Mise en garde de la communauté contre ceux qui appellent à l’idolâtrie

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Voici la traduction d’une mise en garde d’un savant sunnite de renom du siècle dernier : vous remarquerez que lui, tout comme  les savants de al-Azhar aussi du siècle dernier déjà cités sur ce site, n’a pas hésité à appeler « mécréance » la croyance selon laquelle Dieu serait dans un endroit, et à appeler « mécréants » ceux qui ont cette croyance.

L’Imam al-Kawthari, en sa qualité d’assistant du dernier calife des musulmans, avait écrit un article pour mettre en garde les musulmans contre des livres qui contiennent de l’anthropomorphisme. Il dit, de la page 378 à 383, dans son livre Maqalat al-Kawthari (pour lire tout l’article en arabe en PDF, cliquez ici):

Tahdhirou al-oummati min dou’ati al -wathniyyah

La mise en garde de la communauté contre ceux qui appellent à l’idolâtrie

Peu m’importe l’origine de cet homme qui prétend la science [al-Kawthari parle ici contre un homme  de la péninsule  arabique du nom de ‘Abdullah al-Qasimi, et qui répandait la croyance anthropomorphiste au moment où al-Kawthari a écrit son article. Pour plus d’informations à ce sujet, voir les « Points utiles » à la fin de cet article] qui est apparu là d’où sort la corne du Chaytan [c’est-à-dire au Najd, en Arabie], ni son lien avec Mouçaylimah [cad le fait que cet homme ment tout comme Mouçaylimah mentait lorsqu’il prétendait être un prophète], ni le fait qu’il essaie d’infiltrer les gens de  al-Azhar en prétendant qu’il fait partie de ceux qui suivent l’un des imams (que Allah les agrée), ni ce qui lui est arrivé en étant chassé et éloigné de al-Azhar al-Charif après que sa réalité fût découverte, et ce, pour protéger un des derniers bastions de l’Islam,  car ces sujets ont été dévoilés sans aucune couverture. Les gens des différents pays connaissent sa réalité.

Mais ce qui m’importe et  qui importe à tout musulman qui craint pour sa religion, c’est que des gens pareils à lui se montrent comme étant des gens qui appellent à la voie du Salaf vertueux, de ceux qui ont des coeurs purs parmi les musulmans et sous cette couverture, ils diffusent leur poison sous le nom de la Sounnah en portant atteinte à la réputation du pays et de l’Islam. Nous ne pouvons pas laisser ces gens-là diffuser le mal entre les musulmans. Nous ne les laisserons pas échapper au sujet de notre travail, en élargissant le sujet à ce qui ne nous concerne pas, pour ne pas entraîner de discours inutiles pour cacher la réalité de son groupe qui est complètement lié à l’idolâtrie. Chaque fois qu’il essaie d’échapper, on l’attrape par ses oreilles, et nous le ramènons au sujet, tant il appelle à l’égarement clair, et nous le dévoilons au sujet de ce à quoi il appelle.

O toi qui prétends appeler à l’attachement à la Sounnah, tu appelles clairement à ce qui est dans le livre de ton imam al-Darimi [il parle ici de ‘Outhman ibn Sa’id al-Darimi m.280 AH], que ton groupe a réimprimé, il y a un mois seulement,  et tu appelles à ce qu’il y a dans le livre [intitulé] al-Sounnah que vous reconnaissez comme étant le livre de ‘Abdoullah, fils de l’imam Ahmad [ibn Hanbal].

Je ne vais pas te laisser duper les musulmans par ce que ces deux livres comportent comme ignorance et idolâtrie jusqu’à ce que tu te repentes et que tu t’innocentes de ce que ces deux livres comportent comme paroles d’idolâtrie et de mécréances claires qui font sortir de la communauté [musulmane]. Tu as récité une phrase qui se trouve dans le livre de al-Darimi qui est une mécréance sans faire de commentaire. Et aujourd’hui, je vais parler [de ces mécréances] une par une jusqu’à mentionner ce qui se trouve dans le livre al-Sounnah cité et j’en parlerai incha’Allah pour que les gens connaissent la vérité [l’imam al-Kawthari mentionne le livre intitulé al-Sounnah plus longuement dans un autre de ses articles].

Ce livre de al-Darimi,  tu admets le considérer comme étant un livre représentatif de  la Sounnah dans l’article que tu as cité dans le journal de tes partisans, [et] au début du livre,  [tu admets aussi que] Ibnou Taymiyya en était très épris et qu’il recommandait fortement de le suivre. Vous dites également la même chose au sujet de Ibnou Qayyim al-Jawziyya [cad que les partisans de l’homme contre lequel l’imam al-Kawthari écrit disent aussi de Ibn Qayyim al-Jawziyya qu’il appréciait beaucoup le livre de al-Darimi]; donc nous allons parler au sujet du livre cité pour indiquer la vérité sur ta croyance, la croyance de ceux qui te suivent, et la croyance de ton chaykh [Ibnou Taymiyya] al-Harrani et de son élève Ibnou Zafil [cad Ibn  Qayyim al-Jawziyya], croyance que vous reconnaissez et ceci va réduire la longueur de la réplique et faciliter l’arrivée à un résultat rapide pour montrer votre mauvaise croyance.

Au tout début des paroles que tu as rapportées de al-Darimi, il a prétendu dans son livre page 4 qu’il « ignore un seul endroit » , et il vise par cela  Allah soubhaanahou, et cela se répète de lui à plusieurs reprises dans son livre. Sa croyance est que Allah serait dans un endroit et qu’Il serait porté par une surface, et cela revient à Lui attribuer le corps [tajsim]. Celui qui considère que Allah soubhaanahou est dans un endroit, c’est un adorateur d’idôle,  et il quitte la communauté des musulmans [c’est-à-dire qu’il n’est plus musulman] tout comme cela a été rapporté par plus d’un des imams des fondements de la religion. Allah est exempt de telles calomnies.

Il y a aussi sa parole dans la page 20 lorsqu’il dit : »Al-Hayyou al- Qayyoum, Il bouge si Il le veut, Il s’élève si Il le veut, Il descend si Il veut, Il se lève et Il s’asseoit si Il veut car la différence entre celui qui est vivant et celui qui est mort, c’est le mouvement. Tout vivant bouge sans  aucun doute et tout mort ne bouge pas sans aucun doute ». Ceci est la parole de al-Darimi et cela se répète dans son livre.  Donc ce qu’adore ce perdant se lève, s’asseoit, bouge! Peut-être que ce Sijzi a hérité cette croyance de ses voisins les adorateurs des vaches [al-Sijzi était un des noms de al-Darimi et cela signifie que al-Darimi venait du Sijistan, au sud-est de l’Iran actuel.  Des hindous qui considèrent que les vaches sont sacrées vivaient près de cet endroit, d’où l’allusion de Imam al-Kawthari], et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! Quel sera  l’état de celui qui accepte ce livre, ou le recommande en bien, ou qui  l’ imprime pour appeler à ce qu’il comporte?  C’est cela votre tawhid auquel vous appelez ? Bonheur à al-Oustadh al-Mansouri qui a mis en garde contre ce prétendu tawhid ! C’est un tawhid qu’acceptent les protestants.

Il y a aussi sa parole en page 23, où il dit: « Allah a une limite, Son endroit a une limite et Il est sur Son trône au dessus des cieux et ce sont-là deux limites  et chacun sait Allah et Son endroit plus que les Jahmiyy ». Ca c’est la parole qu’il a dite et cela se répète dans son livre, ce sont des paroles qui ne laissent aucun doute pour l’innocenter de la croyance du corps au sujet de Allah et attribuer le corps à Allah est de l’idolâtrie. Malheur à celui qui veut donner une image à celui qu’il adore en Lui donnant des dimensions. Et comment ils s’attachent à Ayatou istiwa ?!  Al-Istiwa a plusieurs sens et al -‘Arch également a plusieurs sens dans la langue, il n’y a pas dans ce qui est attribué à Allah le sens de l’établissement, de l’installation, de la position assise ou du fait de monter, par l’unanimité des gens de la vérité. Le jugement de ce verset, c’est de s’en remettre à Allah tout en L’exemptant ou lui donner un sens de l’ordre de la souveraineté, ou de la totale puissance ou de donner les ordres et les interdictions et ce qui est de cet ordre qui est valable, selon ce qu’impliquent la langue et le discours.

La mécréance de celui qui attribue le mouvement, la position assise et les limites à Allah taala est une chose au sujet de laquelle deux musulmans ne sont pas en désaccord.

Il y a aussi sa parole en page 25 au sujet de Allah, il a dit qu’Il a créé Adam avec Sa main en touchant, et il répète cela à plusieurs reprises dans son livre. Tu  vois qu’il attribue à la création de Adam [d’avoir eu lieu] en maniant de la terre avec une main et ceci est une ignorance totale de la langue et une mécréance, mais le sens de « Allah a créé Adam biyadayh », c’est Sa grâce particulière sans que ce soit un organe et c’est ce que les Arabes utilisent comme sens au sujet de yadak et cela s’applique à la parole de Allah ta’ala:

Ayah 59 sourate al-‘Imran

إِنَّ مَثَلَ عِيسَى عِندَ اللّهِ كَمَثَلِ آدَمَ خَلَقَهُ مِن تُرَابٍ ثِمَّ قَالَ لَهُ كُن فَيَكُونُ

(inna mathala ‘Isa ‘inda-llaahi kamathali aadama khalaqahou min touraabin thoumma qaala lahou koun fayakououn)

[dans ce verset, Allah nous apprend que la création de ‘Iça (Jésus )et la création de Adam sont similaires, et la création de ‘Iça (Jésus) est décrite comme ayant été à partir de terre. Donc l’imam al-Kawthari montre qu’il y a un autre verset du Qour’an, à  part celui qui contient le mot « biyadayh », qui décrit la création de’Iça et  Adam, et qu’il est mentionné tout simplement qu’il a été créé à partir de terre, et que cela s’est fait sans aucune difficulté pour Allah »]

Il y a aussi sa parole en page 74, il dit : « Il s’asseoit sur le piédestal et il ne reste libre de lui que l’espace de quatre doigts ». Regarde cet idiot, comment il confirme la position assise à Allah soubhaanahou sur le koursi et qu’Il laisserait un endroit à Ses côtés pour faire asseoir Son messager dessus tout comme c’est la voie des barbahariyya, stupides ! La position assise dans la langue c’est de plier les jambes et de poser les fesses par terre, cela serait selon eux une croyance en Allah et en Son messager , est-ce cela la sounnah telle que celui qui s’en éloigne serait un ennemi de l’islam selon eux ! Que Allah les châtie, quelle audace ils ont, en attribuant cela à Allah !

Il y a aussi sa parole page 85 :  » Et si Il le veut, Il se serait installé sur le dos d’un moustique et le moustique l’aurait porté par Sa toute-Puissance, comment alors au sujet du trône ? ». Ceci est sa parole au sujet de Allah, comment celui qui considère que celui qu’il adore peut s’installer sur le dos d’un moustique, comment cela serait-il acceptable et il prend cela comme preuve pour dire qu’il est possible qu’Il s’installe sur le trône, le fait que le trône est plus large que le dos d’un moustique. Allah est exempt de tout cela. Je ne connais pas quelqu’un qui aurait divagué de la sorte avant cet homme stupide, ce Harrani  [Ibnou Taymiyya] et ceux qui l’ont suivi, et qui ignore que la volonté ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison ?  Ceci est semblable à celui qui dit : « S’ Il avait voulu, Il aurait mangé, bu, Il se serait marié, Il aurait créé semblable à Lui etc.… », des choses qui sont impossibles au sujet de Allah. Que Allah rétribue en bien le grand oustadh al-Hamaami qui a commenté cette parole dans son livre Ghawth al-‘Ibaad d’un commentaire élargi qui lève le voile sur ses différents sens, ce qui ne peut être rapporté dans sa totalité ici. Nous nous sommes suffi d’y faire allusion, et il y a en cela ce qui réconforte les coeurs.

Et je suis étonné de ce tambour vide qui défend son groupe et qui prétend réfléchir puisqu’il essaie d’interpréter ces paroles abominables en faisant comme si elles étaient des exemples, et en prenant pour preuve selon lui la parole de Allah, sourate al-Baqarah verset 26:

إِنَّ اللَّهَ لاَ يَسْتَحْيِي أَن يَضْرِبَ مَثَلاً مَّا بَعُوضَةً فَمَا فَوْقَهَا

(inna-llaaha laa yastahi an yadribou mathalaa mmaa ba’ouda famaa fawqahaa)

[Ce verset 26 de la sourate al-Baqarah  signifie « Et Allah prend ce qu’Il veut pour exemple [pour tirer des morales ou des leçons], même un moustique ». Le sens de ce verset est que Allah mentionne dans le Qour’an n’importe laquelle de Ses créatures afin que les gens tirent des enseignements, et il peut même s’agir d’un moustique. Mais bien sûr il n’y a pas lieu de comprendre que grâce à ce verset il serait permis de dire que Dieu peut être comparé à un moustique, ou qu’Il peut se tenir sur le dos d’un moustique comme l’a déduit al-Darimi!]

Ce pauvre n’a pas compris que l’exemple ici c’est parce que c’est  une ayah qui représente  un miracle, il ne s’est pas rappelé de la ayah, sourate al-Nahl verset 74:

فَلاَ تَضْرِبُواْ لِلّهِ الأَمْثَالَ

(fa-laa tadribou lillaahi l-amthaal)

qui signifie : « Ne donnez pas des semblables [amthaal] à Allah »

Cette aayah veut dire que Allah donne des exemples de ce qu’Il veut au sujet de  Ses créatures et non pas dans le sens de Le diminuer au point qu’Il soit comme porté par un moustique au dessus de son dos.  Ceci est une folie au dessus de laquelle il n’y a pas de folie. Allah est exempt de ce qu’ils disent. Malheur à celui qui imagine celui qu’il adore comme étant porté par un moustique et celui qui est comme ces personnes est quelqu’un qui est descendu à un niveau tellement bas qu’on ne peut pas discuter avec lui.

Il y a aussi sa parole en  page 100 : « Qui t’a dit que le sommet de la montagne n’est pas plus proche de Allah que son flanc et que le haut du minaret n’est pas plus proche de Allah que sa partie basse ? ». Ses paroles ici indiquent qu’il considère que celui qu’il adore est visible du haut des montagnes et du haut des minarets.  Tout comme ce Sabi’a Harrani Ibnou Taymiyya qui adore les corps célestes [ici l’imam al-Kawthari fait allusion à un groupe de gens appelés « les Sabi’a », qui étaient des païens, c’est-à-dire des gens polythéistes, et qui venaient du même endroit d’origine qu’Ibn Taymiyya : Harran].

Mais les musulmans ont pour croyance que Allah est exempt de l’endroit et que Son rapport aux endroits est le même [c’est-à-dire qu’Il n’est pas concerné par les endroits ou la distance, Il n’est ni proche ni loin d’eux]. Al-qourb [mot à mot : fait d’être proche] n’est pas par la distance et al-bou’d [mot à mot : l’éloignement] n’est pas par la distance. Allah dit,  sourate al-‘Alaq verset 19:

وَاسْجُدْ وَاقْتَرِبْ

« wasjoud waqtarib« , [mot-à-mot le sens serait « Prosterne-toi et rapproche-toi », bien sûr ce n’est pas par la distance mais c’est le fait de se rapprocher de l’agrément de Allah .]

et le Messager a dit :

أقربما يكون العبد من ربه وهو ساجد

(Aqrabou maa yakoun al-‘abd min rabbihi wa houwa saajid), [mot à mot « L’esclave est plus proche de son Seigneur lorsqu’il est prosterné », bien sûr ici le sens est que la personne est plus proche de l’agrément de son Seigneur lorsqu’elle est en prosternation. L’imam al-Kawthari utilise ce hadith  et ce verset pour démontrer que si on prenait ces textes selon le sens apparent, cela contredirait la croyance de al-Darimi ], rapporté par An-Naça’iyy et d’autres.

Ce perdant et ceux qui l’ont suivi  disent : « Non mais Il est plus proche du haut des montagnes!  » Ou bien  » Monte  aux endroits élevés tu te rapproches de ton Créateur ». Est-ce qu’il y  a une mécréance au-delà de celle-là ?

Et ce misérable cite le hadith :  » ayna l-Lah » [il s’agit du hadith de la femme esclave, dont le sens apparent pourrait laisser croire que Dieu est dans la direction du haut: pour des interprétations de ce hadith vous pouvez cliquer ici] alors qu’il est moudtarib [c’est-à-dire « perturbé »] que ce soit du point de vue du texte du hadith ou de sa chaine de transmission, et que le mot ‘ayna peut être  une interrogation au sujet de l’endroit [makaan] et peut être une interrogation au sujet du mérite et du degré [makaanah] et le hadith  serait dans le sens : « quel est, dans l’adoration, le degré de Allah pour toi? » tout comme tu vois ce détail dans ce qu’a dit Abou Bakr Ibnou al-‘Arabiyy et  ce qui est connu chez les Arabes c’est quand ils disent : « foulan makaanouhou fis–samaa », ils  veulent dire  que c’est quelqu’un qui  a un haut degré sans que cela veuille dire qu’il ne soit lui-même dans le ciel . Et ceci c’est comme ce qu’a dit  Naabighah bani Ja’ad [un ancien poète arabe qui a écrit un vers de poésie connu, où le mot « samaa » vise le degré et non pas l’endroit]:

علونا السماء مجدنا وجدودنا     وإنا لنبغى فوق ذلك مظهرا

Et je vous recommande  de ne pas écouter les paroles de ces stupides lorsqu’ils prétendent qu’ils sont plus proches de Allah du haut  des montagnes. Qu’ils ne fassent pas entendre leurs paroles aux jeunes dans les écoles parce qu’ils vont rire d’eux, se moquer d’eux pour ce qu’ils disent et de  leurs esprits stupides car il n’y a pas parmi eux ,  qui que ce soit qui ignore que la terre est arrondie, que la direction de la tête de celui qui se tient sur une montagne ici, est à l’opposé de la direction de la tête de celui qui se trouve en Amérique par exemple.

Il y a aussi sa parole page 121, quand il a répliqué selon lui, en disant « Tous les mouvements ne sont pas créés et nous nous sommes accordés sur le fait que le mouvement de la descente, la marche, le fait de courir et de s’installer sur le trône est quelque chose qui est de toute éternité », fin de sa parole. L’auteur croit que tout cela advient à Allah soubhaanah et selon lui le fait que l’établissement sur le trône est de toute éternité implique que le trône soit de toute éternité  et le fait que le mouvement et la marche soient attribués à Allah est quelque chose que la raison ne conçoit pas. Celui qui croit cela est un idolâtre, il n’est pas valable de le laisser diffuser le mal sur terre et diriger les musulmans et se marier avec eux.

Celui qui veut en savoir plus sur leur scandale qu’il lise les livres Daf’ shoubah at-tachibh de Ibn al-Jawzi, Daf’ shoubh de at-Taqiyy al-Housani, et le livre As-Sayf as-Saaqil fi r-Radd ‘ala Ibn Zaafil dans lequel  at-Taqi as-Soubki réplique à la Nouniyyah de Ibn al-Qayyim et nous avons déjà parlé de cette réplique, et enfin le livre al-Asmaa wa s-Sifaat de al Bayhaqi qui a été réimprimé récemment. Celui qui les lit avec attention verra que ces gens-là  attribuent le corps à Allah et il accomplira le devoir de leur répliquer.  C’est quelque chose d’étonnant que quelqu’un qui diffuse le livre de al-Darimi et  de ceux  qui le suivent appellent au grand jour à cela en disant que Allah bouge, marche, se lève dans un endroit qui est de toute éternité dans un pays dans lequel se trouve al- Azhar honoré. Allah est exempt de toute cette idolâtrie et celui qui l’a imprimé donne le discours, et dirige les musulmans dans leurs prières et les exhorte mais  c’est un homme qui tombe dans la discorde et qui a réimprimé à notre époque un des livres qui sont les plus nuisibles. Il a diffusé cela parmi les gens pour détourner les gens qui ont des ardeurs véridiques, pour ne pas mettre leurs commentaires sur ce scandale. Si ce n’était le scandale de la diffusion de ce livre, je n’aurais pas fait cela. En fait, ceux qui appellent à cette idolâtrie attribuent la mécréance à la communauté. J’espère que al-Azhar al-Charif ne va pas tarder à accomplir son  devoir  contre le livre de al-Darimi et de ses semblables en veillant sur  la croyance des gens et pour arrêter ceux qui diffusent [ce mal], et Allah est véridique, et Il est Celui qui guide vers la voie de droiture.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Mouhammad Zahid al-Kawthari était l’assistant du dernier calife des musulmans ( le califat a pris fin en 1922-1924). Il était un grand savant hanafite qui a même été appelé par certains le « moujaddid » (c’est-à-dire l’Imam “revivificateur de l’Islam”) du siècle dernier. Il est né en 1296 et est mort en 1371 AH, soit il y a environ 60 ans à peine.
  • Dès qu’il a appris la réimpression du livre de ‘Outhman ibn Sa’id al-Darimi (m.280 AH, à ne pas confondre avec le mouhaddith ‘Abdullah ibn ‘Abdir-Rahman al-Darimi, l’auteur des Sounan, qui lui est un imam correct et qui est mort en 255 AH) qui contient des paroles de mécréance, al-Kawthari a décidé d’écrire cet article pour dénoncer ce qu’il contenait, et pour encourager les responsables de l’Université de al-Azhar à faire la même chose.
  • Le livre de al-Darimi que al-Kawthari dénonce ici s’appelle « ar-Radd ‘ala l-Jahmiyya » (aussi appelé an-Naqd ‘ala l-Jahmiyya). Ce livre a malheureusement été réimprimé encore depuis, et les anthropomorphistes de notre époque le recommandent aux gens alors qu’il contient toutes ces paroles dénoncées par l’imam al-Kawthari!
  • L’imam al-Kawthari dénonce aussi l’éditeur de ce livre, ‘Abdullah al-Qasimi, qui était actif lorsque al-Kawthari a écrit cet article. Il s’agissait d’un Arabe qui diffusait la croyance des anthropomorphistes qui consiste à croire que Dieu serait dans le ciel, bougerait, serait dans la direction du haut, etc, qui sont des croyances de mécréance. L’imam al-Kawthari a bien fait de mettre en garde contre lui, car plus tard il est devenu athée, a rejeté toutes les religions, et a écrit pour expliquer et justifier son athéisme, wa l-‘iyaadhou billaah. Al-Qasimi est mort en 1996.
  • Donc cet article nous enseigne que l’assistant du dernier calife des musulmans, il y a un peu plus de 60 ans, a écrit pour mettre en garde contre un livre qui contient des paroles de mécréance car ceci est l’habitude des savants, comme l’a montré le savant as-Soubki al-Azhari, et l’imam al-Kawthari dit clairement que croire que Dieu est dans un endroit ou  a des limites  est de la mécréance.
علونا السماء مجدنا وجدودنا     وإنا لنبغى فوق ذلك مظهرا

Pourquoi le livre al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah ne pourra jamais servir de preuve aux anthropomorphistes

Ceci est un article de réfutation contre ceux qui pensaient avoir trouvé dans al-Fiqh al-Akbar une preuve pour leur mauvaise croyance

Dans le traité de Abou Hanifah,  « al-Fiqh al-Akbar » (que vous pouvez trouver en entier ici),  il y a la phrase suivante :

Ce que Allah ta’ala a mentionné dans le Qour’an en citant al-yad, al-wajh, et an-nafs, sont Ses attributs sans comment. Et on ne dit pas que Son yad est Sa puissance ou Sa grâce car cela constituerait un reniement de l’attribut, et ceci est la parole des Qadariyya et des Mou’tazila, mais Son yad est Son attribut sans comment, et Son ghadab et Son rida sont deux de Ses attributs sans comment (pour la page en arabe cliquez ici).

Nous aimerions rassurer les Sunnites au sujet du fait que cette phrase ne contredit pas du tout le  fait qu’il est permis d’interpréter les versets non explicites du Qour’an. Au contraire l’imam Abou Hanifah n’a fait que suivre la voie du Salaf concernant l’interprétation des versets non-explicites comme expliquée par l’imam an-Nawawi et d’autres. Nous aimerions rappeler quelques points utiles:

  1. L’imam Abou Hanifah faisait partie des savants du Salaf, et les savants du Salaf n’avaient pas pour habitude d’interpréter de manière détaillée, donc il n’y a rien d’étonnant au fait que Abou Hanifa fasse figurer dans son traité une phrase  qui décourage de détailler le sens d’un des attributs de Allah mentionnés dans le Qour’an, tout en sachant qu’il ne prend pas le sens apparent de ce mot! C’est là que les anthropomorphistes se retrouvent sans issue, car l’imam Abou Hanifah n’a JAMAIS dit, contrairement à ce qu’ils aimeraient, qu’il faut prendre le mot yad « selon son sens apparent » (‘ala dhahiriha ) ou « selon sa réalité » (haqiqiyyatan) et autres phrases qu’ils ajoutent aux textes révélés! Les Sunnites n’ont aucun problème avec le fait de ne pas vouloir donner de sens précis à une expression non-explicite au sujet de Dieu, tant que la personne sait que ce n’est pas le sens apparent qui est visé, et c’est exactement ce quel’imam Abou Hanifah fait.  N’oubliez pas que les savants du Salaf dans leur majorité préféraient ne pas interpréter de manière détaillée sans nécessité, mais ils interprétaient quand même de manière générale(c’est-à-dire en rejetant le sens apparent de l’organe, mais sans préciser de sens), et dans certaines occasions où ils jugeaient cela nécessaire, ils interprétaient de manière détaillée (c’est-à-dire toujours en rejetant le sens apparent, mais en choisissant des sens précis parmi les sens possibles). (pour les preuves de cela voir ci-dessous paragraphe « Preuves »).
  2. L’imam Abou Hanifah a exclu le sens apparent de yad, et ceci se voit très clairement parce qu’il dit deux fois que c’est un attribut « SANS COMMENT » (bilaa kayf en arabe). NOTEZ BIEN QU’IL N’A PAS DIT « ON NE SAIT PAS COMMENT », il a dit que le yad de Allah est SANS COMMENT c’est-à-dire que ce n’est pas l’organe « main ». Quand l’imam Abou Hanifah dit qu' »il faut croire en l’attribut yad sans comment » ça veut dire « croire en le yad, sans croire que c’est une main ». Yad a énormément de sens dans la langue arabe.
  3. L’imam  Abou Hanifah dit bien dans la même phrase que la raison pour laquelle il ne veut pas dire que yad signifie qoudra (puissance) est parce que ceci était, à son époque, la parole des mou’ tazila, car il faut savoir que les mou’tazila NIAIENT l’attribut du yad au sujet de Allah, ce qui n’est pas le cas des Sunnites. Il faut comprendre cette phrase dans son contexte: à l’époque de Abou Hanifah, ceux qui interprétaient les attributs le faisaient parce qu’ils niaient que Dieu avait pour attribut le yad.  Alors que la croyance des musulmans c’est de dire que Allah a pour attribut le yad avec un sens digne de Lui et non pas dans le sens de main. Les Sunnites suivent la voie du juste milieu car ni ils ne disent que c’est une main (qui est le sens apparent de yad), ni ils ne renient que le yad est un attribut de Allah.  C’est pour cela que cette phrase de Abou Hanifah n’est pas du tout contradictoire avec la croyance des Sunnites, car les Sunnites ne disent pas qu’il est une obligation d’interpréter, ils ne disent pas qu’il faut renier l’attribut de Allah, bien au contraire ils disent que celui qui nie un des attributs de Allah tels que al yad alors qu’il sait que ceci est mentionné au sujet de Allah dans le Qour’an il est  devenu mécréant.
  4. L’imam Abou Hanifah à aucun moment de tout le traité ne spécifie un sens précis de yad,et ceci est conforme à l’habitude des savants du Salaf.
  5. L’imam Abou Hanifah a utilisé la même méthode pour istiwa : il dit clairement que ce n’est pas le fait de s’asseoir, ou de s’établir, mais il ne précise pas de sens précis. C’est cela l’interprétation GLOBALE: rejeter les sens indignes de Allah, mais ne pas confirmer de sens précis. C’est exactement ce que fait Abou Hanifah, et ceci était correct, et c’est correct jusqu’à maintenant de dire cela (pour voir là où l’imam Abou Hanifah exclut le sens de « s’établir » pour « istiwa », cliquez ici).
  6. L’imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, qu’il ne faut pas traduire yad en persan. Or, le mot persan pour yad veut dire « main ». Donc est-ce que quelqu’un de censé peut croire que Abou Hanifah soutiendrait aujourd’hui des gens qui disent que Dieu a une main? Alors qu’il ne voulait pas que cette expression soit traduite?! Pour voir là où Abou Hanifah dit qu’il ne faut pas traduire le mot yad en persan, cliquez ici. D’autres savants ont parlé du fait que les savants du Salaf étaient tellement prudents qu’ils préféraient ne pas traduire et juste répéter les expressions révélées telles quelles (pour voir ceci, cliquez ici).
  7. L’imam Abou Hanifah dit juste au-dessus de ce passage,  dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps et qu’Il n’a pas de limites. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il avait pour croyance que Dieu avait une main? Pour voir où Abou Hanifah a dit, dans le même traité, que Dieu n’est pas un corps, cliquez ici. Il dit aussi qu’il ne faut pas prendre le fait d’être « proche » ou « loin » de Dieu dans le sens de la distance. Est-ce qu’on peut concevoir qu’il dirait qu’il faut prendre le mot yad selon son sens apparent? Pour voir où l’imam Abou Hanifah explique qu’être « proche » ou « loin » de Dieu, ce n’est pas selon le sens de la distance, cliquez ici.
  8. L‘imam Abou Hanifah dit, dans le même traité, que Dieu ne parle pas avec des lettres. Or les anthropomorphistes croient que Dieu parle avec des lettres, ceci est même une des bases de leur croyance. Vont-ils maintenant dire que al-Fiqh al-Akbar de Abou Hanifah est un mauvais livre? Pourquoi l’utiliser comme soi-disant preuve contre les Sunnites alors qu’en fait ils ne respectent même pas Abou Hanifah en tant que savant?! Nous les Sunnites nous acceptons tout le traité de l’imam Abou Hanifah, pas juste une partie de phrase sortie de son contexte! Celui qui veut se servir de cette phrase de l’imam Abou Hanifah contre les Sunnites, qu’il nous explique sa position sur le reste du traité, car nous considérons tout le traité comme véridique. Pour voir là où Abou Hanifah dit que Allah a pour attribut la parole qui n’est pas de lettres, cliquez ici.
  9. Les plus grands savants hanafites eux-mêmes, tel que l’imam al-Bayadi,  ont compris de l’imam Abou Hanifah que dans ce passage de al-Fiqh al-Akbar il interprétait de manière globale et pas détaillée, et qu’il n’acceptait pas de prendre le sens apparent des textes non explicites. Pour voir là où l’imam al-Bayadi explique cette phrase de Abou Hanifah, cliquez ici. Vous pouvez aussi lire ce que l’imam at-Tahawi , qui fait partie du Salaf, a écrit. Son traité de croyance, il l’a appelé  » l’exposé de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama’a selon la voie des savants de jurisprudence Abou Hanifah et de ses deux élèves » . Dedans il dit bien que le kalaam de Allah est bilaa kayf, et qu’Il est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des organes, Il n’est pas délimité par les six directions, contrairement à la totalité des créatures”. Pour voir où l’imam at-Tahawi dit dans son traité, qui représente la croyance de Abou Hanifah et de tous les Sunnites, que Allah n’a pas d’organes, cliquez ici.

Preuves tirées des savants musulmans sur le fait qu’interpréter est permis et que le Salaf interprétait de manière globale et parfois détaillée:

Pour résumer:

La réplique à ceux qui veulent utiliser cette phrase de Abou Hanifah contre les Sunnites se trouve dans le traité al-Fiqh al-Akbar lui-même, dans les écrits des savants hanafites, ainsi que dans les oeuvres des plus grands savants  musulmans tels que an-Nawawi, Ibn Hajar al-Asqalani et d’autres.  Dans son traité Abou Hanifah dit que Dieu n’est pas un corps, qu’Il parle sans lettres ni instruments, qu’Il n’est pas concerné par la distance, qu’il ne faut pas traduire yad en persan, et que tous Ses attributs sont sans comment, ce qui montre qu’il ne prend PAS le sens apparent de yad comme le voudraient les anthropomorphistes. Les savants hanafites ont compris cela de leur imam Abou Hanifah. Les plus grands savants de cette communauté ont confirmé que la voie du Salaf était d’interpréter de manière générale et de ne pas prendre le sens apparent des attributs. Que reste-t-il aux anthropomorphistes? Soit ils vont dire que Abou Hanifah était un égaré qui s’est trompé sur la croyance, soit ils vont dire qu’il n’a pas écrit al-Fiqh al-Akbar. Ces deux solutions sont inacceptables par les musulmans sunnites, au vu des preuves. Que Dieu nous accorde la bonne compréhension.

Imam an-Nawawi dit qu’un anthropomorphiste (un mouchabbih) ne devient pas musulman, même s’il dit les deux témoignages, tant qu’il fait toujours ressembler Dieu à Ses créatures

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L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 302:

Certes, si un juif anthropomorphiste dit La ilaaha illa LLAAH (cad « Il n’y a pas d’autre dieu à part Dieu » ) il n’est pas musulman tant que qu’il ne s’innocente pas de tout anthropomorphisme et qu’il déclare que rien n’est tel que ALLAH. Et s’il ajoute « et Mouhammad est Son Messager » : alors s’il sait que le Prophète Mouhammad est venu avec la négation de l’anthropomorphisme, alors il est devenu croyant, mais si ce n’est pas le cas, alors il est indispensable qu’il s’innocente de tout anthropomorphisme.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique bien que dans tous les cas, quelqu’un qui est un anthropomorphiste, par exemple un juif, il ne pourra pas devenir musulman, même si il dit les deux témoignages, tant qu’il reste en lui de l’anthropomorphisme.
  • Faites bien attention à cela car de nos jours certains disent que quelqu’un peut avoir dans son cœur du tachbih et être toujours musulman alors que ceci est entièrement faux. Et sachez que la croyance de l’Islam elle ne change pas avec les années ou les siècles ou les époques. La croyance de l’imam Abou Hanifah est celle des musulmans. La croyance de l’imam at-Tahawi aussi. Celle de l’imam al-Baghdadi aussi. Celle de l’imam an-Naçafi aussi. Et celle de l’imam an-Nawawi et de tous ceux qui l’ont suivi sur la voie de droiture jusqu’à aujourd’hui aussi. Alors ceux qui disent que cela a changé sont des falsificateurs à ne pas écouter.

Imam an-Nawawi explique que celui qui dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah qui habite le ciel » n’est pas un croyant

Page de titre exterieurePage de titre intérieure de Rawdat at-Taalibin

L’imam an-Nawawi a dit, dans son chapitre de l’apostasie (ar-Riddah), volume 7 page 303:

Celui qui dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui habite le ciel », il ne devient pas croyant, et il en est de même s’il dit « Il n’y a pas d’autre dieu à part Allah, qui habite le ciel », parce que le fait d’ « habiter » est impossible au sujet de Allah ta’aala.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que le fait d’attribuer à Dieu le fait d’habiter le ciel n’est pas l’Islam et celui qui dit que Dieu habite le ciel n’entre pas en Islam. Il dit clairement que ceci est impossible au sujet de Allah. Si Allah était au ciel, comme certains le croient, l’imam an-Nawawi n’aurait pas dit cela.

Imam an-Nawawi explique, à la fin de son chapitre de l’apostasie, que celui qui a commis une apostasie doit redire les deux témoignages

Page de titre exterieurePage de titre intérieure de Rawdat at-Taalibin

L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7, page 301:

Chapitre au sujet de comment advient le repentir de l’apostat, et aussi allant dans ce sens: comment le mécréant d’origine entre en Islam:

Certes, l’imam ach-Chaafi’i, que Allah l’agrée, a décrit son repentir, et il a dit pour cela: qu’il témoigne qu’il n’y pas d’autre dieu à part Allah et que Mouhammad est Son Messager, et qu’il s’innocente de toute croyance qui est contraire à l’Islam.

Plus bas, dans la même page, l’imam an-Nawawi ajoute:

Et si sa mécréance était le fait de nier une obligation, ou de rendre permis une chose qui est interdite [avec les conditions qu’il a citées précédemment dans son chapitre], alors son Islam n’est pas valable, jusqu’à ce qu’il dise les deux témoignages, et qu’il abandonne ce qu’il croyait.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304.
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique comment l’apostat doit-il revenir à l’Islam. Ce paragraphe est le paragraphe de fin de son chapitre sur l’apostasie. N’oubliez pas que ceci vient après presque 20 pages où il décrit des cas de choses qui font sortir de l’Islam. Il dit clairement que ceux qui sont tombés dans les cas qu’il a cités doivent revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages et s’innocenter de qu’ils croyaient et qui était faux, et de changer de croyance. De plus, il attribue ceci à l’imam ach-Chaafi’i, qui fait partie du Salaf.

Imam an-Nawawi dit que celui qui dit que Allah est assis, ou qu’Il serait debout, sort de l’Islam

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L’imam an-Nawawi dit, dans son livre Rawdat at-Taalibin, volume 7 page 286:

Ils [les savants] ont dit: si quelqu’un dit que Dieu s’est assis pour la justice ou qu’Il se serait levé pour la justice, il est sorti de l’Islam.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre Rawdat at-Taalibin est l’un d’entre eux. Il fait 8 volumes. Le chapitre concernant l’apostasie (cad les choses qui font sortir de l’Islam) s’étend sur 21 pages, de la page 283 à la page 304).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il déclare mécréant celui qui attribue le fait de s’asseoir ou de se lever à Allah. Ceux qui disent cela le disent soi-disant pour appuyer le fait que Allah agrée la justice et n’agrée pas l’injustice. Cependant, pour le fait qu’ils ont attribué le « joulous » à Dieu (fait d’être assis) ou le fait de s’être levé, il les a déclarés mécréants.
  • Et regardez bien les précautions prises par les savants lorsqu’ils présentent des cas d’apostasie: an-Nawawi dit : « Les savants ont dit: si quelqu’un dit », cad qu’ils utilisent le discours rapporté pour bien se démarquer de ces phrases (le discours rapporté c’est de dire : « Untel a dit: » puis de dire ce qu’il a dit).

Imam an-Nawawi explique que l’apostasie annule le contrat de mariage

Titre al-Majmou  par an-Nawawi, volume 15Pafe 470 volume 15 Nawawi

L’imam an-Nawawi a dit, dans son livre de fiqh al-Majmou’ en 18 volumes, volume 15 page 470:

Chapitre : Si les deux époux -ou l’un d’entre eux- apostasient, alors, si cela s’est produit AVANT la consommation du contrat [cad avant tout rapport sexuel entre eux]: la séparation est effective. Et si c’était APRES la consommation du contrat, la séparation est effective après l’écoulement de la période d’attente légale [‘iddah]. Ainsi, s’ils sont réunis sur l’Islam [cad si ils redeviennent tous deux musulmans] AVANT l’écoulement de la période d’attente légale, alors ils sont toujours dans leur contrat de mariage, mais si ils ne se reviennent pas [à l’Islam] alors la séparation est effective.

Points à retenir:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il etait chafiite et il a écrit plusieurs manuels de jurisprudence dans l’ecole chafiite. Le livre al-Majmu’ est l’un d’entre eux. Il fait 18 volumes.
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Ici il explique que commettre de l’apostasie rompt le contrat de mariage sous certaines conditions. Ce point est un point de fiqh et non pas de croyance, mais nous le faisons figurer dans le site car il s’agit d’une conséquence importante liée au chapitre des paroles de savants qui disent clairement que croire que Dieu est dans un endroit est de la mécréance. D’ailleurs les savants de al-Azhar aussi ont dit que cela annulait le contrat de mariage ( cliquez ici pour voir)
  • La ‘Iddah est la période d’attente légale post-maritale d’une femme qui a été divorcée. Dans le fiqh chafiite il s’agit de trois périodes intermenstruelles ( cad qu’une femme divorcée, d’habitude, elle doit attendre trois espaces entres ses règles avant de pouvoir se remarier). Alors cette femme, si elle ou son mari reviennent a l’Islam avant que ce temps se soit écoulé depuis le moment ou l’apostasie avait été commise, ils restent mariés , sinon, ils ne le sont plus. Ceci est dans le cas ou ils avaient déjà eu un rapport sexuel. Mais s‘ils n’avaient même pas eu de rapport sexuel depuis le contrat lorsque l’apostasie de l’un des deux se produit, alors le contrat est rompu immédiatement.
  • Chers frères et sœurs; faites bien attention de choisir pour époux ou pour épouses des frères et des sœurs qui ont appris la croyance, le fiqh, et le bon comportement.

Imam an-Naçafi dit qu’appeler Dieu un « corps » ou une « cause » est de l’athéisme

Page de titre volume 2 tafsir Khazin NasafiPage interieure de Tafsir KhazinPage 163 volume 2 tafsir nasafiPage 164 volume 2 tafsir nasafi

L’imam Abou l-Barakat Abdoullah ibn Ahmad an-Naçafi, a écrit, en page 164, volume 2 de son Tafsir du Qour’an :

[Au sujet du verset :

وَلِلّهِ الأَسْمَاء الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا وَذَرُواْ الَّذِينَ يُلْحِدُونَ فِي أَسْمَائه

Walillaahi l-asmaa’ou l-housna fa-d’ouhou bihaa wa dharou l-ladheena youlhidouna fi asmaa-ihi

qui signifie : « Et Allah a les noms parfaits, alors invoquez-Le par ces noms, et éloignez-vous de ceux qui font preuve de ilhaad [athéisme] envers ces noms ». Sourate al-A’raf verset 180].

«C’est de l’athéisme (ilhaad) que d’appeler Allah

« corps » (jism)

ou « substance élémentaire » (jawhar)

ou « raison » (‘aql)

ou « cause » (‘illah) »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Abou l-Barakat an-Naçafi est mort en 710 de l’Hégire, cad il y a environ 700 ans.
  • C’est un grand savant exégète cad spécialiste de l’interprétation du Qour’an. Son Tafsir est très connu. Il ne faut pas le confondre avec d’autres grands savants hanafites tels que Najm ad-Din Abu Hafs an-Naçafi qui a écrit le livre al-Aqaid, commenté par at-Taftazaani, et qui est une référence dans la croyance (mort en 537 AH), et Maymoun ibn Mouhammad an-Naçafi, le théologien qui a écrit le livre Tabsirat al-Adillah (dont un extrait se trouve ici).
  • Pour expliquer ce que veut dire ilhaad dans ce verset, Imam an-Naçafi dit que c’est un athéisme que d’appeler Dieu « jism » ou « illah », cad « corps » ou « cause ». En effet non seulement ces deux noms ne font pas partie des noms de Dieu rapportés dans les textes de religion, mais en plus de cela; leur signification est contraire aux enseignements de la croyance islamique. Dieu n’est pas un corps, Il n’est pas composé de parties. Et Il n’est pas une « cause » mais bien le Créateur de toute chose. Appeler Dieu une « cause » revient à dire qu’Il n’aurait pas de volonte, c’est la raison pour laquelle l’imam an-Naçafi fait figurer cette appellation avec le fait d’appeler Dieu un « corps », c’est-à-dire en tant qu’appellations qui sont de la mécréance.

Parole de vérité de l’Imam al-Kawthari

Titre maqalatMaqalat page 400

Dans son livre Maqalat al-Kawthari, Imam Mouhammad Zahid al-Kawthari a dit, p.400, deuxième paragraphe (Cliquez ici pour lire tout l’article en PDF ):

« Maintenant nous allons parler du livre [intitulé] Kitab as-Sounnah, et ceci est une mise en garde des musulmans contre ce qui se trouve à l’intérieur comme spécimen d’égarement, car il est possible que quelques personnes des gens du commun soient trompées en entendant le nom du père de l’auteur [Explication : Kitab as-sounnah est un livre apparemment écrit par le fils de l’imam Ahmad ibn Hanbal et qui contient beaucoup d’égarements graves et ce paragraphe est au début de l’article que al-Kawthari consacre à l’étude de ce livre. Par exemple dedans il est mentionné que le mot « istawa » n’aurait pas d’autres sens en arabe que « joulous », c’est-a-dire s’asseoir, (alors que même en regardant dans un dictionnaire on voit que istawa a de très nombreux sens, voir le Lexique ), que soi-disant, Dieu s’assiéra sur le Koursiyy , et un craquement se fera entendre comme le bruit d’une selle, que Dieu aurait parlé à Mouca « avec Ses lèvres »(a’oudhou billaah!), que Dieu aurait écrit la Tawrah en s’adossant à un rocher,  et qu’ on pouvait entendre le crissement du stylo (a’oudhou billaah), que Dieu aurait touché Adam, etc, etc).] . Mais la mécréance est de la mécréance quelle que soit la personne qui la prononce [al-koufr koufr kaa’inan man kaana an-Naatiq bihi], et l’égarement est un égarement quelle que soit sa source. Il n’y a pas, dans l’Islam, de croyance qui change lorsque les gens changent. En effet, la Foi est de la foi dans l’absolu, et la mécréance est de la mécréance dans l’absolu. [wa laysa fi-l islaami deen yakhtalif bi-ikhtilaaf al-ach-khaas, fa-l imaan imaan moutlaqan, wa l-koufr koufr moutlaqan] »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Mouhammad Zahid al-Kawthari était l’assistant du dernier calife des musulmans ( le califat a pris fin en 1922-1924). Il était un grand savant hanafite qui a été reconnu par certains comme le moujaddid (c’est-à-dire l’Imam « revivificateur de l’Islam ») du siècle dernier. Il est né en 1296 et est mort en 1371 AH, soit il y a environ 60 ans.
  • Dans son livre Maqalat al-Kawthari il a écrit plusieurs articles contre les anthropomorphistes. Cette citation est tirée de son article « Kitab yousamma kitab as-sounnah wa houwa kitab az-Zaygh » ce qui signifie « Le livre appelé Kitab as-Sounnah alors qu’il est le livre de l’égarement ». Dans cet article, il liste clairement les croyances incorrectes qui sont décrites dans ce livre.  Pour lire l’article complet de al-Kawthari en arabe cliquez ici :tout l’article en PDF
  • Avant de commencer toute son étude, il rappelle une règle importante: la religion de l’Islam ne change pas avec les personnes. Tout le site sunnisme.wordpress.com montre amplement que croire que Dieu est dans une direction en se basant sur des versets tels que ar-Rahman ‘ala archi stawa ou bien croire que Dieu a des organes différents de nos organes, a toujours été considéré comme de la mécréance depuis l’époque du Salaf. De plus, vous avez dans ce site une fatwa de al-Azhar datant de il y a 80 ans et qui déclare la croyance que Dieu serait dans une direction comme étant du koufr. Vous avez la parole de l’imam al-Kawthari mort il y a 60 ans qui dénonce clairement les mécréances contenues dans des livres qui ont été réimprimés récemment par des groupes malveillants. Est-ce que le fait que un groupe égaré ait gagné du terrain et trouvé du pétrole rend sa croyance correcte? Au contraire, cela prouve que ce qu’ont dit les imams Ibn al-Jawzi et Ibn al-Qouchayri il y 800 ans et 900 ans (leurs textes sont diponibles dans ce site) s’est révélé correct, cela prouve que les gens du commun se sont fait berner parce qu’il n’y a pas eu assez de mise en garde. Mais ce qui a toujours été considéré comme de la mécréance depuis plus de 1000 ans (comme le montre amplement ce site), n’a pas subitement changé pour ne plus être appelé mécréance (koufr). Ceci est tout simplement impossible, et l’imam al-Kawthari l’a très bien exprimé.

Abou Nasr ibn al-Qouchayri répond aux anthropomorphistes (A LIRE ABSOLUMENT)

L’Imam Abou Nasr ibn al-Qouchayri, a déjà parlé de la méthode employée par les anthropomorphistes pour amener les gens à adopter des fausses croyances. Il en a parlé dans son livre at-Tadhkirat ach-Charqiyyat. L’Imam Mourtada az-Zabidi cite un extrait de ce livre et rapporte dans le volume 2 de son livre Ithaf Sadat al-Mouttaqin pages 176-177 (dernier paragraphe page 176, premier paragraphe page 177), la parole de Ibn al-Qouchayri:

Titre IthafIthaf page 176Ithaf page 177

Il est apparu un groupe de gens de bassesse qui, si ce n’était parce qu’ils entraînent les gens du commun par ce qui est proche de leur façon de réfléchir et ce qui est imaginé dans leurs illusions, j’aurais davantage honoré ce livre en évitant de le tâcher en les citant.

Ils disent : « Nous retenons le sens aparent et les ‘ayah qui suggèrent l’assimilation, par exemple les informations qui suggèrent une limite et un membre, nous leur donnons le sens apparent et il n’est pas permis de faire intervenir l’interprétation par un autre sens, pour quoi que ce soit de ces choses ». Ils s’attachent, selon leur prétention, à la parole de Allah ta’aala وما يعلم تأويله إلا الله (wa ma ya’lamou ta’weelahou ‘il-lallaah) ce qui signifie : « Et ne sait son ta’wil que Allah » et ces gens-là, par Dieu, sont plus nuisibles à l’Islam que les juifs, les chrétiens, les mazdéens et les idolâtres. En effet, les égarements des mécréants sont clairs et les musulmans s’en écartent, alors que ceux-là ont attaqué la religion et les gens du commun par une voie par laquelle les plus faibles se laissent tromper. Ils ont suggéré ces mauvaises innovations à leurs partisans et ont introduit dans leurs cœurs l’attribution à Celui Qui est adoré soubhanah des membres, des sens, de la montée, de la descente, de la position couchée, de la position assise ainsi que le déplacement dans les directions.

Celui donc qui penche pour leur sens apparent, se mettra, avec ses illusions, à imaginer les choses perceptibles par nos sens, il aura dès lors pour croyance des choses scandaleuses et le courant l’emportera sans même qu’il ne le sache.

Il dit aussi, page 179:

Ithaf page 179

Le fond de la question, c’est que ceux-là mêmes qui s’interdisent de faire de l’interprétation croient en la réalité de l’assimilation (tachbih). Ils fraudent [en disant] qu’Il [Dieu] a un yad pas comme les yad, un qadam pas comme les qadam et un istiwa’ par Lui-même, pas comme nous percevons les choses entre nous. Alors, que celui qui fait partie des gens de vérité et dotés de compréhension dise : ce sont là des paroles qu’il est indispensable de tirer au clair.

Votre parole : « Nous prenons la chose selon le sens apparent mais on ne peut pas comprendre sa signification », cette parole se contredit elle-même. Effectivement, si tu interprètes selon le sens apparent, alors le sens qui vient communément à l’esprit de saq dans Sa parole ta’aala : يوم يكشف عن ساق yawma youkchafou ‘an saq ce qui signifie : « Un jour où sera découvert un saq », c’est le sens du membre inférieur [le tibia] qui est constitué de la peau, de la chair, des os, des nerfs et de la moelle. Si tu prends ce sens apparent et que tu t’imposes d’admettre ces organes, c’est donc de la mécréance. Et s’il ne t’est pas possible de prendre ce sens, alors où est ta règle de prendre le sens apparent ? N’auras-tu pas délaissé le sens apparent et reconnu que le Seigneur ta’aala est exempt de ce que suggère le sens apparent? Comment alors peut-on prendre le sens apparent ? Si l’adversaire dit : « ce sont des sens apparents qui n’ont pas de signification au fond », alors ça serait juger que ces ‘ayah sont caduques, qu’il n’y avait pas d’utilité dans le fait qu’elles nous soient transmises et qu’elles sont en pure perte ; et ça, c’est une chose impossible. »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Abou Nasr ibn al-Qouchayri est mort en 514 de l’Hégire . Cela fait donc 900 ans qu’il est mort. Il est le fils de l’imam Abou l-Qasim al-Qouchayri qui est mort en 465 de l’Hégire. L’imam Mourtada az-Zabidi, qui cite cette parole, est aussi un grand savant mort en 1205 AH, qui a écrit Taj al-Arous min Jawahir al-Qamous qui est dictionnaire en une vingtaine de volumes et qui est une référence INCONTOURNABLE. Le livre dont est tirée cette citation est un autre de ses livres connus: il s’intitule Ithaf Sadat al-Mouttaqin et c’est un commentaire de Ihya’ou Ouloum ad-Din de l’imam al-Ghazali (mort en 505 AH).
  • Regardez comment ses phrases ont l’air contemporaines !! Il dit: « ces gens-là, par Dieu, sont plus nuisibles à l’Islam que les juifs, les chrétiens, les mazdéens et les idolâtres. En effet, les égarements des mécréants sont clairs et les musulmans s’en écartent, alors que ceux-là ont attaqué la religion et les gens du commun par une voie par laquelle les plus faibles se laissent tromper« 
  • Retenez bien: « Celui donc qui penche pour leur sens apparent, se mettra, avec ses illusions, à imaginer les choses perceptibles par nos sens, il aura dès lors pour croyance des choses scandaleuses et le courant l’emportera sans même qu’il ne le sache. »
  • Regardez aussi cela: « Le fond de la question, c’est que ceux-là mêmes qui s’interdisent de faire de l’interprétation croient en la réalité de l’assimilation (tachbih). Ils fraudent [en disant] qu’Il [Dieu] a un yad pas comme les yad, un qadam pas comme les qadam et un istiwa’ par Lui-même, pas comme nous percevons les choses entre nous. »
  • On voit bien que c’est exactement ce que certaines personnes disent de nos jours. au lieu de se contenter de dire « Nous rections la révélation en arabe et nous ne rajoutons rien », ils disent « Nous prenons les versets selon leur sens apparent mais on ne sait pas comment », ce que imam Ibn al-Qouchayri a bien démontré comme étant complètement intenable.
  • Souvenez-vous que tout cela a été dit il y a 900 ans!!