Fatwa récente de al-Azhar (2005) qui explique que la croyance unanime des musulmans c’est que Dieu existe sans endroit

L’université islamique al-Azhar possède un site Internet sur lequel les gens peuvent poser des questions. Récemment (en 2005), quelqu’un a demandé ce qu’il en était par rapport à la croyance en Dieu car lui a toujours appris que Dieu existe sans endroit, et le Conseil de Fatwa lui a répondu que la croyance unanime des musulmans c’est que Dieu existe sans endroit. Voici la question et la réponse, tirées de leur website (leur website changé fréquemment de couleur et de présentation):

Début de la fatwa de al-AzharFin de la fatwa de al-Azhar

Question:

Je suis étudiant à la faculté de la Shari’a. J’ai appris et étudié dans la science de la croyance (‘aqida) que Dieu existe sans endroit et n’est point limité par aucune direction. Prière de m’éclairer à ce sujet, car il y a des gens qui s’en prennent à la croyance de al-Azhar.

La réponse du Conseil des Fatwa en date du 6 décembre 2005:

L’un des principes immuables de la croyance (‘aqida) des musulmans est que Allah n’est point circonscrit dans un lieu et n’est point limité dans le temps. En effet, le lieu et le temps sont deux créatures, et Allah – exalté soit-Il – est exempt du fait d’être entouré par une de Ses créatures.  Il est, au contraire, le Créateur de toute chose et Il englobe parfaitement toute chose [par Sa science]. Cette croyance fait l’unanimité des musulmans, et nul parmi eux ne la rejette.

Les savants exprimèrent cela en disant : « Allah existe [de toute éternité] alors que n’existait aucun lieu, et Il est comme Il [a toujours été] avant la création des lieux, sans le moindre changement. »

Parmi les expressions que nous tenons de nos pieux prédécesseurs [les savants du Salaf] figure cette parole de l’imam Ja’far as-Sadiq : « Celui qui prétend que Allah est dans quelque chose, ou issu de quelque chose ou au-dessus de quelque chose, aura adoré autre que Allah, car s’Il était dans quelque chose Il serait limité, s’Il était sur quelque chose, Il serait porté, et s’Il était  issu de quelque chose, Il serait entré en existence, cad qu’Il serait une créature ».

Quelqu’un demanda à Yahya ibn Mu’adh ar-Razi : « Parle-nous de Dieu – exalté soit-Il –. »

Yahya ibn Mu’adh ar-Razi dit : « Un Dieu unique. »

On lui dit : « Comment Il est ? »

Yahya rétorqua : « Un Seigneur tout-puissant. »

On lui dit enfin : « Où est-Il ? »

Yahya répondit [par une phrase qui signifie]: « Il connait les injustes et les punit »

La personne qui l’interrogeait objecta : « Ma question ne porte pas sur cela ! »

Alors Yahya lui dit : « Ce qui est autre que cela est un attribut de la créature. Quant à Ses attributs, ils sont tels que je viens de les évoquer. »

On demanda à Dhou n-Noun al-Misri, que Allah l’agrée, au sujet de la parole de Dieu – exalté soit-Il – : « le Tout-Miséricordieux « istawa » sur le trône. » [1] il répondit : « Il affirma Son Être et nia toute localisation à son sujet, car Il existe de par son Être tandis que toute chose, par Sa sagesse, est conforme à Sa volonté. »

Pour ce qui est des textes rapportés du Livre ou de la Sounnah qui indiquent [un mot dont le sens qui vient immédiatement à l’esprit est] l’ « élévation » de Allah par rapport à Ses créatures, il s’agit de l’élévation du rang (makaanah), de l’honneur (charaf), de l’emprise (haymanah), et de la domination (qahr) [et non une élévation physique]. Il est – exalté soit-Il – exempt de toute ressemblance avec Ses créatures et Ses attributs ne sont pas du tout comme les leurs. Rien dans Ses attributs ne relève de l’imperfection caractéristique des attributs des créatures ; au contraire, à Lui reviennent les attributs parfaits et à Lui appartiennent les noms sublimes. Tout ce qui est susceptible de parvenir à ton esprit, Allah en est différent. Réaliser son incapacité à parvenir à connaître [la réalité de Allah] est en soi une connaissance, et chercher à atteindre la réalité du Seigneur est un acte d’association (chirk).

La croyance d’ al-Azhar ach-Charif est conforme à la croyance ach’arite qui est la croyance des Sunnites (Ahlou s-sounnah wal-jama’ah). Les maîtres ach’arites, que Allah les agrée et les comble, constituent la majorité des savants de la communauté. Ce sont eux qui ont réfuté les fausses allégations des impies et consorts. Ce sont eux qui, au fil de notre histoire, se sont attachés au Qour’an et à la Sounnah de notre maître Mouhammad – sallallaahou ‘alayhi wa sallam  –. Quiconque les rend mécréants ou les accuse d’égarement, sa religion est en péril. Al-Hafidh ibn ‘Asakir, que Allah lui fasse  miséricorde, dit dans son ouvrage « Tabyin kadhib al-muftâri fima nusiba ila l-imam Abi al-Hasan al-Ash’ari » : « Sache, puisse Dieu nous accorder Son agrément et nous accepter parmi ceux qui Le craignent et Le redoutent comme il se doit, que la chair des savants est vénéneuse [Ceci est une allusion au fait que le Prophète, sallallaahou ‘alayhi wa sallam, a comparé le fait de parler en mal de son frère musulman au fait de manger de sa chair. Donc l’image est pour dire celui qui parle en mal des savants s’empoisonne lui-même, car c’est comme s’il mangeait de la chair empoisonnée] . Par une loi divine bien connue, ceux qui les dénigrent sont honnis. Quiconque les diffame sera éprouvé par la mort de son coeur avant son décès. » Al-Azhar ach-Charif a toujours été le phare du savoir et de la religion à travers l’histoire Islamique. Cet éminent édifice constitue le plus grand centre scientifique que la communauté a connu, après les premiers siècles privilégiés. Dieu en a fait une cause pour préserver la religion contre les détracteurs et les incrédules. Celui qui dénigre la croyance d’al-Azhar s’expose à un grand péril et il est à craindre qu’il soit du nombre des khawarij ou des fauteurs de troubles dont Dieu dit : « Certes, si les hypocrites, ceux qui ont la maladie au coeur, et les alarmistes (semeurs de troubles) à Médine ne cessent pas, Nous t’inciterons contre eux, et alors, ils n’y resteront que peu de temps en ton voisinage. » [2]

Allâh – exalté soit-Il – sait plus que tout autre.

——————————————————————————–

[1]sourate 20, Taha, verset 5. Le terme istiwa possède plus d’une dizaine de sens en arabe et dans cette sourate, le terme istiwa peut signifier « dominer », « préserver » ou « maintenir en existence », et non pas « s’établir ».

[2]sourate 33, al-Ahzab, verset 60.

__________________________________________________________________________

Points à retenir de cet article:

  • Il s’agit de la réponse du Conseil de fatwa de l’Université al-Azhar au Caire qui répond sans aucune équivoque que la croyance des musulmans est que Dieu existe sans endroit.
  • L’Université al-Azhar fait partie de nos plus grandes universités  d’enseignement sunnite.  C’est environ un siècle après la conquête d’Egypte par le sultan sunnite Salahou d-Dine al-Ayyoubi  en 567 AH, que la mosquée du centre ville du Caire, appelée al-Azhar (qui avait été construite à l’origine  en 361AH de l’Hégire), est vraiment devenue un centre d’enseignement sunnite. Elle n’a fait que grandir depuis.
  • Parmi nos grands savants qui ont enseigné à al-Azhar il y a:
    • Ibn Khaldoun (m.808 AH) l’historien et juge malikite, a enseigné à al-Azhar à partir de 784 AH.
    • Ibn Hajar al-Asqalani (m.852 AH), le grand commentateur de Sahih al-Boukhari, avait, entre autres responsabilités, celles d’enseignant et d’imam à la mosquée d’al-Azhar.
    • Zakariyya al-Ansari (m.926 AH), le grand savant chafiite, qui était appelé Chaykh al-Islam de son vivant, a enseigné  à al-Azhar pendant longtemps, et il a même éduqué trois générations de savants. Allah lui a accordé une longue vie, il est mort à 101 ans ma cha ALLAH
    • Ibn Hajar al-Haytami (m.974 AH), le grand savant chafiite,  a étudié à al-Azhar sous la direction de Zakariyya al-Ansari (m.926 AH). Plusieurs de ses enseignants étaient des étudiants de Ibn Hajar al-Asqalani ou de al-Souyouti.
    • Chamsou d-Din al-Ramli (m.1004 AH) , le grand savant chafiite connu pour son livre Nihayat al-Mouhtaj ila charh al-Minhaj, qui est un volumineux commentaire du livre de fiqh écrit par l’imam an-Nawawi intitulé Minhaj at-Taalibeen. Il a enseigné à al-Azhar à partir de 957AH, jusqu’à sa mort en 1004.
    • Mouhammad ibn Abd al-Baqi’ al-Zourqani (m.1122AH/ 1710 CE), grand savant malikite, a enseigné fiqh et hadith à al-Azhar presque toute sa vie, et il est resté célèbre pour son commentaire de al-Mouwatta (recueil de hadith de l’imam Malik)
    • Shaykh Ibrahim ibn Mouhammad al-Bajouri al-Chafii (m.1277 AH /1860 CE) a été le Grand Chaykh de al-Azhar de 1847 à sa mort en 1860.
    • Mouhammad ibn Ahmad al-Illaych (m.1299 AH/ 1882 CE), le célèbre Moufti Malikite d’Egypte, a étudié à al-Azhar puis y a enseigné à partir de 1232 AH jusqu’à sa mort.
    • Mahmoud Mouhammad Khattab as-Soubki al-Azhari (m.1352 AH) a étudié puis enseigné à al-Azhar jusqu’à sa mort, au point qu’il été surnommé « al-Azhari », que Allah lui fasse miséricorde.
    • Et d’autres…!
  • Conclusion: ne prêtez aucune attention à ceux qui disent que la croyance selon laquelle Dieu existe sans être limité par un endroit n’est pas correcte. On voit bien de cette fatwa que  le fait que Dieu existe sans endroit a toujours été la croyance des musulmans! !
cela a toujours été le cas chez les musulmans

Pourquoi le livre al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah ne pourra jamais servir de preuve aux anthropomorphistes

Ceci est un article de réfutation contre ceux qui pensaient avoir trouvé dans al-Fiqh al-Akbar une preuve pour leur mauvaise croyance

Dans le traité de Abou Hanifah,  « al-Fiqh al-Akbar » (que vous pouvez trouver en entier ici),  il y a la phrase suivante :

Ce que Allah ta’ala a mentionné dans le Qour’an en citant al-yad, al-wajh, et an-nafs, sont Ses attributs sans comment. Et on ne dit pas que Son yad est Sa puissance ou Sa grâce car cela constituerait un reniement de l’attribut, et ceci est la parole des Qadariyya et des Mou’tazila, mais Son yad est Son attribut sans comment, et Son ghadab et Son rida sont deux de Ses attributs sans comment (pour la page en arabe cliquez ici).

Nous aimerions rassurer les Sunnites au sujet du fait que cette phrase ne contredit pas du tout le  fait qu’il est permis d’interpréter les versets non explicites du Qour’an. Au contraire l’imam Abou Hanifah n’a fait que suivre la voie du Salaf concernant l’interprétation des versets non-explicites comme expliquée par l’imam an-Nawawi et d’autres. Nous aimerions rappeler quelques points utiles:

  1. L’imam Abou Hanifah faisait partie des savants du Salaf, et les savants du Salaf n’avaient pas pour habitude d’interpréter de manière détaillée, donc il n’y a rien d’étonnant au fait que Abou Hanifa fasse figurer dans son traité une phrase  qui décourage de détailler le sens d’un des attributs de Allah mentionnés dans le Qour’an, tout en sachant qu’il ne prend pas le sens apparent de ce mot! C’est là que les anthropomorphistes se retrouvent sans issue, car l’imam Abou Hanifah n’a JAMAIS dit, contrairement à ce qu’ils aimeraient, qu’il faut prendre le mot yad « selon son sens apparent » (‘ala dhahiriha ) ou « selon sa réalité » (haqiqiyyatan) et autres phrases qu’ils ajoutent aux textes révélés! Les Sunnites n’ont aucun problème avec le fait de ne pas vouloir donner de sens précis à une expression non-explicite au sujet de Dieu, tant que la personne sait que ce n’est pas le sens apparent qui est visé, et c’est exactement ce quel’imam Abou Hanifah fait.  N’oubliez pas que les savants du Salaf dans leur majorité préféraient ne pas interpréter de manière détaillée sans nécessité, mais ils interprétaient quand même de manière générale(c’est-à-dire en rejetant le sens apparent de l’organe, mais sans préciser de sens), et dans certaines occasions où ils jugeaient cela nécessaire, ils interprétaient de manière détaillée (c’est-à-dire toujours en rejetant le sens apparent, mais en choisissant des sens précis parmi les sens possibles). (pour les preuves de cela voir ci-dessous paragraphe « Preuves »).
  2. L’imam Abou Hanifah a exclu le sens apparent de yad, et ceci se voit très clairement parce qu’il dit deux fois que c’est un attribut « SANS COMMENT » (bilaa kayf en arabe). NOTEZ BIEN QU’IL N’A PAS DIT « ON NE SAIT PAS COMMENT », il a dit que le yad de Allah est SANS COMMENT c’est-à-dire que ce n’est pas l’organe « main ». Quand l’imam Abou Hanifah dit qu' »il faut croire en l’attribut yad sans comment » ça veut dire « croire en le yad, sans croire que c’est une main ». Yad a énormément de sens dans la langue arabe.
  3. L’imam  Abou Hanifah dit bien dans la même phrase que la raison pour laquelle il ne veut pas dire que yad signifie qoudra (puissance) est parce que ceci était, à son époque, la parole des mou’ tazila, car il faut savoir que les mou’tazila NIAIENT l’attribut du yad au sujet de Allah, ce qui n’est pas le cas des Sunnites. Il faut comprendre cette phrase dans son contexte: à l’époque de Abou Hanifah, ceux qui interprétaient les attributs le faisaient parce qu’ils niaient que Dieu avait pour attribut le yad.  Alors que la croyance des musulmans c’est de dire que Allah a pour attribut le yad avec un sens digne de Lui et non pas dans le sens de main. Les Sunnites suivent la voie du juste milieu car ni ils ne disent que c’est une main (qui est le sens apparent de yad), ni ils ne renient que le yad est un attribut de Allah.  C’est pour cela que cette phrase de Abou Hanifah n’est pas du tout contradictoire avec la croyance des Sunnites, car les Sunnites ne disent pas qu’il est une obligation d’interpréter, ils ne disent pas qu’il faut renier l’attribut de Allah, bien au contraire ils disent que celui qui nie un des attributs de Allah tels que al yad alors qu’il sait que ceci est mentionné au sujet de Allah dans le Qour’an il est  devenu mécréant.
  4. L’imam Abou Hanifah à aucun moment de tout le traité ne spécifie un sens précis de yad,et ceci est conforme à l’habitude des savants du Salaf.
  5. L’imam Abou Hanifah a utilisé la même méthode pour istiwa : il dit clairement que ce n’est pas le fait de s’asseoir, ou de s’établir, mais il ne précise pas de sens précis. C’est cela l’interprétation GLOBALE: rejeter les sens indignes de Allah, mais ne pas confirmer de sens précis. C’est exactement ce que fait Abou Hanifah, et ceci était correct, et c’est correct jusqu’à maintenant de dire cela (pour voir là où l’imam Abou Hanifah exclut le sens de « s’établir » pour « istiwa », cliquez ici).
  6. L’imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, qu’il ne faut pas traduire yad en persan. Or, le mot persan pour yad veut dire « main ». Donc est-ce que quelqu’un de censé peut croire que Abou Hanifah soutiendrait aujourd’hui des gens qui disent que Dieu a une main? Alors qu’il ne voulait pas que cette expression soit traduite?! Pour voir là où Abou Hanifah dit qu’il ne faut pas traduire le mot yad en persan, cliquez ici. D’autres savants ont parlé du fait que les savants du Salaf étaient tellement prudents qu’ils préféraient ne pas traduire et juste répéter les expressions révélées telles quelles (pour voir ceci, cliquez ici).
  7. L’imam Abou Hanifah dit juste au-dessus de ce passage,  dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps et qu’Il n’a pas de limites. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il avait pour croyance que Dieu avait une main? Pour voir où Abou Hanifah a dit, dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps, cliquez ici. Il dit aussi qu’il ne faut pas prendre le fait d’être « proche » ou « loin » de Dieu dans le sens de la distance. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il dirait qu’il faut prendre le mot yad selon son sens apparent? Pour voir où l’imam Abou Hanifah explique qu’être « proche » ou « loin » de Dieu, ce n’est pas selon le sens de la distance, cliquez ici.
  8. L‘imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, que Dieu ne parle pas avec des lettres. Or les anthropomorphistes croient que Dieu parle avec des lettres, ceci est même une des bases de leur croyance. Vont-ils maintenant dire que al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah est un mauvais livre? Pourquoi l’utiliser comme soi-disant preuve contre les Sunnites alors qu’en fait ils ne respectent même pas Abou Hanifah en tant que savant?! Nous les Sunnites nous acceptons tout le traité de l’imam Abou Hanifah, pas juste une partie de phrase sortie de son contexte! Celui qui veut se servir de cette phrase de l’imam Abou Hanifah contre les Sunnites, qu’il nous explique sa position sur le reste du traité, car nous considérons tout le traité comme véridique. Pour voir là où Abou Hanifah dit que Allah a pour attribut la parole qui n’est pas de lettres, cliquez ici.
  9. Les plus grands savants hanafites eux-mêmes, tel que l’imam al-Bayadi,  ont compris de l’imam Abou Hanifah que dans ce passage de al-Fiqh al-Akbar il interprétait de manière globale et pas détaillée, et qu’il n’acceptait pas de prendre le sens apparent des textes non explicites. Pour voir là où l’imam al-Bayadi explique cette phrase de Abou Hanifah, cliquez ici. Vous pouvez aussi lire ce que l’imam at-Tahawi , qui fait partie du Salaf, a écrit. Son traité de croyance, il l’a appelé  » l’exposé de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama’a selon la voie des savants de jurisprudence Abou Hanifah et de ses deux élèves » . Dedans il dit bien que le kalaam de Allah est bilaa kayf, et qu’Il est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des organes, Il n’est pas délimité par les six directions, contrairement à la totalité des créatures”. Pour voir où l’imam at-Tahawi dit dans son traité, qui représente la croyance de Abou Hanifah et de tous les Sunnites, que Allah n’a pas d’organes, cliquez ici.

Preuves tirées des savants musulmans sur le fait qu’interpréter est permis et que le Salaf interprétait de manière globale et parfois détaillée:

Pour résumer:

La réplique à ceux qui veulent utiliser cette phrase de Abou Hanifah contre les Sunnites se trouve dans le traité al-Fiqh al-Akbar lui-même, dans les écrits des savants hanafites, ainsi que dans les oeuvres des plus grands savants  musulmans tels que an-Nawawi, Ibn Hajar al-Asqalani et d’autres.  Dans son traité Abou Hanifah dit que Dieu n’est pas un corps, qu’Il parle sans lettres ni instruments, qu’Il n’est pas concerné par la distance, qu’il ne faut pas traduire yad en persan, et que tous Ses attributs sont sans comment, ce qui montre qu’il ne prend PAS le sens apparent de yad comme le voudraient les anthropomorphistes. Les savants hanafites ont compris cela de leur imam Abou Hanifah. Les plus grands savants de cette communauté ont confirmé que la voie du Salaf était d’interpréter de manière générale et de ne pas prendre le sens apparent des attributs. Que reste-t-il aux anthropomorphistes? Soit ils vont dire que Abou Hanifah était un égaré qui s’est trompé sur la croyance, soit ils vont dire qu’il n’a pas écrit al-Fiqh al-Akbar. Ces deux solutions sont inacceptables par les musulmans sunnites, au vu des preuves. Que Dieu nous accorde la bonne compréhension.

Dieu est unique, c’est obligatoire : expliqué par l’imam al-Achari

J'aime!

L’imam Abou l-Haçan al-Achari a dit dans son livre Kitab al-Louma’, au sujet de la croyance en Dieu, en page 8 :

Louma page 8

« Si quelqu’un demande: « Pourquoi dites-vous que Dieu est unique? », on lui dit « La gestion [accomplie par] deux [entités, que certains égarés appelleraient « dieux »] ne sera jamais harmonieuse ou effective, au contraire, mais il est obligatoire que l’impuissance soit rattachée inévitablement à l’un des deux, ou aux deux, parce que si, [dans l’éventualité où] l’un d’entre eux voudrait qu’un homme soit en vie, et que l’autre voudrait qu’il soit mort, il ne peut y avoir que ces trois possibilités:

1) la volonté des deux se réalise,

2) ou aucune des deux volontés ne se réalise,

3) ou seulement la volonté de l’un des deux se réalise.

Maintenant, 1) il est impossible que les volontés des deux se réalisent [donc le premier choix est impossible], parce qu’un corps ne peut être simultanément en vie et mort. Mais, [d’un autre côté], 2) si les volontés des deux ne se réalisent pas, on doit conclure à l’impuissance des deux, et celui qui est impuissant ne peut être ni Dieu, ni éternel [donc le deuxième choix aussi est impossible]. Et 3) si la volonté de seulement l’un des deux se réalise, et pas celle de l’autre, l’impuissance se rattache donc obligatoirement à celui dont la volonté ne s’est pas réalisée, et celui qui est impuissant ne peut être ni Dieu ni éternel [donc le troisième choix est aussi impossible]. Ainsi, ce que nous avons prouvé c’est que Celui qui fait tout chose est Unique. Et Allah ta’ala a dit  لَوْ كَانَ فِيهِمَا ءَالِهَةٌ إِلاَّ اللهُ لَفَسَدَتَا « (law kaana fihima ‘alihatoun ‘illallaah lafaçadataa« , sourate 21 verset 22, ce qui signifie : »Si il y avait pour les cieux et la terre un dieu autre que Dieu, ils seraient corrompus (c’est-à-dire ce serait le chaos, ils n’existeraient pas) ». C’est le sens de l’argument que nous venons de présenter. »
Points à retenir de cette citation:
  • L’imam al-Achari est l’imam de Ahlou s-Sounnah. Il est mort en 324 de l’Hégire soit il y a plus de 1000 ans. Il fait partie de la période du Salaf
  • En arabe, la preuve qu’il vientde citer s’appelle « Dalil at-Tamanou’‘ », c’est-à-dire la preuve par l’incompatibilité mutuelle, et elle est tirée d’un verset du Qour’an.
  • L’argument ici n’est pas difficile. Imam al-Achari s’est basé sur un verset du Qour’an qui signifie que si il y avait, soi-disant, un autre dieu pour la terre et les cieux, ils n’existeraient pas c’est-à-dire que c’est impossible! Il développe en disant que si il y avait, soi-disant, deux dieux, finalement, comme il est obligatoire qu’ils soient capables de faire ce qu’ils veulent, on pourrait aboutir à des situations impossibles: comme si l’un veut que Untel soit vivant, et l’autre voudrait que ce même Untel soit mort. Cela ne peut pas arriver. Car les trois seules solutions que nous avons démontrent toutes que l’un des deux n’est pas un dieu ou que les deux ne sont pas Dieu. Donc cela montre que l’hypothèse de départ, selon laquelle il y aurait deux dieux, en fait , est fausse. Et si il est impossible qu’il y ait deux dieux à plus forte raison il est impossible qu’il y en ait plus que deux (donc il est impossible de dire que il y aurait un dieu du feu, un de l’eau, un de la terre, wa l-iyaadhou billaah La terre ne serait pas telle qu’elle est, si c’était le cas, comme le dit le verset du Qour’an), d’ailleurs elle n’existerait pas.
  • Et si quelqu’un dit « Mais si les deux soi-disant dieux veulent toujours la même chose? », on lui répond que cela aussi serait un signe d’imperfection car celui qui a besoin de l’accord d’un autre pour que quelque chose arrive n’est pas parfait, et celui qui n’est pas parfait n’est pas Dieu.
  • Donc Allah est unique.

Dieu existe, c’est obligatoire : expliqué par l’imam al-Achari

Dans son célèbre livre Kitab al-Louma’ fi r-radd ‘alaa Ahli z-Zaygh wa l-bid’, l’imam de Ahlou s-Sounnah, Abou l-Haçan al-Achari a dit, pages 6 et 7:

Titre Louma 5Louma page 6Louma page 7

[A la toute première question , qui était: Si quelqu’un demande: « Quelle est la preuve que la création a un Créateur qui l’a créée et qui la gère selon une Sagesse?« . On lui dit: …]: « Nous voyons [l’être humain] enfant, puis jeune homme, puis vieux, et nous avons su que ce n’est pas lui qui s’est fait passer tout seul d’un état de jeune homme à celui de plus âgé et de décrépi, car l’homme, même s’il faisait tous les efforts pour se débarrasser de la vieillesse et de sa décrépitude, et ce afin de revenir à son état de jeunesse, il ne pourrait pas le faire. Donc ce que nous venons de dire prouve que ce n’est pas lui qui s’est fait passer tout seul d’un état à un autre, et qu’il a Celui qui le fait passer d’un état à un autre et qui gère ce qu’il est, parce que passer d’un état à un autre sans Celui qui le fait passer d’un état à un autre est impossible.

Un exemple qui clarifie cela c’est le fait que le coton ne peut pas se changer en du fil et un habit tissé sans un tisserand ou artisan ou superviseur. Si un homme choisissait du coton, et ensuite attendait qu’il devienne du fil puis un habit tissé sans artisan ou tisserand, il aurait perdu la raison et serait extrêmement ignorant. De la même façon, si un homme allait sur une terre déserte, et qu’il n’y trouvait pas de palais déjà construit dessus, et qu’il attende [là-bas] que l’argile se transforme en briques qui se joindraient ensemble, sans travailleur ou constructeur, il serait [vraiment] ignorant. Maintenant, si le passage de l’état de fluide [noutfah], à celui de sang coagulé, à celui de bouchée de chair, puis à celui de chair et sang et os, est même plus extraordinaire que cela, alors à plus forte raison il y a Celui qui a fait que le fluide [noutfah] change d’un état à un autre.

Allah ta’aala a dit, dans sourate 56, versets 57 et 58, « A fa-ra’aytoum maa tamnouna Antoum takhlouqounahoum am nahnou l-khaaliqoun » ce qui signifie « Ne voyez-vous pas ce qui sort de vous? Est-ce vous qui l’avez créé? Ou en sommes-Nous le Créateur? » [c’est une question dont on connaît la réponse, c’est-à-dire que Dieu est bien le Créateur des enfants, et non les hommes] Et ils ne pouvaient pas affirmer, avec une preuve, que c’étaient eux qui avaient créé ce qui sort d’eux. En dépit de leur désir d’avoir un enfant, il peut ne pas venir; et malgré leur réticence du fait d’avoir un enfant, il peut[quand même] arriver. Et Allah ta’aala a dit , en rappelant Son unicité à Ses créatures, sourate 51 verset 21 « Wa fi-anfousikoum a fa laa toubsiroun« , ce qui signifie: « Et en vous-mêmes [il y a aussi des signes]: alors, vous ne voyez-pas? ». Il déclare donc leur impuissance et leur besoin d’un Créateur qui les a faits et qui les gère. »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Abou l-Hasan al-Achari fait partie du Salaf, il est mort en 324, soit juste quelques années après l’imam at-Tahawi (mort en 321 AH). Il est l’imam de Ahlou s-Sounnah dans la croyance, ainsi que les imams de la guidée qui l’ont suivi.
  • Ici vous retrouvez des exemples de a règle selon laquelle « Tout acte a un auteur ». Personne ne s’assoit devant un morceau de coton en attendant que ça devienne du fil puis un pull!! Eh bien le passage du sperme à l’embryon et au fœtus est encore plus extraordinaire que cela! Il est obligatoire qu’il y ait Celui qui a fait changer l’embryon d’un état à un autre. Et le Créateur n’a aucun point commun avec les créatures.
  • Vous pouvez faire suivre le lien vers cette page à vos amis musulmans et non-musulmans!!

Fatwa des savants de al-Azhar au sujet de celui qui croit que Dieu est dans un endroit

Page de titre de Ithaf al-KainatPage 3 de IthafPage 4 de IthafPage 5 de IthafPage 6 de IthafPage 7 de IthafPage 8 de Ithaf

Pour lire toute la fatwa en un seul document cliquez ici :Cette Fatwa en PDF

Voici la traduction de cette fatwa importante, qui est rédigée par l’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibn Mouhammad ibn Khattab As-Soubki al-Azhari dans son livre Ithaf al-Kainat bi-bayan as-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat, page 3:

LISEZ BIEN CAR CE QU’IL A DIT EN 1931 EST TRES IMPORTANT!

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Celui qui est exempt des caractéristiques des créatures, comme la direction, le corps, l’endroit et le fait d’être au-dessus. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, celui qui est venu avec l’effacement de l’association (Ach-chirk) et de l’athéisme (al-‘Ilhad), celui qui nous a ordonné d’exempter Allah ta’ala des attributs des esclaves, celui sur qui a été révélée la sourate ( قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد ) [qui signifie: « Dis que Allah est unique, Il n’a besoin de rien, Il n’engendre pas et Il n’est pas engendré et qu’Il n’est pas d’équivalent »] ainsi que le verset ( ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) [il se lit Layça kamithlihi chay’ wa houwa s-Samee’ou l-Baseer » et il signifie « Rien n’est tel que Lui »] ainsi qu’ à sa famille et ses compagnons, ceux qui ont suivi sa bonne guidée jusqu’au jour du jugement. Mahmoud fils de Mouhammad fils de Ahmad Khattab As-Soubki dit :

[LA QUESTION]

« Un de ceux qui veulent connaître la science de la religion, et s’attacher à la voie du Salaf et du Khalaf m’a interrogé au sujet de ce qui n’est pas explicite dans les ‘ayah et les hadiths, par sa parole : « Que disent les maîtres des savants, que Allah ta’ala les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allah ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il est assis sur le trône dans un endroit spécifique, qui dit que cela est la croyance du Salaf, qui amène les gens à avoir cette croyance, qui leur dit que celui qui ne croit pas cela est un mécréant, en prenant pour argument Sa parole ta’ala (الرحمن على العرش استو ى ) [Sourate Taha verset 5, qui se lit : ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa, et dont le sens apparent serait que Dieu serait établi sur le Trône, mais vous allez voir que le Chaykh as-Soubki explique qu’il ne faut pas le comprendre ainsi] Et Sa parole ‘azza wa jall ( ءأمنتم من في السماء ) [Sourate al-Moulk verset 16 qui se lit : A amintoum man fis-samaa, et qui littéralement signifie « Vous croyez-vous à l’abri de celui qui est au ciel? »] Est-ce que cette croyance est correcte ou fausse ? Et si elle est fausse, est-ce que celui qui dit cela devient mécréant en ayant cette croyance précédemment citée ? Est-ce que tous ses actes comme la prière, le jeûne et autres que ceux-là des actes de la religion sont annulés ? Est-ce que sa femme cesse d’être son épouse ? Et est-ce que, s’il meurt sur cet état avant de se repentir, on ne le lave pas, on ne fait pas la prière funéraire en sa faveur, on ne l’enterre pas dans un cimetière de musulmans ? Et est-ce que celui qui le croit dans cette croyance devient mécréant comme lui ? Et que dites-vous au sujet de certaines personnes qui prétendent que nier les six directions à Allah ta’ala reviendrait selon eux à nier l’existence de Allah ta’ala ? Répondez-nous, que Allah vous rétribue en récompense en indiquant la voie du Salaf et du Khalaf dans ces deux ‘ayah et ce qui est du même ordre parmi les ‘ayah non explicites comme Sa parole ( إليه يصعد الكلم الطيب ) [Sourate verset qui se lit Ilayhi yaS’adou l-kalimou t-tayyib, et qui littéralement signifierait « Et à Lui remontent les bonnes paroles »] Et des hadiths des attributs comme le hadith ( ينزل ربنا إلى سماء الدنيا ) [qui se lit yanzilou Rabbouna ila s-Samaa’i d-dounya] Et le hadith de la femme esclave d’une explication qui nous suffise en citant les paroles des savants du Tafsir et du hadith, de la jurisprudence, du Tawhid, avec les détails complets pour que les langues de ces gens-là, qui assimilent Allah ta’ala à Ses créatures, cessent de diffuser leur mal. Ils prétendent que le Ta’wil des savants du Khalaf serait de la mécréance en soutenant que c’est la voie des jahmiyyah mécréants et ils ont diffusé cela parmi les gens du commun. Que Allah ta’ala vous rétribue en bien pour la religion de la meilleure des rétributions.

[LA REPONSE]

§ J’ai répondu par l’aide de Allah ta^ala et j’ai dit : §

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim, la louange est à Allah Celui qui guide vers la vérité. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à celui qui a reçu la sagesse et l’éloquence. Ainsi que sa famille et ses compagnons, ceux que Allah a guidés et à qui Il a accordé la réussite. Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération. La preuve selon la raison est l’exemption de Allah ta’ala du début et le fait qu’Il est différent de ce qui entre en existence. Et la preuve à partir des textes est Sa parole ta^ala ( ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) [cela se lit Layça kamithlihi chay’ wa houwa s-Samee’ou l-Baseer » et cela signifie « Rien n’est tel que Lui »] Quiconque a cru que Allah ta’ala est incarné dans un endroit, qu’Il est en contact avec un endroit ou avec quoi que ce soit parmi les créatures comme le trône, le piédestal, le ciel, la terre ou autre que cela est catégoriquement un mécréant. Tous ses actes seront annulés que ce soit sa prière, son jeûne, son pèlerinage et autres que ceux-là. Sa femme cesse d’être son épouse, il doit se repentir immédiatement et s’il meurt sur cette croyance, que Allah ta’ala nous en préserve, il n’est pas lavé, on ne fait pas la prière funéraire en sa faveur, on ne l’enterre pas dans un cimetière de musulmans. Et sont pareils à celui-là tous ceux qui ont cru [en une telle personne] avec cette croyance, que Allah ta’ala nous préserve du mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Quant au fait d’amener les gens a croire en cela et a leur dire que ne pas croire ainsi est de la mécréance, ceci est [également] de la mécréance et une grave calomnie. Sa prétendue argumentation par ces deux ‘ayah est infondée. Comment quelqu’un de raisonnable comprendrait-il de ces deux ‘ayah et de ce qui est du même ordre, que Allah ‘azza wa jall serait assis sur le trône, ou s’assoit dessus ou, qu’Il est dans le ciel ou ce qui est du même ordre de ce que prétend ce groupuscule alors que la Parole de Allah n’est pas créée, qu’Elle est un des attributs de Allah ta’ala exempt de début ? Il existe avant l’existence du trône et des cieux. Allah ta’ala a pour attribut l’Istiwa’ ‘ala l ‘arch avant l’existence du trône. Est-ce qu’Il était assis selon eux sur le trône qui était inexistant avant son existence ? Est-ce que Allah jalla jalalouhou aurait été dans le ciel avant la création des cieux ? Quelqu’un de raisonnable ne conçoit pas cela. Est-ce que la raison va croire que celui qui est exempt de début s’incarne dans quelque chose qui entre en existence ?Certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement. En résumé, celui qui dit ces paroles ainsi que ces semblables qui n’acceptent pas la confirmation, ni par la raison ni par les textes transmis, sont devenus mécréants alors qu’ils pensent qu’ils sont en train de bien faire. Ce qui est catastrophique est qu’ils prétendent être des Salafites, alors que ce sont des gens écartés de la voie de la vérité blâmant les meilleurs musulmans. La hawla wa la qouwwata ila bi l-lah al-‘aliyy al-‘adhim.

[LA METHODE DU SALAF ET DU KHALAF POUR CES VERSETS]
Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les ‘ayah et les hadiths non explicites (moutachabih), tous se sont accordés à dire que Allah ta’ala est exempt des caractéristiques des créatures. Allah ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allah soubhanahou wa ta’ala est tel qu’Il est avant l’existence du trône, avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. Le Hafidh [al-‘Asqalani ] a dit dans al-Fath : « Les Faqih se sont tous accordés qu’ils soient en orient ou en occident à croire en le Qour’an et en les hadith qui sont parvenus par les gens dignes de confiance d’après le messager de Allah Salla llahou ‘alayhi wa ‘ala ‘alihi sallam concernant les attributs du Seigneur sans assimilation ni interprétation par un sens qui n’est pas correct ».

Mais ils ont seulement divergé entre eux concernant l’explication du sens qui est visé par ces ‘ayah et ces hadith.

[LA METHODE DU SALAF]
Le Salaf, que Allah ta’ala l’agrée, a pour croyance en ces ‘ayah et ces hadith tout comme ils sont parvenus. Ils ont pour croyance qu’ils n’ont pas le sens apparent en raison de la parole de Allah ta »ala
( ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) Layça kamithlihi chay’ wa houwa s-Samee’ou l-Baseer
[ cela signifie « Rien n’est tel que Lui »]
Et ils remettent la connaissance du sens visé à Allah ta’ala, en raison de Sa parole ^azza wa jall « wa ma ya’lamou ta’wilahou illa llaah » ( و ما يعلم تأويله إلا الله ) [Sourate 3, verset 7, cela signifie « Et ne sait son interprétation que Allah »];et ils disent au sujet de la ‘ayah ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa ( الرحمن على العرش استوا ) [Sourate Taha verset 5, dont le sens apparent serait que Dieu serait établi sur le Trône, mais vous allez voir qu le Chaykh as-Soubki explique qu’il ne faut pas le comprendre ainsi] :
« Istawa’, d’un istiwa’ qui est digne de Lui et que seul Lui, Allah ‘azza wa jall, sait ».

Et pour la ‘ayah A amintoum man fis-samaa ( ءأمنتم من في السما ) [Sourate al-Moulk verset 16, qui littéralement signifie « Vous croyez-vous à l’abri de celui qui est au ciel? »] :[Les gens du Salaf disent:] « Nous avons foi en ces versets selon le sens que Allah a voulu, tout en L’exemptant parfaitement des attributs de ce qui entre en existence ainsi que de l’incarnation.

Ils disent au sujet de la ‘ayah yadoullah fawqa aydihim ( يدالله فوق أيديهم ) [Sourate Fath verset 10, qui littéralement signifierait que « Sa main est au-dessus des leurs » mais ici ce n’est pas le sens qui est visé] : »Il a un yad pas comme nos mains et ne le sait que Allah ta’ala »; et ainsi pour toutes les ‘ayah non explicites ( moutachabihah).

L’imam glorieux, le salafite Ibnou Kathir dans le troisième tome de son Tafsir page 488 a dit, quant à la parole de Allah : thoumma stawa ala ‘arch ( ثم استوى على العرش )[Sourate al-A’raf verset 54, que vous pouvez retrouver dans ce site]

Les gens ont à ce sujet plusieurs avis , mais ce n’est pas le lieu de les détailler ici. Nous citons ici la voie du Salaf vertueux de Malik, al-Awza’iyy, ath-Thawriyy, Layth Ibnou Ka’b, Ach-Chafi’iyy, Ahmad ibnou Hanbal, Ishaq ibnou Rahawih et d’autres qu’eux parmi les imams musulmans du passé et contemporains et plus récents, à savoir de lire ces ‘ayah comme elles sont parvenues. Sans attribuer le comment, ni d’assimilation, ni annulation de ces ‘ayah. Et le sens apparent qui vient à l’esprit des assimilateurs est nié au sujet de Allah ta’ala. Car Allah n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créatures. Rien n’est tel que Lui et Il est celui qui entend et qui voit. Mais il en est comme l’on dit les imams parmi lesquels Na’im ibnou Hammad al-Khouza’iyy, le chaykh de Al-Boukhariyy, qui a dit : « Celui qui assimile Allah à Ses créatures est un mécréant, et celui qui renie ce que Allah a cité comme attributs pour Lui-même est mécréant. Et il n’y a pas, dans les attributs que Allah a cités comme étant Ses propres attributs ni dans ceux que Son messager a cités, d’assimilation. Celui qui confirme à Allah ta’ala ce qui est parvenu dans les ‘ayah explicites et les nouvelles sûres, conformément à ce qui est digne de l’éminence de Allah ta’ala et qui a nié au sujet de Allah ta’ala les défauts, il aura suivi la voie de bonne guidée  » .

Et [on trouve] semblable à cela dans d’autres tafsir des Imams véridiques.
Et ils disent au sujet du hadith yanzilou Rabbouna ila s-Samaa’i d-dounya (ينزل ربنا إلى سماء الد نيا ): »C’est un nouzoul qui est digne de Lui et que seul Lui, Allah ta’ala sait ». Quant au hadith de la femme esclave, al-jariyah, qui a été rapporté par Mouslim et Abou Dawoud par la voie de Mou’awiyah ibnou al-Hakam dans lequel il est dit que le prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam a interrogé la femme esclave en lui disant أين الله [aynallah] et qu’elle a répondu في السماء [fis-samaa’] et qu’il a dit من أنا [man ana] et qu’elle lui a répondu أنت رسول الله [anta raçouloullah] et il a dit à son maitre أعتقها فإنها مؤمنة [ce qui signifie: Libère-là car certes elle est croyante], ils disent à son sujet ce qu’ils ont dit au sujet de la ‘ayah a amintoum man fis-samaa’( ءأمنتم من في السماء )

Et il en est de même au sujet des hadith des attributs non explicites. Ils ont argumenté cela par sa parole ‘azza wa jall « Houwa l-ldhee anzala ‘alyka l-kitab minhou aayaat mouhkamaat wa hounna oummou l-kitaab wa akhr moutachaabihaat fa amma l-ladheena fee qouloubouhim zayghou fa yatab’ouna maa yatachaabah minh ibtaghaa’ al-fitnah wa btaghaa’ ta’wilihi wa lam ya’lam ta’wilahou illallaah ( هو الذي أنزل عليك الكتاب منه آيات محكمات و هن أم الكتاب و أخر متشابهات فأما الذين في قلوبهم زيغ فيتبعون ما تشابه منه ابتغاء الفتنة و ابتغاء تأويله و ما يعلم تأويله إلا الله ). [ ce qui signifie :« C’est Lui (Allah) Qui t’a révélé le Livre au sein duquel il y a des ‘ayah explicites (mouhkamah) qui sont la base du Livre et d’autres [‘ayah qui sont] non explicites (moutachabihah). Quant à ceux dont les cœurs sont déviés, ils suivent ce qui n’en est pas explicite pour faire tomber dans l’égarement et faire de mauvaises interprétations, et ne connaît son interprétation que Allah] .Ils ont dit que l’on s’arrête [au mot Allah] avec cette récitation.

Quant à la suite « wa r-Raashikhouna fi l-ilm « ( و الراسخون في العلم ) [c’est-à-dire « et ceux qui sont versés dans la science », pour le Salaf, c’était une parole pour indiquer que les plus illustres de ceux qui ont la science croient en la véracité des ‘ayah non-explicites (moutachabihah) du Qour’an.

[LA METHODE DU KHALAF]
Quant au Khalaf, que Allah ta’ala leur fasse miséricorde, ils disent au sujet de cette ‘ayah et de ces hadith, que leur sens est connu. Ainsi le sens de ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa ( الرحمن على العرش استوا ) est « Istawla bil-qahar« , c’est-à-dire « Il a dominé », que le trône est sous la destinée de Allah.

Et la signification de a amintoum man fis-samaa’ ( ءأمنتم من في السماء ), c’est : « Celui dont la souveraineté est au ciel », ou alors c’est pour dire que c’est une forme en langue arabe qui indique la glorification de Allah ta’ala en lui attribuant al ‘oulouw et al ‘athamah et l’exemption ddu fait d’être dessous ou en bas (as-soufl wa at-taht), non pas que Allah ta’ala est incarné dans le ciel, car l’incarnation fait partie des caractéristiques des corps et des signes d’entrée en existence et Allah est exempt de cela.
Et la signification de yanzilou Rabbouna ila s-Samaa’i d-dounya ( ينزل ربنا إلى سماء الدنيا ), c’est-à-dire que c’est Son messager qui descend au ciel du bas-monde, ou bien Sa miséricorde. Quant à la décision du messager salla llahou ta’ala ‘alayhi wa ‘ala alihi wa sallam de libérer la femme esclave, lorsqu’elle a dirigé sa main vers le ciel, c’est parce que que cela de sa part indique qu’elle n’attribue pas d’associé à Dieu. Car en montrant le ciel du doigt, il a su qu’elle n’était pas de ceux qui adorent les idoles qui sont sur terre. Il en est de même dans les autres ‘ayah et hadith et c’était pour les savants du Khalaf une indication [de plus pour confirmer le fait que] qu'[il faut s’arrêter au mot ‘ilm] dans la récitation de la ‘ayah honorable pour la parole de Allah ta^ala wa r-Raashikhouna fi l-ilm ( و الراسخون في العلم ) [et donc on lirait : « C’est Lui (Allah) Qui t’a révélé le Livre au sein duquel il y a des ‘ayah explicites (mouhkamah) qui sont la base du Livre et d’autres [‘ayah qui sont] non explicites (moutachabihah). Quant à ceux dont les cœurs sont déviés, ils suivent ce qui n’en est pas explicite pour faire tomber dans l’égarement et faire de mauvaises interprétations, et ne connaissent son interprétation que Allah ainsi que ceux qui sont versés dans la science. »

Ils argumentent cela par le fait que le Qour’an est en langue arabe et que la langue arabe contient le sens de ces mots qui sont dans ces ‘ayah non explicites.

Les voies du salaf et du khalaf sont toutes deux correctes
. Les preuves indiquent leur vérité et le surcroit de mérite revient au Salaf. Celui qui attribue donc aux savants du salaf ou du khalaf quelque chose de contraire à cela, c’est un égaré qui déroute les gens. Celui qui dit que la voie du Khalaf est la voie des Jahmiyyah, c’est un calomniateur menteur.Car

« les Jahmiyyah sont ceux qui ont suivi Jahm ibnou Safwan qui a prétendu que la personne est contrainte dans ces actes, il a nié toutes les capacités. Il a prétendu que le paradis et l’enfer auront une fin. Il a prétendu aussi que la foi est uniquement le fait de connaitre de Allah ta’ala et que la mécréance est uniquement le fait d’ignorer [l’existence] de Allah. Il a dit qu’il n’y a pas d’actes à autre que Allah ta’ala mais que les actes sont attribués aux créatures par un sens figuré tout comme on dit que le soleil a quitté le zénith ou que le moulin a tourné sans qu’ils soient sujets ou capables de faire ce qui a été cité à leur sujet. Il a prétendu également que la science de Allah ta’ala est entrée en existence. Il s’est abstenu de dire que Allah est un chay’ ou qu’Il est Hayy’ ou qu’Il est ‘Alim ou qu’Il est Mourid. Il a dit : « Je ne lui donne pas un terme qu’il est possible d’utiliser pour autre que Lui comme chay’, ou Hayy ou ‘Alim ou mourid et ce qui est du même ordre ». Il acceptait d’attribuer [à Dieu] le fait qu’Il est qadir, moujid, fa’il, khaliq, mouhyiy moumit car ces attributs Lui sont spécifiques . Il a prétendu que la parole de Allah ta’ala est entrée en existence tout comme l’ont dit les qadariyy. Et il n’a pas dit que Allah ta’ala est moutakallim. Nos compagnons l’ont déclaré mécréant dans tous ces égarements. Et les qadariyy l’ont déclaré mécréant quand il a dit que Allah ta’ala est créateur des actes des esclaves. Les différents groupes de la communauté se sont accordés à le déclarer mécréant. »Fin de citation du livre al-Farqou bayna l-firaq de l’imam Abou Mansour ^Abdou l-Qahir al-Baghdadiyy page 199. [présente ds ce site]

Et à partir de là, tu sauras que les savants du Khalaf sont innocents de cette voie [des Jahmiyyah] et de ceux qui l’ont suivie.

Quant à ce qui a été dit au sujet de « renier les six directions au sujet de Allah ta^ala revient à nier Son existence », ce n’est d’évidence qu’une parole infondée, en raison de ce qui est connu que Allah ‘azza wa jall existe avant l’existence des six directions citées qui sont haut, bas, devant, derrière, droite et gauche. Il existe avant l’existence du monde dans sa totalité par l’unanimité des prédécesseurs et des successeurs. Comment pourrait-on concevoir que l’existence de Allah ‘azza wa jall qui est exempt de début,n dépendrait de l’existence de certaines choses entrées en existence ou de tout ce qui est entré en existence qu’Il a crée soubhanallah ? Ce ne sont là que des calomnies graves. Un groupe de Salaf et de khalaf ont dit que celui qui a pour croyance que Allah est dans une direction est un mécréant tout comme l’a dit al-‘Iraqi, Abou Hanifah, Malik, ach-Chafii, Abou l-Hacan al-Ach’ari et al- Baqillani.

Le savant Moulla ‘Ali al-Qari dans son Sharh de al-Michkat, tome 2 page 167 l’a dit. Allah ta^ala dit
( فانها لا تعمى ألابصار و لكن تعمى القلوب التي في الصدور )
C’est-à-dire: ce n’est pas les yeux qui deviennent aveugles mais ce sont les cœurs qui sont dans les poitrines.

Et Allah ta’ala dit ( و من لم يجعل الله نورا فماله من نور )
C’est-à-dire, : « Celui que Allah ne guide pas, qui va le guider ? »
Nous demandons à Allah ta’ala qu’Il nous guide tous vers la voie de droiture et qu’Il nous préserve et qu’Il nous protège des débordements et des mauvaises suggestions du chaytan maudit et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés au dernier des prophètes ainsi qu’a ceux qui ont œuvré conformément à sa guidée

Et j’ai exposé cette réponse à un groupe de savants émérites de Al ‘Azhar qui l’ont validée et qui ont écrit leur noms sur celle-ci. Il s’agit de leurs excellences,

  • le Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafiis,
  • le Chaykh Mouhammad Sabi’ adh-Dhahabi,
  • le Chaykh des maîtres Hanbalites, le Chaykh Mouhammad al-‘Azbiyy Rizq, l’enseignant des hautes études ,
  • et le Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études,
  • le Chaykh ‘Aliyy an-Nahrawiyy, l’enseignant des hautes études,
  • le Chaykh Dousouqiyy ‘Abdullah al ‘Arabi, du comité des grands savants,
  • et le Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al Azhar,
  • le chaykh Ibrahim ‘Ayyarah ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar,
  • le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar,
  • le Chaykh Ahmad Makkiyy, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar,
  • et le le Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.
Points à retenir:
  • L’imam as-Soubki al-Azhari est mort en 1352 de l’Hégire, que Allah lui pardonne, et la fatwa a été rédigée et signée par ces savants en 1350 de l’Hégire.
  • Ce qu’il explique ici est un jugement sur la croyance, la croyance musulmane ne change pas avec les époques. Si il a pu dire, il y a 80 ans, que croire que Dieu est dans une direction est de la mécréance, par avis unanime des savants dignes de considération, pourquoi alors aujourd’hui certains ne veulent pas accepter cette réalité et préfèrent dire que ce n’est pas de la mécréance?

al-Hafidh al-Bayhaqi a interprété « mahabba » et « boughd » (mot à mot « amour » et « haine »)

Page de titre de al-Asma wa s-SifatPage 501 de al-AsmaPage 502 de al-Asma

L’imam al-Bayhaqi explique comment al-Achari interprétait les textes qui contiennent les mot « mahabba » et « ghadab » au sujet de ALLAH [littéralement ces mot signifient « amour« et « haine » , or nous savons grâce au Qour’an que Dieu ne change pas, et qu’Il n’a pas besoin de Ses créatures, donc comment comprendre ces textes? La réponse est dans cet extrait].

Il dit, pages 501-502:

« Le chaykh [c’est-à-dire al-‘Ach’ari] a dit: la « mahabba », le « boughd« , et la « karahiyya« , selon certains de nos compagnons, sont parmi les attributs des actes [c’est-à-dire Sifat al-Fil » et non de la réalité de Dieu]. Par conséquent, la « mahabba » de ALLAH signifie que ALLAH loue [cette personne], et cela se voit grâce à ce qu’ils [les esclaves] ont acquis [comme bonnes actions], tandis que pour « boughd » et « karahiyyah« , ces mots ont le sens de la situation blâmable dans laquelle Il met les désobéissants, en raison de ce qu’ils ont acquis contre eux [comme mauvaises actions]. Mais si louer et blâmer sont considérés comme étant par Sa Parole, alors on sait que Sa parole est un attribut de Sa réalité [et non des actes].

Al-Achari considère donc que ces deux attributs sont à renvoyer à Sa volonté. Ainsi la « mahabba » de Allah envers les croyants revient au fait qu’Il VEUT pour eux des choses profitables et leur réussite, tandis que Son « boughd » envers les autres [c’est-à-dire autres que les croyants] revient au fait qu’Il veut pour eux leur humiliation et leur déchéance. Aussi, Sa « mahabba » des qualités nobles [chez les gens] revient au fait qu’Il veut le bien pour celui qui a ces qualités, et Son « boughd » des mauvaises qualités revient au fait qu’Il veut le rabaissement pour celui qui a ces qualités, wa Allah a’lam. « 

Points à retenir de cette citation:
  • L’imam al-Bayhaqi est mort en 458 de l’Hégire, donc il y a presque 1000 ans et c’était un grand hafidh. Ce livre al-Asma wa l-Sifat est entièrement dédié au interprétations correctes à donner aux noms et attributs de ALLAH
  • Vous pouvez consulter le Lexique si quelque chose n’est pas clair.
  • Ici il explique que partout où il y a les termes « mahabba » ou « boughd » , qui littéralement signifient amour, haine, en fait cela exprime le fait que lorsqu’une personne ou ses actes sont agréés par ALLAH, Il veut pour cette personne le Bien, et lorsqu’une personne désobéit, ALLAH veut pour cette personne le mauvais état dans lequel cette personnese trouve.

Imam Ibn Asakir explique la croyance de l’imam Achari: Dieu existe sans endroit

Page 150 de TabyinPage 150 de Tabyin

Dans son livre spécialisé autour de l’imam al-Achari, l’imam Ibn Açakir dit, p.150

De même, les « Najjariyah » disent que le Créateur, qu’Il soit exalté, est dans tous les endroits sans qu’Il soit diffus et sans direction, tandis que les « hashawiyyah » et les « mujassimah » disent qu’Il est présent sur le Trône, que le Trône est son endroit, et qu’Il est assis dessus. Quant à lui [l’imam al-Ash’ari], il a choisi une voie qui est entre les deux, et il a dit que Dieu existait alors qu’il n’y avait pas d’endroit, puis Il a créé le Trône et le « koursiyy ». Il n’a pas besoin de l’endroit, et Il est, après avoir créé l’endroit, tel qu’Il était avant de l’avoir créé.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Ibn Asakir est mort en 571 de l’Hégire, soit il y a plus de 800 ans.
  • Il explique la croyance de l’imam al-Achari sur ce point, qui est que Dieu n’a pas besoin d’endroit.

Ach-Chahrastani parle de la croyance de l’imam al-Achari, qui est celle du Salaf

Page de titre de al-Milal wa n-NihalPage 101 du Milal

L’imam ach-Chahrastani, dans son livre al-Milal wa n-Nihal, qui est consacré aux différentes sectes se réclamant de l’Islam, mais aussi d’autres groupes, dit, en p.101, au sujet de l’Imam al-Achari:

Il confirme « al-yadayn » et « al-wajh » en tant qu’attributs révélés. Il dit : « Ceci est parvenu ainsi dans la révélation, donc il est un devoir de les considérer tels qu’ils ont été révélés ». Il penchait pour la méthode des Salaf, qui était de ne pas se risquer à faire une interprétation, mais il lui est arrivé d’accepter l’interprétation.

Pages 104 et 105 de al-Milal

Au sujet du salaf en général voilà comment il explique leur croyance, p.104:

Quant à Ahmad ibn Hanbal, Dawoud ibn ‘Ali al-Isfahani, et la majorité des imams du « salaf », ils adoptèrent la voie du « salaf », leurs prédescesseurs de parmi les Ahlou l-hadith, tels que Malik ibn Anas et Mouqatil ibn Soulayman. Ils suivirent la voie saine, disant : »nous croyons en ce qui a été rapporté dans le Livre et dans la Sounnah sans nous risquer à l’interpréter, après avoir su avec certitude que Dieu ne ressemble en rien aux créatures et que tout ce qui est représentable par l’imagination c’est Dieu qui en est le Créateur et qui le détermine » « 

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam ach-Chahrastani est mort en 548 de l’Hégire soit il y a plus de 800 ans.
  • Son livre décrit les croyances de différents groupes. Ici il parle de l’imam al-Achari, de l’Imam Ahmad et de l’imam Malik comme ayant la même croyance. Notez bien la référence au fait que la croyance de l’imam al-Achari est bien conforme à la croyance du Salaf (en fait, al-Achari est lui-même de cette période du SALAF puisqu’il est né en 260 et est mort en 324. (pour vous donner une idée, imam at-Tahawi, reconnu comme faisant partie du Salaf, est mort en 321 AH)).