité, qui représente la croyance de Abou Hanifah et de tous les Sunnites, que Allah n’a pas d’organes, cliquez ici.

Preuves tirées des savants musulmans sur le fait qu’interpréter est permis et que le Salaf interprétait de manière globale et parfois détaillée:

Pour résumer:

La réplique à ceux qui veulent utiliser cette phrase de Abou Hanifah contre les Sunnites se trouve dans le traité al-Fiqh al-Akbar lui-même, dans les écrits des savants hanafites, ainsi que dans les oeuvres des plus grands savants  musulmans tels que an-Nawawi, Ibn Hajar al-Asqalani et d’autres.  Dans son traité Abou Hanifah dit que Dieu n’est pas un corps, qu’Il parle sans lettres ni instruments, qu’Il n’est pas concerné par la distance, qu’il ne faut pas traduire yad en persan, et que tous Ses attributs sont sans comment, ce qui montre qu’il ne prend PAS le sens apparent de yad comme le voudraient les anthropomorphistes. Les savants hanafites ont compris cela de leur imam Abou Hanifah. Les plus grands savants de cette communauté ont confirmé que la voie du Salaf était d’interpréter de manière générale et de ne pas prendre le sens apparent des attributs. Que reste-t-il aux anthropomorphistes? Soit ils vont dire que Abou Hanifah était un égaré qui s’est trompé sur la croyance, soit ils vont dire qu’il n’a pas écrit al-Fiqh al-Akbar. Ces deux solutions sont inacceptables par les musulmans sunnites, au vu des preuves. Que Dieu nous accorde la bonne compréhension.

Imam an-Nawawi dit qu’un anthropomorphiste (un mouchabbih) ne devient pas musulman, même s’il dit les deux témoignages, tant qu’il fait toujours ressembler Dieu à Ses créatures

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L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 302:

Certes, si un juif anthropomorphiste dit La ilaaha illa LLAAH (cad « Il n’y a pas d’autre dieu à part Dieu » ) il n’est pas musulman tant que qu’il ne s’innocente pas de tout anthropomorphisme et qu’il déclare que rien n’est tel que ALLAH. Et s’il ajoute « et Mouhammad est Son Messager » : alors s’il sait que le Prophète Mouhammad est venu avec la négation de l’anthropomorphisme, alors il est devenu croyant, mais si ce n’est pas le cas, alors il est indispensable qu’il s’innocente de tout anthropomorphisme.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique bien que dans tous les cas, quelqu’un qui est un anthropomorphiste, par exemple un juif, il ne pourra pas devenir musulman, même si il dit les deux témoignages, tant qu’il reste en lui de l’anthropomorphisme.
  • Faites bien attention à cela car de nos jours certains disent que quelqu’un peut avoir dans son cœur du tachbih et être toujours musulman alors que ceci est entièrement faux. Et sachez que la croyance de l’Islam elle ne change pas avec les années ou les siècles ou les époques. La croyance de l’imam Abou Hanifah est celle des musulmans. La croyance de l’imam at-Tahawi aussi. Celle de l’imam al-Baghdadi aussi. Celle de l’imam an-Naçafi aussi. Et celle de l’imam an-Nawawi et de tous ceux qui l’ont suivi sur la voie de droiture jusqu’à aujourd’hui aussi. Alors ceux qui disent que cela a changé sont des falsificateurs à ne pas écouter.

Imam an-Nawawi explique que celui qui dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah qui habite le ciel » n’est pas un croyant

Page de titre exterieurePage de titre intérieure de Rawdat at-Taalibin

L’imam an-Nawawi a dit, dans son chapitre de l’apostasie (ar-Riddah), volume 7 page 303:

Celui qui dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui habite le ciel », il ne devient pas croyant, et il en est de même s’il dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah, qui habite le ciel », parce que le fait d’ « habiter » est impossible au sujet de Allah ta’aala.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que le fait d’attribuer à Dieu le fait d’habiter le ciel n’est pas l’Islam et celui qui dit que Dieu habite le ciel n’entre pas en Islam. Il dit clairement que ceci est impossible au sujet de Allah. Si Allah était au ciel, comme certains le croient, l’imam an-Nawawi n’aurait pas dit cela.

Imam an-Nawawi explique, à la fin de son chapitre de l’apostasie, que celui qui a commis une apostasie doit redire les deux témoignages

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L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7, page 301:

Chapitre au sujet de comment advient le repentir de l’apostat, et aussi allant dans ce sens: comment le mécréant d’origine entre en Islam:

Certes, l’imam ach-Chaafi’i, que Allah l’agrée, a décrit son repentir, et il a dit pour cela: qu’il témoigne qu’il n’y pas d’autre dieu à part Allah et que Mouhammad est Son Messager, et qu’il s’innocente de toute croyance qui est contraire à l’Islam.

Plus bas, dans la même page, l’imam an-Nawawi ajoute:

Et si sa mécréance était le fait de nier une obligation, ou de rendre permis une chose qui est interdite [avec les conditions qu’il a citées précédemment dans son chapitre], alors son Islam n’est pas valable, jusqu’à ce qu’il dise les deux témoignages, et qu’il abandonne ce qu’il croyait.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304.
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique comment l’apostat doit-il revenir à l’Islam. Ce paragraphe est le paragraphe de fin de son chapitre sur l’apostasie. N’oubliez pas que ceci vient après presque 20 pages où il décrit des cas de choses qui font sortir de l’Islam. Il dit clairement que ceux qui sont tombés dans les cas qu’il a cités doivent revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages et s’innocenter de qu’ils croyaient et qui était faux, et de changer de croyance. De plus, il attribue ceci à l’imam ach-Chaafi’i, qui fait partie du Salaf.

Imam an-Nawawi dit que celui qui dit que Allah est assis, ou qu’Il serait debout, sort de l’Islam

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L’imam an-Nawawi dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 286:

Ils [les savants] ont dit: si quelqu’un dit que Dieu s’est assis pour la justice ou qu’Il se serait levé pour la justice, il est sorti de l’Islam.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il déclare mécréant celui qui attribue le fait de s’asseoir ou de se lever à Allah. Ceux qui disent cela le disent soi-disant pour appuyer le fait que Allah agrée la justice et n’agrée pas l’injustice. Cependant, pour le fait qu’ils ont attribué le « joulous » à Dieu (fait d’être assis) ou le fait de s’être levé, il les a déclarés mécréants.
  • Et regardez bien les précautions prises par les savants lorsqu’ils présentent des cas d’apostasie: an-Nawawi dit : « Les savants ont dit: si quelqu’un dit », cad qu’ils utilisent le discours rapporté pour bien se démarquer de ces phrases (le discours rapporté c’est de dire : « Untel a dit: » puis de dire ce qu’il a dit).

Imam an-Nawawi explique que retarder l’entrée en Islam d’un mécréant est de la mécréance

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L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 289:

Si un mécréant demande à un musulman d’être invité à l’Islam, et que celui-ci lui dit « on verra plus tard« , ou « Patiente jusqu’à demain » ou bien si ce mécréant demande à être invité à l’Islam à quelqu’un en train de faire un discours, et que ce dernier lui répond « Assieds-toi jusqu’à la fin de l’assemblée« , il est sorti de l’Islam.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que le fait de retarder l’entrée en Islamd’un mécréant, par exemple en le faisant revenir le lendemain, ou même en lui disant d’attendre la fin d’un discours parce que la personne est occupée, est de la mécréance.
  • Alors méfiez-vous de ceux qui, de nos jours, renvoient les mécréants qui se sont déplacés à la mosquée pour entrer en Islam, en leur disant que l’imam est absent, ou bien qu’ils doivent aller prendre un bain ou bien aller chercher des témoins ou bien encore réfléchir, wa l’iyaadhou billaah!! Est-ce que l’un d’entre nous imagine que le Prophète, sallaLLAAHOU ‘alayhi wa sallam, aurait renvoyé chez lui un mécréant qui veut entrer en Islam mais qui ne sait pas comment faire, en lui disant « T’es sûr? » ou bien « Va lire ceci d’abord » , ou bien « Non attends là je suis occupé? » ? Ceux qui font cela font le CONTRAIRE de ce pourquoi le Prophète Mouhammad, sallaLLAAHOU ‘alayhi wa sallam, a été envoyé, et c’est donc pour cela qu’ils sortent de l’Islam en faisant cela. Ainsi, si vous connaissez quelqu’un qui vous dit « Je veux entrer en Islam, qu’est-ce que je dois faire? » alors il est de votre de voir de lui dire de répéter les deux témoignages, cad : Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu, et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ».
  • Ici on parle de quelqu’un qui veut ENTRER en Islam, on ne parle pas de quelqu’un qui veut juste avoir des information sur l’Islam ou qui dit « L’islam m’intéresse ». On parle de quelqu’un qui dit clairement qu’il veut devenir musulman mais la seule chose qui lui manque c’est de savoir comment faire. Cette personne-là VOUS DEVEZ LUI DIRE DE TÉMOIGNER SANS DÉLAI.

Imam an-Nawawi explique que l’apostasie annule le contrat de mariage

Titre al-Majmou  par an-Nawawi, volume 15Pafe 470 volume 15 Nawawi

L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre de fiqh al-Majmou’ en 18 volumes, volume 15 page 470:

Chapitre : Si les deux époux -ou l’un d’entre eux- apostasient, alors, si cela s’est produit AVANT la consommation du contrat [cad avant tout rapport sexuel entre eux]: la séparation est effective. Et si c’était APRES la consommation du contrat, la séparation est effective après l’écoulement de la période d’attente légale [‘iddah]. Ainsi, s’ils sont réunis sur l’Islam [cad si ils redeviennent tous deux musulmans] AVANT l’écoulement de la période d’attente légale, alors ils sont toujours dans leur contrat de mariage, mais si ils ne se reviennent pas [à l’Islam] alors la séparation est effective.

Points à retenir:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre al-Majmu’ est l’un d’entre eux. Il fait 18 volumes.
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que commettre de l’apostasie rompt le contrat de mariage sous certaines conditions. Ce point est un point de fiqh et non pas de croyance, mais nous le faisons figurer dans le site car il s’agit d’une conséquence importante liée au chapitre des paroles de savants qui disent clairement que croire que Dieu est dans un endroit est de la mécréance. D’ailleurs les savants de al-Azhar aussi ont dit que cela annulait le contrat de mariage ( cliquez ici pour voir)
  • La ‘Iddah est la période d’attente légale post-maritale d’une femme qui a été divorcée. Dans le fiqh chafiite il s’agit de trois périodes intermenstruelles ( cad qu’une femme divorcée, d’habitude, elle doit attendre trois espaces entres ses règles avant de pouvoir se remarier). Alors cette femme, si elle ou son mari reviennent a l’Islam avant que ce temps se soit écoulé depuis le moment ou l’apostasie avait été commise, ils restent mariés , sinon, ils ne le sont plus. Ceci est dans le cas ou ils avaient déjà eu un rapport sexuel. Mais s‘ils n’avaient même pas eu de rapport sexuel depuis le contrat lorsque l’apostasie de l’un des deux se produit, alors le contrat est rompu immédiatement.
  • Chers frères et sœurs; faites bien attention de choisir pour époux ou pour épouses des frères et des sœurs qui ont appris la croyance, le fiqh, et le bon comportement.

Imam an-Nawawi interprète « hadith al-jariyah » (l’histoire de la femme esclave)

Page de titre de Charh Sahih Mouslim volume 5Page 26 volume 5 de an Nawawi JariyahPage 27 de an Nawawi Jariyah 2

L’imam an-Nawawi a dit, dans le volume 5, pages 26-27 de son explication de Sahih Mouslim, au sujet du hadith de la femme esclave :

« Au sujet de sa parole, sallaLLAAHOU alayhi wa sallam « aynaLLAH? » Elle répondit « fis-samaa’« [les expressions ne sont pas traduites car an-Nawawi va expliquer leur sens plus bas] Il lui demanda : « Qui suis-je? » Elle répondit « Tu es le Messager de Dieu ». Il dit [alors]: Libère-là car elle est certes croyante ».

Ce hadith fait partie des hadith qui traitent des attributs de Dieu. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madhhab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées de nombreuses fois dans le livre au sujet de la Foi [cad la chapitre de la Foi dans le recueil de hadith de Mouslim], et l’une de ces voies est : y croire sans plonger dans [le détail] du sens avec la croyance que rien n’est tel que Dieu, et [la croyance qu]’Il est exempt de ce qui advient aux créatures. La deuxième voie, c’est l’interpréter selon ce qui est digne de Lui. Ceux qui ont choisi cette position ont dit : ici le sens était de la tester, afin de voir: est-ce qu’elle était une monothéiste, qui croit effectivement que le Seigneur, Celui qui gère toute chose, Celui qui fait ce qu’Il veut, c’est ALLAH Lui seul, et qu’Il est Celui pour lequel ceux qui font des invocations se dirigent vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait circonscrit dans le ciel, de même qu’Il n’est pas circonscrit dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient? Ou bien faisait-elle partie des adorateurs d’idoles, qui adorent les statues qui se trouvent tout autour d’eux? Et lorsqu’elle a dit « fis-samaa« , il a été su qu’elle était une monothéiste, et qu’elle ne faisait pas partie des adorateurs d’idoles.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il n’ a donc pas écrit cela pour réfuter Ibn Taymiyya (qui devait avoir 15 ans lorsque an-Nawawi est mort puisqu’il est né en 661 de l’Hégire) ou les gens qui suivent Mouhammad ibn Abd al-Wahhab (apparus au douzième siècle de l’Hégire).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. C’est un grand savant qui ne s’est pas TROMPE sur les noms et les attributs de Dieu. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Il a résumé deux voies qui sont toutes les deux correctes et qui ont en commun de ne PAS prendre LE SENS APPARENT, et il rapporte des interprétations. Regardez à quel point l’interprétation de ce grand savant est à des années-lumières de ceux qui vous disent que c’est ce hadith qui prouverait que Dieu serait dans le ciel.

Imam an-Nawawi interprète « hadith an-Nouzoul » (le hadith dont le sens apparent serait que Dieu descend)

Titre Char Sahih Mouslim volume 6La page 269 volume 6 de Charh Sahih Mouslim

Imam an-Nawawi a écrit un commentaire du recueil de hadith de l’Imam Mouslim. Lorsqu’il en vient au chapitre de la prière, et qu’il doit expliquer le hadith dont le sens apparent est que Dieu descendrait au troisième tiers de la nuit, et qui commence par « Yanzilou Rabbouna ila s-samaa’i d-dounya », il dit:

Ce hadith fait partie des hadiths qui traitent des attributs de Dieu. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madhhab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées dans le livre au sujet de la Foi [cad le chapitre de la Foi dans le recueil de hadith de Mouslim], et le résumé en est: l’un de ces madhhabs est: le madh-hab de la plupart des Salaf, et de quelques-uns des moutakallimoun [c’est-à-dire des théologiens, qui sont venus après le salaf], qui consiste à croire en ces textes comme étant véridiques, en fonction de ce qui convient à Dieu, et que leur sens apparent (dhahiriha) que nous connaissons n’est pas le sens visé, et évitant de parler de son interprétation, avec la conviction que Dieu est exempt des attributs des créations, et entièrement exempt du mouvement, du déplacement, et du reste des autres états de la création.

La seconde voie est le madh-hab de la plupart des moutakallimoun et d’une partie du Salaf, et qui est rapportée de Malik, et d’al-Awza’i: cela consiste à interpréter les textes en fonction de ce qui est digne de ALLAH. Ils l’ont fait et ils ont interprété ce hadith avec deux explications: l’une d’entre elles est un ta’wil par Malik ibn Anas et d’autres, qui a dit: ce sont Sa Miséricorde (rahmah), Son Ordre (amr) et Ses anges qui descendent, comme on peut dire: « le sultan a fait ceci » alors que cela a été fait effectivement par des personnes sous son commandement [et non par lui personnellement] ». Le deuxième type d’explication est que ceci est au sens figuré, c’est-à-dire que le sens serait que ceux qui invoquent seront acceptés, et qu’il seront exaucés et recevront des « bonnes choses » (al-lotf).

Points à retenir de cette citation

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il n’ a donc pas écrit cela pour réfuter Ibn Taymiyya (qui devait avoir 15 ans lorsque an-Nawawi est mort puisqu’il est né en 661 de l’Hégire) ou les Wahhabites (apparus au douzième siècle de l’Hégire).
  • C’est lui qui a écrit « le Jardin des vertueux  » ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. C’est un grand savant qui ne s’est pas TROMPE sur les noms et les attributs de Dieu. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Il a résumé deux voies correctes pour aborder ce type de texte et elles ont toutes les deux en commun de ne pas prendre le sens apparent de ces textes.
  • Il rapporte des interprétations faites par des savants du Salaf. En gros, c’est pour dire que parfois le sujet d’un verbe n’est pas celui qui fait l’action, comme quand on dit en arabe « Banal-Amirou l-Madinata » cad, littéralement « Le prince a construit la ville » alors qu’il n’a pas mis lui-même les pierres les unes sur les autres. Mais on peut mettre « le prince » en tant que sujet de « construire » dans la phrase parce que c’est lui qui a ordonné que la ville soit construite. Eh bien ici c’est le même raisonnement, cad que « Rabbouna » est sujet de « Yanzilou » mais cela ne veut pas dire que c’est Dieu qui descend. C’est une façon de parler en arabe (et même en Français ça marche, comme si on dit « La mairie de Paris a construit deux écoles on sait bien que ce n’est pas Delanoë qui est parti les construire mais il l’a ordonné)…. Donc voilà une des interprétations possibles.