Fatwa récente de al-Azhar (2005) qui explique que la croyance unanime des musulmans c’est que Dieu existe sans endroit

L’université islamique al-Azhar possède un site Internet sur lequel les gens peuvent poser des questions. Récemment (en 2005), quelqu’un a demandé ce qu’il en était par rapport à la croyance en Dieu car lui a toujours appris que Dieu existe sans endroit, et le Conseil de Fatwa lui a répondu que la croyance unanime des musulmans c’est que Dieu existe sans endroit. Voici la question et la réponse, tirées de leur website (leur website changé fréquemment de couleur et de présentation):

Début de la fatwa de al-AzharFin de la fatwa de al-Azhar

Question:

Je suis étudiant à la faculté de la Shari’a. J’ai appris et étudié dans la science de la croyance (‘aqida) que Dieu existe sans endroit et n’est point limité par aucune direction. Prière de m’éclairer à ce sujet, car il y a des gens qui s’en prennent à la croyance de al-Azhar.

La réponse du Conseil des Fatwa en date du 6 décembre 2005:

L’un des principes immuables de la croyance (‘aqida) des musulmans est que Allah n’est point circonscrit dans un lieu et n’est point limité dans le temps. En effet, le lieu et le temps sont deux créatures, et Allah – exalté soit-Il – est exempt du fait d’être entouré par une de Ses créatures.  Il est, au contraire, le Créateur de toute chose et Il englobe parfaitement toute chose [par Sa science]. Cette croyance fait l’unanimité des musulmans, et nul parmi eux ne la rejette.

Les savants exprimèrent cela en disant : « Allah existe [de toute éternité] alors que n’existait aucun lieu, et Il est comme Il [a toujours été] avant la création des lieux, sans le moindre changement. »

Parmi les expressions que nous tenons de nos pieux prédécesseurs [les savants du Salaf] figure cette parole de l’imam Ja’far as-Sadiq : « Celui qui prétend que Allah est dans quelque chose, ou issu de quelque chose ou au-dessus de quelque chose, aura adoré autre que Allah, car s’Il était dans quelque chose Il serait limité, s’Il était sur quelque chose, Il serait porté, et s’Il était  issu de quelque chose, Il serait entré en existence, cad qu’Il serait une créature ».

Quelqu’un demanda à Yahya ibn Mu’adh ar-Razi : « Parle-nous de Dieu – exalté soit-Il –. »

Yahya ibn Mu’adh ar-Razi dit : « Un Dieu unique. »

On lui dit : « Comment Il est ? »

Yahya rétorqua : « Un Seigneur tout-puissant. »

On lui dit enfin : « Où est-Il ? »

Yahya répondit [par une phrase qui signifie]: « Il connait les injustes et les punit »

La personne qui l’interrogeait objecta : « Ma question ne porte pas sur cela ! »

Alors Yahya lui dit : « Ce qui est autre que cela est un attribut de la créature. Quant à Ses attributs, ils sont tels que je viens de les évoquer. »

On demanda à Dhou n-Noun al-Misri, que Allah l’agrée, au sujet de la parole de Dieu – exalté soit-Il – : « le Tout-Miséricordieux « istawa » sur le trône. » [1] il répondit : « Il affirma Son Être et nia toute localisation à son sujet, car Il existe de par son Être tandis que toute chose, par Sa sagesse, est conforme à Sa volonté. »

Pour ce qui est des textes rapportés du Livre ou de la Sounnah qui indiquent [un mot dont le sens qui vient immédiatement à l’esprit est] l’ « élévation » de Allah par rapport à Ses créatures, il s’agit de l’élévation du rang (makaanah), de l’honneur (charaf), de l’emprise (haymanah), et de la domination (qahr) [et non une élévation physique]. Il est – exalté soit-Il – exempt de toute ressemblance avec Ses créatures et Ses attributs ne sont pas du tout comme les leurs. Rien dans Ses attributs ne relève de l’imperfection caractéristique des attributs des créatures ; au contraire, à Lui reviennent les attributs parfaits et à Lui appartiennent les noms sublimes. Tout ce qui est susceptible de parvenir à ton esprit, Allah en est différent. Réaliser son incapacité à parvenir à connaître [la réalité de Allah] est en soi une connaissance, et chercher à atteindre la réalité du Seigneur est un acte d’association (chirk).

La croyance d’ al-Azhar ach-Charif est conforme à la croyance ach’arite qui est la croyance des Sunnites (Ahlou s-sounnah wal-jama’ah). Les maîtres ach’arites, que Allah les agrée et les comble, constituent la majorité des savants de la communauté. Ce sont eux qui ont réfuté les fausses allégations des impies et consorts. Ce sont eux qui, au fil de notre histoire, se sont attachés au Qour’an et à la Sounnah de notre maître Mouhammad – sallallaahou ‘alayhi wa sallam  –. Quiconque les rend mécréants ou les accuse d’égarement, sa religion est en péril. Al-Hafidh ibn ‘Asakir, que Allah lui fasse  miséricorde, dit dans son ouvrage « Tabyin kadhib al-muftâri fima nusiba ila l-imam Abi al-Hasan al-Ash’ari » : « Sache, puisse Dieu nous accorder Son agrément et nous accepter parmi ceux qui Le craignent et Le redoutent comme il se doit, que la chair des savants est vénéneuse [Ceci est une allusion au fait que le Prophète, sallallaahou ‘alayhi wa sallam, a comparé le fait de parler en mal de son frère musulman au fait de manger de sa chair. Donc l’image est pour dire celui qui parle en mal des savants s’empoisonne lui-même, car c’est comme s’il mangeait de la chair empoisonnée] . Par une loi divine bien connue, ceux qui les dénigrent sont honnis. Quiconque les diffame sera éprouvé par la mort de son coeur avant son décès. » Al-Azhar ach-Charif a toujours été le phare du savoir et de la religion à travers l’histoire Islamique. Cet éminent édifice constitue le plus grand centre scientifique que la communauté a connu, après les premiers siècles privilégiés. Dieu en a fait une cause pour préserver la religion contre les détracteurs et les incrédules. Celui qui dénigre la croyance d’al-Azhar s’expose à un grand péril et il est à craindre qu’il soit du nombre des khawarij ou des fauteurs de troubles dont Dieu dit : « Certes, si les hypocrites, ceux qui ont la maladie au coeur, et les alarmistes (semeurs de troubles) à Médine ne cessent pas, Nous t’inciterons contre eux, et alors, ils n’y resteront que peu de temps en ton voisinage. » [2]

Allâh – exalté soit-Il – sait plus que tout autre.

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[1]sourate 20, Taha, verset 5. Le terme istiwa possède plus d’une dizaine de sens en arabe et dans cette sourate, le terme istiwa peut signifier « dominer », « préserver » ou « maintenir en existence », et non pas « s’établir ».

[2]sourate 33, al-Ahzab, verset 60.

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Points à retenir de cet article:

  • Il s’agit de la réponse du Conseil de fatwa de l’Université al-Azhar au Caire qui répond sans aucune équivoque que la croyance des musulmans est que Dieu existe sans endroit.
  • L’Université al-Azhar fait partie de nos plus grandes universités  d’enseignement sunnite.  C’est environ un siècle après la conquête d’Egypte par le sultan sunnite Salahou d-Dine al-Ayyoubi  en 567 AH, que la mosquée du centre ville du Caire, appelée al-Azhar (qui avait été construite à l’origine  en 361AH de l’Hégire), est vraiment devenue un centre d’enseignement sunnite. Elle n’a fait que grandir depuis.
  • Parmi nos grands savants qui ont enseigné à al-Azhar il y a:
    • Ibn Khaldoun (m.808 AH) l’historien et juge malikite, a enseigné à al-Azhar à partir de 784 AH.
    • Ibn Hajar al-Asqalani (m.852 AH), le grand commentateur de Sahih al-Boukhari, avait, entre autres responsabilités, celles d’enseignant et d’imam à la mosquée d’al-Azhar.
    • Zakariyya al-Ansari (m.926 AH), le grand savant chafiite, qui était appelé Chaykh al-Islam de son vivant, a enseigné  à al-Azhar pendant longtemps, et il a même éduqué trois générations de savants. Allah lui a accordé une longue vie, il est mort à 101 ans ma cha ALLAH
    • Ibn Hajar al-Haytami (m.974 AH), le grand savant chafiite,  a étudié à al-Azhar sous la direction de Zakariyya al-Ansari (m.926 AH). Plusieurs de ses enseignants étaient des étudiants de Ibn Hajar al-Asqalani ou de al-Souyouti.
    • Chamsou d-Din al-Ramli (m.1004 AH) , le grand savant chafiite connu pour son livre Nihayat al-Mouhtaj ila charh al-Minhaj, qui est un volumineux commentaire du livre de fiqh écrit par l’imam an-Nawawi intitulé Minhaj at-Taalibeen. Il a enseigné à al-Azhar à partir de 957AH, jusqu’à sa mort en 1004.
    • Mouhammad ibn Abd al-Baqi’ al-Zourqani (m.1122AH/ 1710 CE), grand savant malikite, a enseigné fiqh et hadith à al-Azhar presque toute sa vie, et il est resté célèbre pour son commentaire de al-Mouwatta (recueil de hadith de l’imam Malik)
    • Shaykh Ibrahim ibn Mouhammad al-Bajouri al-Chafii (m.1277 AH /1860 CE) a été le Grand Chaykh de al-Azhar de 1847 à sa mort en 1860.
    • Mouhammad ibn Ahmad al-Illaych (m.1299 AH/ 1882 CE), le célèbre Moufti Malikite d’Egypte, a étudié à al-Azhar puis y a enseigné à partir de 1232 AH jusqu’à sa mort.
    • Mahmoud Mouhammad Khattab as-Soubki al-Azhari (m.1352 AH) a étudié puis enseigné à al-Azhar jusqu’à sa mort, au point qu’il été surnommé « al-Azhari », que Allah lui fasse miséricorde.
    • Et d’autres…!
  • Conclusion: ne prêtez aucune attention à ceux qui disent que la croyance selon laquelle Dieu existe sans être limité par un endroit n’est pas correcte. On voit bien de cette fatwa que  le fait que Dieu existe sans endroit a toujours été la croyance des musulmans! !
cela a toujours été le cas chez les musulmans

Mise en garde de la communauté contre ceux qui appellent à l’idolâtrie

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Voici la traduction d’une mise en garde d’un savant sunnite de renom du siècle dernier : vous remarquerez que lui, tout comme  les savants de al-Azhar aussi du siècle dernier déjà cités sur ce site, n’a pas hésité à appeler « mécréance » la croyance selon laquelle Dieu serait dans un endroit, et à appeler « mécréants » ceux qui ont cette croyance.

L’Imam al-Kawthari, en sa qualité d’assistant du dernier calife des musulmans, avait écrit un article pour mettre en garde les musulmans contre des livres qui contiennent de l’anthropomorphisme. Il dit, de la page 378 à 383, dans son livre Maqalat al-Kawthari (pour lire tout l’article en arabe en PDF, cliquez ici):

Tahdhirou al-oummati min dou’ati al -wathniyyah

La mise en garde de la communauté contre ceux qui appellent à l’idolâtrie

Peu m’importe l’origine de cet homme qui prétend la science [al-Kawthari parle ici contre un homme  de la péninsule  arabique du nom de ‘Abdullah al-Qasimi, et qui répandait la croyance anthropomorphiste au moment où al-Kawthari a écrit son article. Pour plus d’informations à ce sujet, voir les « Points utiles » à la fin de cet article] qui est apparu là d’où sort la corne du Chaytan [c’est-à-dire au Najd, en Arabie], ni son lien avec Mouçaylimah [cad le fait que cet homme ment tout comme Mouçaylimah mentait lorsqu’il prétendait être un prophète], ni le fait qu’il essaie d’infiltrer les gens de  al-Azhar en prétendant qu’il fait partie de ceux qui suivent l’un des imams (que Allah les agrée), ni ce qui lui est arrivé en étant chassé et éloigné de al-Azhar al-Charif après que sa réalité fût découverte, et ce, pour protéger un des derniers bastions de l’Islam,  car ces sujets ont été dévoilés sans aucune couverture. Les gens des différents pays connaissent sa réalité.

Mais ce qui m’importe et  qui importe à tout musulman qui craint pour sa religion, c’est que des gens pareils à lui se montrent comme étant des gens qui appellent à la voie du Salaf vertueux, de ceux qui ont des coeurs purs parmi les musulmans et sous cette couverture, ils diffusent leur poison sous le nom de la Sounnah en portant atteinte à la réputation du pays et de l’Islam. Nous ne pouvons pas laisser ces gens-là diffuser le mal entre les musulmans. Nous ne les laisserons pas échapper au sujet de notre travail, en élargissant le sujet à ce qui ne nous concerne pas, pour ne pas entraîner de discours inutiles pour cacher la réalité de son groupe qui est complètement lié à l’idolâtrie. Chaque fois qu’il essaie d’échapper, on l’attrape par ses oreilles, et nous le ramènons au sujet, tant il appelle à l’égarement clair, et nous le dévoilons au sujet de ce à quoi il appelle.

O toi qui prétends appeler à l’attachement à la Sounnah, tu appelles clairement à ce qui est dans le livre de ton imam al-Darimi [il parle ici de ‘Outhman ibn Sa’id al-Darimi m.280 AH], que ton groupe a réimprimé, il y a un mois seulement,  et tu appelles à ce qu’il y a dans le livre [intitulé] al-Sounnah que vous reconnaissez comme étant le livre de ‘Abdoullah, fils de l’imam Ahmad [ibn Hanbal].

Je ne vais pas te laisser duper les musulmans par ce que ces deux livres comportent comme ignorance et idolâtrie jusqu’à ce que tu te repentes et que tu t’innocentes de ce que ces deux livres comportent comme paroles d’idolâtrie et de mécréances claires qui font sortir de la communauté [musulmane]. Tu as récité une phrase qui se trouve dans le livre de al-Darimi qui est une mécréance sans faire de commentaire. Et aujourd’hui, je vais parler [de ces mécréances] une par une jusqu’à mentionner ce qui se trouve dans le livre al-Sounnah cité et j’en parlerai incha’Allah pour que les gens connaissent la vérité [l’imam al-Kawthari mentionne le livre intitulé al-Sounnah plus longuement dans un autre de ses articles].

Ce livre de al-Darimi,  tu admets le considérer comme étant un livre représentatif de  la Sounnah dans l’article que tu as cité dans le journal de tes partisans, [et] au début du livre,  [tu admets aussi que] Ibnou Taymiyya en était très épris et qu’il recommandait fortement de le suivre. Vous dites également la même chose au sujet de Ibnou Qayyim al-Jawziyya [cad que les partisans de l’homme contre lequel l’imam al-Kawthari écrit disent aussi de Ibn Qayyim al-Jawziyya qu’il appréciait beaucoup le livre de al-Darimi]; donc nous allons parler au sujet du livre cité pour indiquer la vérité sur ta croyance, la croyance de ceux qui te suivent, et la croyance de ton chaykh [Ibnou Taymiyya] al-Harrani et de son élève Ibnou Zafil [cad Ibn  Qayyim al-Jawziyya], croyance que vous reconnaissez et ceci va réduire la longueur de la réplique et faciliter l’arrivée à un résultat rapide pour montrer votre mauvaise croyance.

Au tout début des paroles que tu as rapportées de al-Darimi, il a prétendu dans son livre page 4 qu’il « ignore un seul endroit » , et il vise par cela  Allah soubhaanahou, et cela se répète de lui à plusieurs reprises dans son livre. Sa croyance est que Allah serait dans un endroit et qu’Il serait porté par une surface, et cela revient à Lui attribuer le corps [tajsim]. Celui qui considère que Allah soubhaanahou est dans un endroit, c’est un adorateur d’idôle,  et il quitte la communauté des musulmans [c’est-à-dire qu’il n’est plus musulman] tout comme cela a été rapporté par plus d’un des imams des fondements de la religion. Allah est exempt de telles calomnies.

Il y a aussi sa parole dans la page 20 lorsqu’il dit : »Al-Hayyou al- Qayyoum, Il bouge si Il le veut, Il s’élève si Il le veut, Il descend si Il veut, Il se lève et Il s’asseoit si Il veut car la différence entre celui qui est vivant et celui qui est mort, c’est le mouvement. Tout vivant bouge sans  aucun doute et tout mort ne bouge pas sans aucun doute ». Ceci est la parole de al-Darimi et cela se répète dans son livre.  Donc ce qu’adore ce perdant se lève, s’asseoit, bouge! Peut-être que ce Sijzi a hérité cette croyance de ses voisins les adorateurs des vaches [al-Sijzi était un des noms de al-Darimi et cela signifie que al-Darimi venait du Sijistan, au sud-est de l’Iran actuel.  Des hindous qui considèrent que les vaches sont sacrées vivaient près de cet endroit, d’où l’allusion de Imam al-Kawthari], et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! Quel sera  l’état de celui qui accepte ce livre, ou le recommande en bien, ou qui  l’ imprime pour appeler à ce qu’il comporte?  C’est cela votre tawhid auquel vous appelez ? Bonheur à al-Oustadh al-Mansouri qui a mis en garde contre ce prétendu tawhid ! C’est un tawhid qu’acceptent les protestants.

Il y a aussi sa parole en page 23, où il dit: « Allah a une limite, Son endroit a une limite et Il est sur Son trône au dessus des cieux et ce sont-là deux limites  et chacun sait Allah et Son endroit plus que les Jahmiyy ». Ca c’est la parole qu’il a dite et cela se répète dans son livre, ce sont des paroles qui ne laissent aucun doute pour l’innocenter de la croyance du corps au sujet de Allah et attribuer le corps à Allah est de l’idolâtrie. Malheur à celui qui veut donner une image à celui qu’il adore en Lui donnant des dimensions. Et comment ils s’attachent à Ayatou istiwa ?!  Al-Istiwa a plusieurs sens et al -‘Arch également a plusieurs sens dans la langue, il n’y a pas dans ce qui est attribué à Allah le sens de l’établissement, de l’installation, de la position assise ou du fait de monter, par l’unanimité des gens de la vérité. Le jugement de ce verset, c’est de s’en remettre à Allah tout en L’exemptant ou lui donner un sens de l’ordre de la souveraineté, ou de la totale puissance ou de donner les ordres et les interdictions et ce qui est de cet ordre qui est valable, selon ce qu’impliquent la langue et le discours.

La mécréance de celui qui attribue le mouvement, la position assise et les limites à Allah taala est une chose au sujet de laquelle deux musulmans ne sont pas en désaccord.

Il y a aussi sa parole en page 25 au sujet de Allah, il a dit qu’Il a créé Adam avec Sa main en touchant, et il répète cela à plusieurs reprises dans son livre. Tu  vois qu’il attribue à la création de Adam [d’avoir eu lieu] en maniant de la terre avec une main et ceci est une ignorance totale de la langue et une mécréance, mais le sens de « Allah a créé Adam biyadayh », c’est Sa grâce particulière sans que ce soit un organe et c’est ce que les Arabes utilisent comme sens au sujet de yadak et cela s’applique à la parole de Allah ta’ala:

Ayah 59 sourate al-‘Imran

إِنَّ مَثَلَ عِيسَى عِندَ اللّهِ كَمَثَلِ آدَمَ خَلَقَهُ مِن تُرَابٍ ثِمَّ قَالَ لَهُ كُن فَيَكُونُ

(inna mathala ‘Isa ‘inda-llaahi kamathali aadama khalaqahou min touraabin thoumma qaala lahou koun fayakououn)

[dans ce verset, Allah nous apprend que la création de ‘Iça (Jésus )et la création de Adam sont similaires, et la création de ‘Iça (Jésus) est décrite comme ayant été à partir de terre. Donc l’imam al-Kawthari montre qu’il y a un autre verset du Qour’an, à  part celui qui contient le mot « biyadayh », qui décrit la création de’Iça et  Adam, et qu’il est mentionné tout simplement qu’il a été créé à partir de terre, et que cela s’est fait sans aucune difficulté pour Allah »]

Il y a aussi sa parole en page 74, il dit : « Il s’asseoit sur le piédestal et il ne reste libre de lui que l’espace de quatre doigts ». Regarde cet idiot, comment il confirme la position assise à Allah soubhaanahou sur le koursi et qu’Il laisserait un endroit à Ses côtés pour faire asseoir Son messager dessus tout comme c’est la voie des barbahariyya, stupides ! La position assise dans la langue c’est de plier les jambes et de poser les fesses par terre, cela serait selon eux une croyance en Allah et en Son messager , est-ce cela la sounnah telle que celui qui s’en éloigne serait un ennemi de l’islam selon eux ! Que Allah les châtie, quelle audace ils ont, en attribuant cela à Allah !

Il y a aussi sa parole page 85 :  » Et si Il le veut, Il se serait installé sur le dos d’un moustique et le moustique l’aurait porté par Sa toute-Puissance, comment alors au sujet du trône ? ». Ceci est sa parole au sujet de Allah, comment celui qui considère que celui qu’il adore peut s’installer sur le dos d’un moustique, comment cela serait-il acceptable et il prend cela comme preuve pour dire qu’il est possible qu’Il s’installe sur le trône, le fait que le trône est plus large que le dos d’un moustique. Allah est exempt de tout cela. Je ne connais pas quelqu’un qui aurait divagué de la sorte avant cet homme stupide, ce Harrani  [Ibnou Taymiyya] et ceux qui l’ont suivi, et qui ignore que la volonté ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison ?  Ceci est semblable à celui qui dit : « S’ Il avait voulu, Il aurait mangé, bu, Il se serait marié, Il aurait créé semblable à Lui etc.… », des choses qui sont impossibles au sujet de Allah. Que Allah rétribue en bien le grand oustadh al-Hamaami qui a commenté cette parole dans son livre Ghawth al-‘Ibaad d’un commentaire élargi qui lève le voile sur ses différents sens, ce qui ne peut être rapporté dans sa totalité ici. Nous nous sommes suffi d’y faire allusion, et il y a en cela ce qui réconforte les coeurs.

Et je suis étonné de ce tambour vide qui défend son groupe et qui prétend réfléchir puisqu’il essaie d’interpréter ces paroles abominables en faisant comme si elles étaient des exemples, et en prenant pour preuve selon lui la parole de Allah, sourate al-Baqarah verset 26:

إِنَّ اللَّهَ لاَ يَسْتَحْيِي أَن يَضْرِبَ مَثَلاً مَّا بَعُوضَةً فَمَا فَوْقَهَا

(inna-llaaha laa yastahi an yadribou mathalaa mmaa ba’ouda famaa fawqahaa)

[Ce verset 26 de la sourate al-Baqarah  signifie « Et Allah prend ce qu’Il veut pour exemple [pour tirer des morales ou des leçons], même un moustique ». Le sens de ce verset est que Allah mentionne dans le Qour’an n’importe laquelle de Ses créatures afin que les gens tirent des enseignements, et il peut même s’agir d’un moustique. Mais bien sûr il n’y a pas lieu de comprendre que grâce à ce verset il serait permis de dire que Dieu peut être comparé à un moustique, ou qu’Il peut se tenir sur le dos d’un moustique comme l’a déduit al-Darimi!]

Ce pauvre n’a pas compris que l’exemple ici c’est parce que c’est  une ayah qui représente  un miracle, il ne s’est pas rappelé de la ayah, sourate al-Nahl verset 74:

فَلاَ تَضْرِبُواْ لِلّهِ الأَمْثَالَ

(fa-laa tadribou lillaahi l-amthaal)

qui signifie : « Ne donnez pas des semblables [amthaal] à Allah »

Cette aayah veut dire que Allah donne des exemples de ce qu’Il veut au sujet de  Ses créatures et non pas dans le sens de Le diminuer au point qu’Il soit comme porté par un moustique au dessus de son dos.  Ceci est une folie au dessus de laquelle il n’y a pas de folie. Allah est exempt de ce qu’ils disent. Malheur à celui qui imagine celui qu’il adore comme étant porté par un moustique et celui qui est comme ces personnes est quelqu’un qui est descendu à un niveau tellement bas qu’on ne peut pas discuter avec lui.

Il y a aussi sa parole en  page 100 : « Qui t’a dit que le sommet de la montagne n’est pas plus proche de Allah que son flanc et que le haut du minaret n’est pas plus proche de Allah que sa partie basse ? ». Ses paroles ici indiquent qu’il considère que celui qu’il adore est visible du haut des montagnes et du haut des minarets.  Tout comme ce Sabi’a Harrani Ibnou Taymiyya qui adore les corps célestes [ici l’imam al-Kawthari fait allusion à un groupe de gens appelés « les Sabi’a », qui étaient des païens, c’est-à-dire des gens polythéistes, et qui venaient du même endroit d’origine qu’Ibn Taymiyya : Harran].

Mais les musulmans ont pour croyance que Allah est exempt de l’endroit et que Son rapport aux endroits est le même [c’est-à-dire qu’Il n’est pas concerné par les endroits ou la distance, Il n’est ni proche ni loin d’eux]. Al-qourb [mot à mot : fait d’être proche] n’est pas par la distance et al-bou’d [mot à mot : l’éloignement] n’est pas par la distance. Allah dit,  sourate al-‘Alaq verset 19:

وَاسْجُدْ وَاقْتَرِبْ

« wasjoud waqtarib« , [mot-à-mot le sens serait « Prosterne-toi et rapproche-toi », bien sûr ce n’est pas par la distance mais c’est le fait de se rapprocher de l’agrément de Allah .]

et le Messager a dit :

أقربما يكون العبد من ربه وهو ساجد

(Aqrabou maa yakoun al-‘abd min rabbihi wa houwa saajid), [mot à mot « L’esclave est plus proche de son Seigneur lorsqu’il est prosterné », bien sûr ici le sens est que la personne est plus proche de l’agrément de son Seigneur lorsqu’elle est en prosternation. L’imam al-Kawthari utilise ce hadith  et ce verset pour démontrer que si on prenait ces textes selon le sens apparent, cela contredirait la croyance de al-Darimi ], rapporté par An-Naça’iyy et d’autres.

Ce perdant et ceux qui l’ont suivi  disent : « Non mais Il est plus proche du haut des montagnes!  » Ou bien  » Monte  aux endroits élevés tu te rapproches de ton Créateur ». Est-ce qu’il y  a une mécréance au-delà de celle-là ?

Et ce misérable cite le hadith :  » ayna l-Lah » [il s’agit du hadith de la femme esclave, dont le sens apparent pourrait laisser croire que Dieu est dans la direction du haut: pour des interprétations de ce hadith vous pouvez cliquer ici] alors qu’il est moudtarib [c’est-à-dire « perturbé »] que ce soit du point de vue du texte du hadith ou de sa chaine de transmission, et que le mot ‘ayna peut être  une interrogation au sujet de l’endroit [makaan] et peut être une interrogation au sujet du mérite et du degré [makaanah] et le hadith  serait dans le sens : « quel est, dans l’adoration, le degré de Allah pour toi? » tout comme tu vois ce détail dans ce qu’a dit Abou Bakr Ibnou al-‘Arabiyy et  ce qui est connu chez les Arabes c’est quand ils disent : « foulan makaanouhou fis–samaa », ils  veulent dire  que c’est quelqu’un qui  a un haut degré sans que cela veuille dire qu’il ne soit lui-même dans le ciel . Et ceci c’est comme ce qu’a dit  Naabighah bani Ja’ad [un ancien poète arabe qui a écrit un vers de poésie connu, où le mot « samaa » vise le degré et non pas l’endroit]:

علونا السماء مجدنا وجدودنا     وإنا لنبغى فوق ذلك مظهرا

Et je vous recommande  de ne pas écouter les paroles de ces stupides lorsqu’ils prétendent qu’ils sont plus proches de Allah du haut  des montagnes. Qu’ils ne fassent pas entendre leurs paroles aux jeunes dans les écoles parce qu’ils vont rire d’eux, se moquer d’eux pour ce qu’ils disent et de  leurs esprits stupides car il n’y a pas parmi eux ,  qui que ce soit qui ignore que la terre est arrondie, que la direction de la tête de celui qui se tient sur une montagne ici, est à l’opposé de la direction de la tête de celui qui se trouve en Amérique par exemple.

Il y a aussi sa parole page 121, quand il a répliqué selon lui, en disant « Tous les mouvements ne sont pas créés et nous nous sommes accordés sur le fait que le mouvement de la descente, la marche, le fait de courir et de s’installer sur le trône est quelque chose qui est de toute éternité », fin de sa parole. L’auteur croit que tout cela advient à Allah soubhaanah et selon lui le fait que l’établissement sur le trône est de toute éternité implique que le trône soit de toute éternité  et le fait que le mouvement et la marche soient attribués à Allah est quelque chose que la raison ne conçoit pas. Celui qui croit cela est un idolâtre, il n’est pas valable de le laisser diffuser le mal sur terre et diriger les musulmans et se marier avec eux.

Celui qui veut en savoir plus sur leur scandale qu’il lise les livres Daf’ shoubah at-tachibh de Ibn al-Jawzi, Daf’ shoubh de at-Taqiyy al-Housani, et le livre As-Sayf as-Saaqil fi r-Radd ‘ala Ibn Zaafil dans lequel  at-Taqi as-Soubki réplique à la Nouniyyah de Ibn al-Qayyim et nous avons déjà parlé de cette réplique, et enfin le livre al-Asmaa wa s-Sifaat de al Bayhaqi qui a été réimprimé récemment. Celui qui les lit avec attention verra que ces gens-là  attribuent le corps à Allah et il accomplira le devoir de leur répliquer.  C’est quelque chose d’étonnant que quelqu’un qui diffuse le livre de al-Darimi et  de ceux  qui le suivent appellent au grand jour à cela en disant que Allah bouge, marche, se lève dans un endroit qui est de toute éternité dans un pays dans lequel se trouve al- Azhar honoré. Allah est exempt de toute cette idolâtrie et celui qui l’a imprimé donne le discours, et dirige les musulmans dans leurs prières et les exhorte mais  c’est un homme qui tombe dans la discorde et qui a réimprimé à notre époque un des livres qui sont les plus nuisibles. Il a diffusé cela parmi les gens pour détourner les gens qui ont des ardeurs véridiques, pour ne pas mettre leurs commentaires sur ce scandale. Si ce n’était le scandale de la diffusion de ce livre, je n’aurais pas fait cela. En fait, ceux qui appellent à cette idolâtrie attribuent la mécréance à la communauté. J’espère que al-Azhar al-Charif ne va pas tarder à accomplir son  devoir  contre le livre de al-Darimi et de ses semblables en veillant sur  la croyance des gens et pour arrêter ceux qui diffusent [ce mal], et Allah est véridique, et Il est Celui qui guide vers la voie de droiture.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Mouhammad Zahid al-Kawthari était l’assistant du dernier calife des musulmans ( le califat a pris fin en 1922-1924). Il était un grand savant hanafite qui a même été appelé par certains le « moujaddid » (c’est-à-dire l’Imam “revivificateur de l’Islam”) du siècle dernier. Il est né en 1296 et est mort en 1371 AH, soit il y a environ 60 ans à peine.
  • Dès qu’il a appris la réimpression du livre de ‘Outhman ibn Sa’id al-Darimi (m.280 AH, à ne pas confondre avec le mouhaddith ‘Abdullah ibn ‘Abdir-Rahman al-Darimi, l’auteur des Sounan, qui lui est un imam correct et qui est mort en 255 AH) qui contient des paroles de mécréance, al-Kawthari a décidé d’écrire cet article pour dénoncer ce qu’il contenait, et pour encourager les responsables de l’Université de al-Azhar à faire la même chose.
  • Le livre de al-Darimi que al-Kawthari dénonce ici s’appelle « ar-Radd ‘ala l-Jahmiyya » (aussi appelé an-Naqd ‘ala l-Jahmiyya). Ce livre a malheureusement été réimprimé encore depuis, et les anthropomorphistes de notre époque le recommandent aux gens alors qu’il contient toutes ces paroles dénoncées par l’imam al-Kawthari!
  • L’imam al-Kawthari dénonce aussi l’éditeur de ce livre, ‘Abdullah al-Qasimi, qui était actif lorsque al-Kawthari a écrit cet article. Il s’agissait d’un Arabe qui diffusait la croyance des anthropomorphistes qui consiste à croire que Dieu serait dans le ciel, bougerait, serait dans la direction du haut, etc, qui sont des croyances de mécréance. L’imam al-Kawthari a bien fait de mettre en garde contre lui, car plus tard il est devenu athée, a rejeté toutes les religions, et a écrit pour expliquer et justifier son athéisme, wa l-‘iyaadhou billaah. Al-Qasimi est mort en 1996.
  • Donc cet article nous enseigne que l’assistant du dernier calife des musulmans, il y a un peu plus de 60 ans, a écrit pour mettre en garde contre un livre qui contient des paroles de mécréance car ceci est l’habitude des savants, comme l’a montré le savant as-Soubki al-Azhari, et l’imam al-Kawthari dit clairement que croire que Dieu est dans un endroit ou  a des limites  est de la mécréance.
علونا السماء مجدنا وجدودنا     وإنا لنبغى فوق ذلك مظهرا

Imam at-Tahawi et son traité de croyance (extraits)

L’imam, l’illustre savant Salafi (cad de l’époque du Salaf) Imam Abou Ja’far Ahmad ibn Salamah at-Tahawi a dit, dans son traité de croyance très célèbre, page 49 de notre édition (mais première page du traité) :

titre TahawiyyaTahawiyya page 49

« La Louange est à Allah, le Seigneur des Mondes. L’illustre savant, Houjjat al-Islam, Abou Ja’far al-Warraaq at-Tahawi, d’Egypte, que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Ceci est un exposé de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamaa’ah [Bayaan aqidat Ahlou s-sounnah wa-l jamaa’ah ] selon la voie des savants de jurisprudence de cette communauté que sont : Abou Hanifah an-Nou’man ibn Thabital-Koufi, Abou Youssouf Ya’qoub ibn Ibrahim al-Ansari et Abou Abdoullah Mouhammad ibn l-Hasan ach-Chaybani, que Allah les agrée tous; ainsi que leurs croyances au sujet des fondements de la religion; et ce sur quoi ils basent leur adoration de Allah.

Il dit aussi, en page 55 de notre édition :

Tahawiyya page 55

« Celui qui attribue à Allah un sens des humains a commis de la mécréance. Alors que celui qui observe cela fasse attention, et en tire les conséquences, et qu’il s’éloigne des paroles des mécréants et de ce qui y ressemble, et il aura su que Allah avec Ses attributs n’est pas tel que les humains. »

Il dit aussi, page 59 (de notre édition):

tahawiyya Page 59

« Celui qui ne se protège pas du fait de nier les attributs [d’un côté], ainsi que du fait de faire ressembler Dieu à ses créatures [de l’autre côté], il aura glissé, et il n’arrivera pas à avoir la croyance en l’exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures [tanzih]. En effet, Notre Seigneur jalla wa ‘ala a pour attributs les attributs de l’Unicité. Il est qualifié des qualificatifs d’Unicité. Aucune des créatures n’a d’attributs semblables aux Siens. Il est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des organes, Il n’est pas délimité par les six directions, contrairement à la totalité des créatures ».

Il dit aussi, en page 81 (de notre édition):

Tahawiyya page 81

« Voilà notre religion, notre croyance, en public comme en privé. Nous nous innocentons en prenant Allah à témoin, de tous ceux qui contredisent ce que nous avons mentionné et présenté ici. Nous demandons à Allah que nous persévérions sur la foi, qu’Il nous accorde de mourir sur elle, et qu’Il nous préserve des différentes passions, des avis dispersés, des voies médiocres comme celle des mouchabbihah, des jahmiyyah, des jabriyyah, des qadariyyah et d’autres parmi ceux qui ont contredit as-Sounnah wa l-Jama’ah et se sont ralliés à l’égarement. Nous sommes innocent d’eux. Ils sont pour nous des égarés, des gens médiocres, et c’est par Allah que sont la préservation et la réussite. »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam at-Tahawi est incontestablement un Salaf, un savant de la période louée par notre Prophète sallallaahou alayhi wa sallam, il est mort en 321, que Allah lui fasse miséricorde.
  • Regardez comme il s’exprime bien : il dit bien qu’attribuer un sens des humains à Dieu est de la mécréance. Si quelqu’un dit une expression en français, comme « les deux mains droites », qui n’a qu’un seul sens en français, et qui est un sens uniquement pour les humains, si il comprend ce qu’il dit, ne rentre-t-il pas dans ce cas cité par ce savant du Salaf? Pourquoi ne pas se contenter de réciter ce qui a été révélé en sachant que cela ne vise pas l’organe? Regardez ce qu’il a dit : c’est le « sens » qui compte. Si ce que la personne dit n’a que des sens des êtres humains, et qu’il l’attribue à Dieu, alors c’est de la mécréance.
  • Les six directions sont le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant et le derrière. Il dit clairement que Dieu en est exempt.
  • C’est un savant du Salaf, il est de cette période, le titre original de son traité est « Bayan Aqidat Ahlou s-Sounnah wa l-Jama’ah » cad : Présentation de la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-Jama’ah et il fait partie des textes les mieux préservés qui nous sont parvenus du Salaf sur la croyance. L’imam at-Tahawi est très connu spécialement pour son exposition de la croyance des Sunnites. Il ne s’est pas trompé au sujet des attributs de Dieu, au contraire, il est connu pour ce qu’il a dit JUSTEMENT au sujet de la croyance en Dieu!
  • Voici un traité de croyance clair et reconnu depuis des centaines d’ années; écrit par un Salaf authentique. N’est-ce pas qu’il est plus sain de le suivre lui plutôt que d’autres?
  • Il dit clairement, à la fin, qu’il s’innocente de ceux qui contredisent quoi que ce soit de ce qu’il vient d’évoquer. Dont acte.

Abou Hanifah et son traité « al-Fiqh al-Akbar » (regardez bien ce qu’il a VRAIMENT dit)

Voici l’intégralité du texte de al-Fiqh al-Akbar, qui est imprimée à la fin de l’édition dont vous voyez l’image de la page 323 à 327 (l’édition est un commentaire de al-Fiqh al-Akbar mais à la fin du livre ils mettent le texte en entier. Al-Fiqh al-Akbar ne fait que 5 pages). Vous trouverez ici l’intégralité du texte en arabe, et les passages soulignés sont ceux traduits ci-dessous.

Dans son livre al-Fiqh al-Akbar, il a dit, dès la première page de son traité :

Titre Fiqh al-akbar matnAl-Fiqh al-akbar Matn page 1

Il ne ressemble pas aux choses de Sa création, et aucune des choses de Sa création ne Lui ressemble. Il est de toute éternité avec Ses Noms et Ses attributs, ceux de l’Etre et ceux des actes. Pour ce qui est des attributs de l’Etre, ce sont : la vie, la puissance, la science, le kalam, l’ouïe, la vue, et la volonté. Les attributs des actes sont : créer, pourvoir, faire entrer en existence, […] et d’autres.

Le Qour’an est le kalam de Allah ta’aala: écrit dans des livres, mémorisé par les coeurs, récité par les langues et révélé au Prophète sallaLLAAHou alayhi wa sallam. Notre prononciation du Qour’an est créée, notre écriture du Qour’an est créée, notre récitation du Qour’an est créée mais le Qour’an n’est pas créé.

Dans la deuxième page du traité, il a dit :

charh_alfiqh_alakbar_matn-page22

« Allah parle pas comme nous parlons. Nous, nous parlons au moyen d’instruments et de lettres tandis que Allah ta’aala parle sans instruments ni lettres. Les lettres sont créées et le kalam de Allah n’est pas créé. Il est un chay’ pas comme les [autres] chay’. Le sens du fait de dire que Allah est un « chay' » est qu‘Il n’est pas un corps (bilaa jism) , Il n’est pas une substance (wa laa jawhar) , ni un attribut des substances (wa laa ‘arad), Il n’a pas de limites (laa had lahou), Il n’a pas d’opposé, ni d’équivalent, ni de pair. Il est attribué de yad, de wajh, de nafs, comme Il l’a mentionné dans le Qour’an. Ce que Allah ta’ala a mentionné dans le Qour’an en citant al-yad, al-wajh, et an-nafs, sont Ses attributs sans comment. Et on ne dit pas que Son yad est Sa puissance ou Sa grâce car cela constituerait un reniement de l’attribut, et ceci est la parole des Qadariyya et des Mou’tazila, mais Son yad est Son attribut sans comment, et Son ghadab et Son rida sont deux de Ses attributs sans comment [pour plus de détails concernant cette phrase, cliquez ici].

Dans la troisième page du traité il a dit:

al-Fiqh al-akbar matn page 3

Nous ne mentionnons aucun des compagnons du Prophète sallallaahou alayhi wa sallam sans que ce ne soit en bien. Et nous ne déclarons pas mécréant un musulman à cause d’un péché qu’il aurait commis, même s’il s’agit d’un grand péché, tant qu’il ne se le rend pas licite, et nous ne lui enlevons pas le nom de croyant, au contraire nous l’appelons un croyant véritable. [En effet,] il est possible qu’une personne soit un croyant grand pécheur sans être mécréant. »

Dans la quatrième page du traité il a dit :

al-Fiqh al-Akbar matn page 4

« Allah sera vu dans l’au-delà . Les croyants Le verront, ils seront au Paradis et ils Le verront avec les yeux de leur tête, sans comparaison et sans comment, et il n’y aura pas de distance entre Lui et Ses créatures.« 

Dans la quatrième et cinquième pages du traité il a dit :

Al-Fiqh al-Akbar matn page 5

Tout ce que les savants ont mentionné au sujet des attributs de Dieu ta’ala wa azza en persan et de Ses noms est permis, excepté pour al-yad en persan , et il est permis de dire « Rou’i Khouda » [qui signifie: l’Etre de Dieu] azza wa jalla sans faire ressembler Dieu à Ses créatures et sans comment. Le fait d’être proche ou loin de Dieu ce n’est pas en termes de distance, courte ou longue: au contraire c’est en termes d’honneur et d’humiliation. Celui qui obéit est celui qui est « proche » de Lui sans comment, et celui qui désobéit est celui qui est « loin » de Lui sans comment.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Abou Hanifah fait partie des Successeurs, il est né en 80 , mort en 150 et il fait partie du Salaf dont le Prophète sallallaahou alayhi wa sallam a fait l’éloge. Il a eu l’immense honneur de voir des gens qui avaient vu et vécu avec notre Prophète bien-aimé, sallaLLAAHOU alayhi wa sallam, Mouhammad fils de Abdoullah.
  • Ici il dit clairement que : le kalam de Allah n’est pas avec des lettres, qu’il n’y aura pas de distance entre Dieu et les gens lorsqu’ils Le verront alors qu’ils seront au Paradis, et aussi que Ses attributs sont « sans comment » (ce qui est TRES différent du fait de dire « on ne sait pas comment »).
  • Pour l’attribut de al-yad, la raison pour laquelle il refusait d’interpréter yad par qoudrah c’est parce que les gens de son époque qui interprétaient ces mots NIAIENT les attributs de Dieu et eux ils interprétaient pour NIER que Dieu avait un « yad » ce qui est bien évidemment inacceptable. De plus, le fait qu’il rajoute que c’est un attribut « bila kayf » c’est-à-dire « sans comment » et le fait qu’il dit plus loin qu’il ne faut pas traduire « yad » en persan [car le mot persan pour yad (qui se dit « daste » ) signifie juste « main » donc il n’a pas tous les sens de yad en arabe] cela montre bien que sa phrase ne signifie pas qu’il disait qu’il faut croire que Dieu a une VERITABLE main. D’ailleurs il ne dit ça nulle part. Enfin, il est tout à fait dans la lignée des Salaf, qui, comme l’ont dit an-Nawawi (et d’autres, dans ce site) préféraient ne pas interpréter en détail mais ils interprétaient en général, et en disant « sans comment » c’est exactement ce que Abou Hanifah a fait. Regardez aussi comment il explique le fait d’être « près de Dieu » ou « loin de Dieu », il dit bien que ce n’est pas une distance, ce qui montre bien qu’il ne comprend pas les expressions selon leur sens apparent. Que Dieu bénisse les savants de l’époque du Salaf. Pour plus de détails sur ce sujet, veuillez cliquer ici.

Fatwa des savants de al-Azhar au sujet de celui qui croit que Dieu est dans un endroit

Page de titre de Ithaf al-KainatPage 3 de IthafPage 4 de IthafPage 5 de IthafPage 6 de IthafPage 7 de IthafPage 8 de Ithaf

Pour lire toute la fatwa en un seul document cliquez ici :Cette Fatwa en PDF

Voici la traduction de cette fatwa importante, qui est rédigée par l’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibn Mouhammad ibn Khattab As-Soubki al-Azhari dans son livre Ithaf al-Kainat bi-bayan as-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat, page 3:

LISEZ BIEN CAR CE QU’IL A DIT EN 1931 EST TRES IMPORTANT!

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Celui qui est exempt des caractéristiques des créatures, comme la direction, le corps, l’endroit et le fait d’être au-dessus. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, celui qui est venu avec l’effacement de l’association (Ach-chirk) et de l’athéisme (al-‘Ilhad), celui qui nous a ordonné d’exempter Allah ta’ala des attributs des esclaves, celui sur qui a été révélée la sourate ( قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد ) [qui signifie: « Dis que Allah est unique, Il n’a besoin de rien, Il n’engendre pas et Il n’est pas engendré et qu’Il n’est pas d’équivalent »] ainsi que le verset ( ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) [il se lit Layça kamithlihi chay’ wa houwa s-Samee’ou l-Baseer » et il signifie « Rien n’est tel que Lui »] ainsi qu’ à sa famille et ses compagnons, ceux qui ont suivi sa bonne guidée jusqu’au jour du jugement. Mahmoud fils de Mouhammad fils de Ahmad Khattab As-Soubki dit :

[LA QUESTION]

« Un de ceux qui veulent connaître la science de la religion, et s’attacher à la voie du Salaf et du Khalaf m’a interrogé au sujet de ce qui n’est pas explicite dans les ‘ayah et les hadiths, par sa parole : « Que disent les maîtres des savants, que Allah ta’ala les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allah ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il est assis sur le trône dans un endroit spécifique, qui dit que cela est la croyance du Salaf, qui amène les gens à avoir cette croyance, qui leur dit que celui qui ne croit pas cela est un mécréant, en prenant pour argument Sa parole ta’ala (الرحمن على العرش استو ى ) [Sourate Taha verset 5, qui se lit : ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa, et dont le sens apparent serait que Dieu serait établi sur le Trône, mais vous allez voir que le Chaykh as-Soubki explique qu’il ne faut pas le comprendre ainsi] Et Sa parole ‘azza wa jall ( ءأمنتم من في السماء ) [Sourate al-Moulk verset 16 qui se lit : A amintoum man fis-samaa, et qui littéralement signifie « Vous croyez-vous à l’abri de celui qui est au ciel? »] Est-ce que cette croyance est correcte ou fausse ? Et si elle est fausse, est-ce que celui qui dit cela devient mécréant en ayant cette croyance précédemment citée ? Est-ce que tous ses actes comme la prière, le jeûne et autres que ceux-là des actes de la religion sont annulés ? Est-ce que sa femme cesse d’être son épouse ? Et est-ce que, s’il meurt sur cet état avant de se repentir, on ne le lave pas, on ne fait pas la prière funéraire en sa faveur, on ne l’enterre pas dans un cimetière de musulmans ? Et est-ce que celui qui le croit dans cette croyance devient mécréant comme lui ? Et que dites-vous au sujet de certaines personnes qui prétendent que nier les six directions à Allah ta’ala reviendrait selon eux à nier l’existence de Allah ta’ala ? Répondez-nous, que Allah vous rétribue en récompense en indiquant la voie du Salaf et du Khalaf dans ces deux ‘ayah et ce qui est du même ordre parmi les ‘ayah non explicites comme Sa parole ( إليه يصعد الكلم الطيب ) [Sourate verset qui se lit Ilayhi yaS’adou l-kalimou t-tayyib, et qui littéralement signifierait « Et à Lui remontent les bonnes paroles »] Et des hadiths des attributs comme le hadith ( ينزل ربنا إلى سماء الدنيا ) [qui se lit yanzilou Rabbouna ila s-Samaa’i d-dounya] Et le hadith de la femme esclave d’une explication qui nous suffise en citant les paroles des savants du Tafsir et du hadith, de la jurisprudence, du Tawhid, avec les détails complets pour que les langues de ces gens-là, qui assimilent Allah ta’ala à Ses créatures, cessent de diffuser leur mal. Ils prétendent que le Ta’wil des savants du Khalaf serait de la mécréance en soutenant que c’est la voie des jahmiyyah mécréants et ils ont diffusé cela parmi les gens du commun. Que Allah ta’ala vous rétribue en bien pour la religion de la meilleure des rétributions.

[LA REPONSE]

§ J’ai répondu par l’aide de Allah ta^ala et j’ai dit : §

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim, la louange est à Allah Celui qui guide vers la vérité. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à celui qui a reçu la sagesse et l’éloquence. Ainsi que sa famille et ses compagnons, ceux que Allah a guidés et à qui Il a accordé la réussite. Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération. La preuve selon la raison est l’exemption de Allah ta’ala du début et le fait qu’Il est différent de ce qui entre en existence. Et la preuve à partir des textes est Sa parole ta^ala ( ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) [cela se lit Layça kamithlihi chay’ wa houwa s-Samee’ou l-Baseer » et cela signifie « Rien n’est tel que Lui »] Quiconque a cru que Allah ta’ala est incarné dans un endroit, qu’Il est en contact avec un endroit ou avec quoi que ce soit parmi les créatures comme le trône, le piédestal, le ciel, la terre ou autre que cela est catégoriquement un mécréant. Tous ses actes seront annulés que ce soit sa prière, son jeûne, son pèlerinage et autres que ceux-là. Sa femme cesse d’être son épouse, il doit se repentir immédiatement et s’il meurt sur cette croyance, que Allah ta’ala nous en préserve, il n’est pas lavé, on ne fait pas la prière funéraire en sa faveur, on ne l’enterre pas dans un cimetière de musulmans. Et sont pareils à celui-là tous ceux qui ont cru [en une telle personne] avec cette croyance, que Allah ta’ala nous préserve du mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Quant au fait d’amener les gens a croire en cela et a leur dire que ne pas croire ainsi est de la mécréance, ceci est [également] de la mécréance et une grave calomnie. Sa prétendue argumentation par ces deux ‘ayah est infondée. Comment quelqu’un de raisonnable comprendrait-il de ces deux ‘ayah et de ce qui est du même ordre, que Allah ‘azza wa jall serait assis sur le trône, ou s’assoit dessus ou, qu’Il est dans le ciel ou ce qui est du même ordre de ce que prétend ce groupuscule alors que la Parole de Allah n’est pas créée, qu’Elle est un des attributs de Allah ta’ala exempt de début ? Il existe avant l’existence du trône et des cieux. Allah ta’ala a pour attribut l’Istiwa’ ‘ala l ‘arch avant l’existence du trône. Est-ce qu’Il était assis selon eux sur le trône qui était inexistant avant son existence ? Est-ce que Allah jalla jalalouhou aurait été dans le ciel avant la création des cieux ? Quelqu’un de raisonnable ne conçoit pas cela. Est-ce que la raison va croire que celui qui est exempt de début s’incarne dans quelque chose qui entre en existence ?Certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement. En résumé, celui qui dit ces paroles ainsi que ces semblables qui n’acceptent pas la confirmation, ni par la raison ni par les textes transmis, sont devenus mécréants alors qu’ils pensent qu’ils sont en train de bien faire. Ce qui est catastrophique est qu’ils prétendent être des Salafites, alors que ce sont des gens écartés de la voie de la vérité blâmant les meilleurs musulmans. La hawla wa la qouwwata ila bi l-lah al-‘aliyy al-‘adhim.

[LA METHODE DU SALAF ET DU KHALAF POUR CES VERSETS]
Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les ‘ayah et les hadiths non explicites (moutachabih), tous se sont accordés à dire que Allah ta’ala est exempt des caractéristiques des créatures. Allah ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allah soubhanahou wa ta’ala est tel qu’Il est avant l’existence du trône, avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. Le Hafidh [al-‘Asqalani ] a dit dans al-Fath : « Les Faqih se sont tous accordés qu’ils soient en orient ou en occident à croire en le Qour’an et en les hadith qui sont parvenus par les gens dignes de confiance d’après le messager de Allah Salla llahou ‘alayhi wa ‘ala ‘alihi sallam concernant les attributs du Seigneur sans assimilation ni interprétation par un sens qui n’est pas correct ».

Mais ils ont seulement divergé entre eux concernant l’explication du sens qui est visé par ces ‘ayah et ces hadith.

[LA METHODE DU SALAF]
Le Salaf, que Allah ta’ala l’agrée, a pour croyance en ces ‘ayah et ces hadith tout comme ils sont parvenus. Ils ont pour croyance qu’ils n’ont pas le sens apparent en raison de la parole de Allah ta »ala
( ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) Layça kamithlihi chay’ wa houwa s-Samee’ou l-Baseer
[ cela signifie « Rien n’est tel que Lui »]
Et ils remettent la connaissance du sens visé à Allah ta’ala, en raison de Sa parole ^azza wa jall « wa ma ya’lamou ta’wilahou illa llaah » ( و ما يعلم تأويله إلا الله ) [Sourate 3, verset 7, cela signifie « Et ne sait son interprétation que Allah »];et ils disent au sujet de la ‘ayah ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa ( الرحمن على العرش استوا ) [Sourate Taha verset 5, dont le sens apparent serait que Dieu serait établi sur le Trône, mais vous allez voir qu le Chaykh as-Soubki explique qu’il ne faut pas le comprendre ainsi] :
« Istawa’, d’un istiwa’ qui est digne de Lui et que seul Lui, Allah ‘azza wa jall, sait ».

Et pour la ‘ayah A amintoum man fis-samaa ( ءأمنتم من في السما ) [Sourate al-Moulk verset 16, qui littéralement signifie « Vous croyez-vous à l’abri de celui qui est au ciel? »] :[Les gens du Salaf disent:] « Nous avons foi en ces versets selon le sens que Allah a voulu, tout en L’exemptant parfaitement des attributs de ce qui entre en existence ainsi que de l’incarnation.

Ils disent au sujet de la ‘ayah yadoullah fawqa aydihim ( يدالله فوق أيديهم ) [Sourate Fath verset 10, qui littéralement signifierait que « Sa main est au-dessus des leurs » mais ici ce n’est pas le sens qui est visé] : »Il a un yad pas comme nos mains et ne le sait que Allah ta’ala »; et ainsi pour toutes les ‘ayah non explicites ( moutachabihah).

L’imam glorieux, le salafite Ibnou Kathir dans le troisième tome de son Tafsir page 488 a dit, quant à la parole de Allah : thoumma stawa ala ‘arch ( ثم استوى على العرش )[Sourate al-A’raf verset 54, que vous pouvez retrouver dans ce site]

Les gens ont à ce sujet plusieurs avis , mais ce n’est pas le lieu de les détailler ici. Nous citons ici la voie du Salaf vertueux de Malik, al-Awza’iyy, ath-Thawriyy, Layth Ibnou Ka’b, Ach-Chafi’iyy, Ahmad ibnou Hanbal, Ishaq ibnou Rahawih et d’autres qu’eux parmi les imams musulmans du passé et contemporains et plus récents, à savoir de lire ces ‘ayah comme elles sont parvenues. Sans attribuer le comment, ni d’assimilation, ni annulation de ces ‘ayah. Et le sens apparent qui vient à l’esprit des assimilateurs est nié au sujet de Allah ta’ala. Car Allah n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créatures. Rien n’est tel que Lui et Il est celui qui entend et qui voit. Mais il en est comme l’on dit les imams parmi lesquels Na’im ibnou Hammad al-Khouza’iyy, le chaykh de Al-Boukhariyy, qui a dit : « Celui qui assimile Allah à Ses créatures est un mécréant, et celui qui renie ce que Allah a cité comme attributs pour Lui-même est mécréant. Et il n’y a pas, dans les attributs que Allah a cités comme étant Ses propres attributs ni dans ceux que Son messager a cités, d’assimilation. Celui qui confirme à Allah ta’ala ce qui est parvenu dans les ‘ayah explicites et les nouvelles sûres, conformément à ce qui est digne de l’éminence de Allah ta’ala et qui a nié au sujet de Allah ta’ala les défauts, il aura suivi la voie de bonne guidée  » .

Et [on trouve] semblable à cela dans d’autres tafsir des Imams véridiques.
Et ils disent au sujet du hadith yanzilou Rabbouna ila s-Samaa’i d-dounya (ينزل ربنا إلى سماء الد نيا ): »C’est un nouzoul qui est digne de Lui et que seul Lui, Allah ta’ala sait ». Quant au hadith de la femme esclave, al-jariyah, qui a été rapporté par Mouslim et Abou Dawoud par la voie de Mou’awiyah ibnou al-Hakam dans lequel il est dit que le prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam a interrogé la femme esclave en lui disant أين الله [aynallah] et qu’elle a répondu في السماء [fis-samaa’] et qu’il a dit من أنا [man ana] et qu’elle lui a répondu أنت رسول الله [anta raçouloullah] et il a dit à son maitre أعتقها فإنها مؤمنة [ce qui signifie: Libère-là car certes elle est croyante], ils disent à son sujet ce qu’ils ont dit au sujet de la ‘ayah a amintoum man fis-samaa’( ءأمنتم من في السماء )

Et il en est de même au sujet des hadith des attributs non explicites. Ils ont argumenté cela par sa parole ‘azza wa jall « Houwa l-ldhee anzala ‘alyka l-kitab minhou aayaat mouhkamaat wa hounna oummou l-kitaab wa akhr moutachaabihaat fa amma l-ladheena fee qouloubouhim zayghou fa yatab’ouna maa yatachaabah minh ibtaghaa’ al-fitnah wa btaghaa’ ta’wilihi wa lam ya’lam ta’wilahou illallaah ( هو الذي أنزل عليك الكتاب منه آيات محكمات و هن أم الكتاب و أخر متشابهات فأما الذين في قلوبهم زيغ فيتبعون ما تشابه منه ابتغاء الفتنة و ابتغاء تأويله و ما يعلم تأويله إلا الله ). [ ce qui signifie :« C’est Lui (Allah) Qui t’a révélé le Livre au sein duquel il y a des ‘ayah explicites (mouhkamah) qui sont la base du Livre et d’autres [‘ayah qui sont] non explicites (moutachabihah). Quant à ceux dont les cœurs sont déviés, ils suivent ce qui n’en est pas explicite pour faire tomber dans l’égarement et faire de mauvaises interprétations, et ne connaît son interprétation que Allah] .Ils ont dit que l’on s’arrête [au mot Allah] avec cette récitation.

Quant à la suite « wa r-Raashikhouna fi l-ilm « ( و الراسخون في العلم ) [c’est-à-dire « et ceux qui sont versés dans la science », pour le Salaf, c’était une parole pour indiquer que les plus illustres de ceux qui ont la science croient en la véracité des ‘ayah non-explicites (moutachabihah) du Qour’an.

[LA METHODE DU KHALAF]
Quant au Khalaf, que Allah ta’ala leur fasse miséricorde, ils disent au sujet de cette ‘ayah et de ces hadith, que leur sens est connu. Ainsi le sens de ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa ( الرحمن على العرش استوا ) est « Istawla bil-qahar« , c’est-à-dire « Il a dominé », que le trône est sous la destinée de Allah.

Et la signification de a amintoum man fis-samaa’ ( ءأمنتم من في السماء ), c’est : « Celui dont la souveraineté est au ciel », ou alors c’est pour dire que c’est une forme en langue arabe qui indique la glorification de Allah ta’ala en lui attribuant al ‘oulouw et al ‘athamah et l’exemption ddu fait d’être dessous ou en bas (as-soufl wa at-taht), non pas que Allah ta’ala est incarné dans le ciel, car l’incarnation fait partie des caractéristiques des corps et des signes d’entrée en existence et Allah est exempt de cela.
Et la signification de yanzilou Rabbouna ila s-Samaa’i d-dounya ( ينزل ربنا إلى سماء الدنيا ), c’est-à-dire que c’est Son messager qui descend au ciel du bas-monde, ou bien Sa miséricorde. Quant à la décision du messager salla llahou ta’ala ‘alayhi wa ‘ala alihi wa sallam de libérer la femme esclave, lorsqu’elle a dirigé sa main vers le ciel, c’est parce que que cela de sa part indique qu’elle n’attribue pas d’associé à Dieu. Car en montrant le ciel du doigt, il a su qu’elle n’était pas de ceux qui adorent les idoles qui sont sur terre. Il en est de même dans les autres ‘ayah et hadith et c’était pour les savants du Khalaf une indication [de plus pour confirmer le fait que] qu'[il faut s’arrêter au mot ‘ilm] dans la récitation de la ‘ayah honorable pour la parole de Allah ta^ala wa r-Raashikhouna fi l-ilm ( و الراسخون في العلم ) [et donc on lirait : « C’est Lui (Allah) Qui t’a révélé le Livre au sein duquel il y a des ‘ayah explicites (mouhkamah) qui sont la base du Livre et d’autres [‘ayah qui sont] non explicites (moutachabihah). Quant à ceux dont les cœurs sont déviés, ils suivent ce qui n’en est pas explicite pour faire tomber dans l’égarement et faire de mauvaises interprétations, et ne connaissent son interprétation que Allah ainsi que ceux qui sont versés dans la science. »

Ils argumentent cela par le fait que le Qour’an est en langue arabe et que la langue arabe contient le sens de ces mots qui sont dans ces ‘ayah non explicites.

Les voies du salaf et du khalaf sont toutes deux correctes
. Les preuves indiquent leur vérité et le surcroit de mérite revient au Salaf. Celui qui attribue donc aux savants du salaf ou du khalaf quelque chose de contraire à cela, c’est un égaré qui déroute les gens. Celui qui dit que la voie du Khalaf est la voie des Jahmiyyah, c’est un calomniateur menteur.Car

« les Jahmiyyah sont ceux qui ont suivi Jahm ibnou Safwan qui a prétendu que la personne est contrainte dans ces actes, il a nié toutes les capacités. Il a prétendu que le paradis et l’enfer auront une fin. Il a prétendu aussi que la foi est uniquement le fait de connaitre de Allah ta’ala et que la mécréance est uniquement le fait d’ignorer [l’existence] de Allah. Il a dit qu’il n’y a pas d’actes à autre que Allah ta’ala mais que les actes sont attribués aux créatures par un sens figuré tout comme on dit que le soleil a quitté le zénith ou que le moulin a tourné sans qu’ils soient sujets ou capables de faire ce qui a été cité à leur sujet. Il a prétendu également que la science de Allah ta’ala est entrée en existence. Il s’est abstenu de dire que Allah est un chay’ ou qu’Il est Hayy’ ou qu’Il est ‘Alim ou qu’Il est Mourid. Il a dit : « Je ne lui donne pas un terme qu’il est possible d’utiliser pour autre que Lui comme chay’, ou Hayy ou ‘Alim ou mourid et ce qui est du même ordre ». Il acceptait d’attribuer [à Dieu] le fait qu’Il est qadir, moujid, fa’il, khaliq, mouhyiy moumit car ces attributs Lui sont spécifiques . Il a prétendu que la parole de Allah ta’ala est entrée en existence tout comme l’ont dit les qadariyy. Et il n’a pas dit que Allah ta’ala est moutakallim. Nos compagnons l’ont déclaré mécréant dans tous ces égarements. Et les qadariyy l’ont déclaré mécréant quand il a dit que Allah ta’ala est créateur des actes des esclaves. Les différents groupes de la communauté se sont accordés à le déclarer mécréant. »Fin de citation du livre al-Farqou bayna l-firaq de l’imam Abou Mansour ^Abdou l-Qahir al-Baghdadiyy page 199. [présente ds ce site]

Et à partir de là, tu sauras que les savants du Khalaf sont innocents de cette voie [des Jahmiyyah] et de ceux qui l’ont suivie.

Quant à ce qui a été dit au sujet de « renier les six directions au sujet de Allah ta^ala revient à nier Son existence », ce n’est d’évidence qu’une parole infondée, en raison de ce qui est connu que Allah ‘azza wa jall existe avant l’existence des six directions citées qui sont haut, bas, devant, derrière, droite et gauche. Il existe avant l’existence du monde dans sa totalité par l’unanimité des prédécesseurs et des successeurs. Comment pourrait-on concevoir que l’existence de Allah ‘azza wa jall qui est exempt de début,n dépendrait de l’existence de certaines choses entrées en existence ou de tout ce qui est entré en existence qu’Il a crée soubhanallah ? Ce ne sont là que des calomnies graves. Un groupe de Salaf et de khalaf ont dit que celui qui a pour croyance que Allah est dans une direction est un mécréant tout comme l’a dit al-‘Iraqi, Abou Hanifah, Malik, ach-Chafii, Abou l-Hacan al-Ach’ari et al- Baqillani.

Le savant Moulla ‘Ali al-Qari dans son Sharh de al-Michkat, tome 2 page 167 l’a dit. Allah ta^ala dit
( فانها لا تعمى ألابصار و لكن تعمى القلوب التي في الصدور )
C’est-à-dire: ce n’est pas les yeux qui deviennent aveugles mais ce sont les cœurs qui sont dans les poitrines.

Et Allah ta’ala dit ( و من لم يجعل الله نورا فماله من نور )
C’est-à-dire, : « Celui que Allah ne guide pas, qui va le guider ? »
Nous demandons à Allah ta’ala qu’Il nous guide tous vers la voie de droiture et qu’Il nous préserve et qu’Il nous protège des débordements et des mauvaises suggestions du chaytan maudit et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés au dernier des prophètes ainsi qu’a ceux qui ont œuvré conformément à sa guidée

Et j’ai exposé cette réponse à un groupe de savants émérites de Al ‘Azhar qui l’ont validée et qui ont écrit leur noms sur celle-ci. Il s’agit de leurs excellences,

  • le Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafiis,
  • le Chaykh Mouhammad Sabi’ adh-Dhahabi,
  • le Chaykh des maîtres Hanbalites, le Chaykh Mouhammad al-‘Azbiyy Rizq, l’enseignant des hautes études ,
  • et le Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études,
  • le Chaykh ‘Aliyy an-Nahrawiyy, l’enseignant des hautes études,
  • le Chaykh Dousouqiyy ‘Abdullah al ‘Arabi, du comité des grands savants,
  • et le Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al Azhar,
  • le chaykh Ibrahim ‘Ayyarah ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar,
  • le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar,
  • le Chaykh Ahmad Makkiyy, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar,
  • et le le Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.
Points à retenir:
  • L’imam as-Soubki al-Azhari est mort en 1352 de l’Hégire, que Allah lui pardonne, et la fatwa a été rédigée et signée par ces savants en 1350 de l’Hégire.
  • Ce qu’il explique ici est un jugement sur la croyance, la croyance musulmane ne change pas avec les époques. Si il a pu dire, il y a 80 ans, que croire que Dieu est dans une direction est de la mécréance, par avis unanime des savants dignes de considération, pourquoi alors aujourd’hui certains ne veulent pas accepter cette réalité et préfèrent dire que ce n’est pas de la mécréance?

Imam an-Nawawi interprète « hadith al-jariyah » (l’histoire de la femme esclave)

Page de titre de Charh Sahih Mouslim volume 5Page 26 volume 5 de an Nawawi JariyahPage 27 de an Nawawi Jariyah 2

L’imam an-Nawawi a dit, dans le volume 5, pages 26-27 de son explication de Sahih Mouslim, au sujet du hadith de la femme esclave :

« Au sujet de sa parole, sallaLLAAHOU alayhi wa sallam « aynaLLAH? » Elle répondit « fis-samaa’« [les expressions ne sont pas traduites car an-Nawawi va expliquer leur sens plus bas] Il lui demanda : « Qui suis-je? » Elle répondit « Tu es le Messager de Dieu ». Il dit [alors]: Libère-là car elle est certes croyante ».

Ce hadith fait partie des hadith qui traitent des attributs de Dieu. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madhhab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées de nombreuses fois dans le livre au sujet de la Foi [cad la chapitre de la Foi dans le recueil de hadith de Mouslim], et l’une de ces voies est : y croire sans plonger dans [le détail] du sens avec la croyance que rien n’est tel que Dieu, et [la croyance qu]’Il est exempt de ce qui advient aux créatures. La deuxième voie, c’est l’interpréter selon ce qui est digne de Lui. Ceux qui ont choisi cette position ont dit : ici le sens était de la tester, afin de voir: est-ce qu’elle était une monothéiste, qui croit effectivement que le Seigneur, Celui qui gère toute chose, Celui qui fait ce qu’Il veut, c’est ALLAH Lui seul, et qu’Il est Celui pour lequel ceux qui font des invocations se dirigent vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait circonscrit dans le ciel, de même qu’Il n’est pas circonscrit dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient? Ou bien faisait-elle partie des adorateurs d’idoles, qui adorent les statues qui se trouvent tout autour d’eux? Et lorsqu’elle a dit « fis-samaa« , il a été su qu’elle était une monothéiste, et qu’elle ne faisait pas partie des adorateurs d’idoles.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam an-Nawawi est mort en 676 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il venait de Nawa qui est un village à environ 80km de Damas. Il n’ a donc pas écrit cela pour réfuter Ibn Taymiyya (qui devait avoir 15 ans lorsque an-Nawawi est mort puisqu’il est né en 661 de l’Hégire) ou les gens qui suivent Mouhammad ibn Abd al-Wahhab (apparus au douzième siècle de l’Hégire).
  • C’est lui qui a écrit “le Jardin des vertueux ” ( Riyad as-Saaliheen) et le recueil des 40 hadith si connus. C’est un grand savant qui ne s’est pas TROMPE sur les noms et les attributs de Dieu. Il a toujours été considéré comme un GRAND savant.
  • Il a résumé deux voies qui sont toutes les deux correctes et qui ont en commun de ne PAS prendre LE SENS APPARENT, et il rapporte des interprétations. Regardez à quel point l’interprétation de ce grand savant est à des années-lumières de ceux qui vous disent que c’est ce hadith qui prouverait que Dieu serait dans le ciel.

Imam al-Qourtoubi interprète hadith al-Jariyah

Titre at-Tadhkar Qourtoubipage 22 tadhkar qourtoubiPage 23 tadhkar qourtoubi

L’imam al-Qourtoubi a dit dans son livre at-Tadh-kar fi Afdal al-Adhkar , pages 22 et 23:

« Parce que tout ce qui est dans les cieux et sur terre et ce qui est entre eux est une création de Allah ta’aala et Lui appartient, et si il en est ainsi , il est donc impossible que Allah soit dans les cieux ou sur terre, car s’Il était dans quelque chose Il serait circonscrit ou limité, et s’Il était ainsi, Il aurait été créé. Ceci est la voie des gens de la vérité .

Et [on suit ] la même règle pour Sa parole « A amintoum man fis-samaa’ » et sa parole sallallahou alayhi wa sallam [c’est-à-dire la parole du Prophète] à la femme esclave : »Aynallaah » et elle a répondu « fis-samaa’  » et il ne l’a pas contredit, et ce qui est de cet ordre, ce n’est pas selon le sens apparent mais c’est interprété avec des interprétations correctes, qui sont très nombreuses dans les livres des gens de science »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam al-Qourtoubi est mort en 671 de l’Hégire soit il y a plus de 700 ans. Il est très connu pour son Tafsir, éxégèse du Qour’an.
  • Ici il dit clairement que comme il y a un verset qui signifie que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu, et que ce sont des créations, alors Dieu n’est ni dans le ciel ni sur terre car sinon Il serait limité, et il dit que les textes qui donneraient l’impression du contraire ne sont pas à prendre selon leur sens apparent et ont déjà été expliqués avec des interprétations correctes et nombreuses.

al-Hafidh Ibn Hajar al-Asqalani fait une -autre- interprétation et confirme de al-Khattabi que Dieu n’est pas dans un endroit (2)

Page de titre générale de Ibn Hajar FathPage de titre de al Fath volume 13Page 365 de FathPage 366 de fath volume 13

Dans son livre Fath al-Bari, Amir al-Mouminin fi-lhadith (= le Prince des croyants pour ce qui est de la connaissance des hadith) al-Hafidh Ibn Hajar al-Asqalani a dit, pour expliquer un hadith, vol 13, p.365-366:

« Et au sujet de la parole [du Prohète] : »fa ist’adhan ‘ala rabbi fi daarihi fa you’adhin li ‘alayh » : al-Khattabi a dit que cette phrase pourrait faire croire à un endroit au sujet de ALLAH [en effet, littéralement cela signifierait qu’il aurait demandé la permission à son Dieu d’entrer dans Sa maison et qu’Il le lui aurait permis] , or Il est exempt de cela mais le sens de « daarihi » ici est plutôt [non pas la maison dans laquelle Dieu vivrait, mais ] la demeure dans laquelle Il met les awliya (saints, vertueux) , c’est-à-dire le Paradis, et c’est vrai qu’il est la demeure de la paix et il est annexé [par le pronom « hi »] à Allah dans le sens de l’honneur, tout comme on dit baytoullah [au sujet de la Ka’bah, sans que cela veuille dire que Dieu y réside] ».

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Ibn Hajar al-Asqalani est mort en 852 de l’Hégire, soit il y a plus de 500 ans.
  • Son commentaire de Sahih al-Boukhari, qui s’appelle « Fath al-Bari » est un livre incontournable pour tout étudiant en science de religion et pour tout savant.
  • Ici il rapporte les paroles de al-Khattabi pour expliquer le fait de dire « Sa maison » dans un hadith. Encore une fois il dit que Dieu est exempt de l’endroit.

al-Hafidh Ibn Hajar al-Asqalani interprète le verset « Ilayhi yas’adou l-kalimou t-tayyib »

Page de titre générale de Ibn Hajar FathPage de titre de al Fath volume 13Page 354 de fath volume 13Page 355 de fath volume 13

L’imam Ibn Hajar al-Asqalani a dit, dans son livre Fath al-Bari, volume 13 pages 354-355:

« Al-Bayhaqi a dit « le fait de dire que les bonnes paroles ainsi que les bonnes aumônes « montent » est une expression pour dénoter l’acceptation et le fait que la demeure des anges est le ciel. Quant à l’expression par Sa parole « ila llaah » alors il en est tel que ce qui nous est parvenus du Salaf en tant que tafwid [c’est laisser le sens à Allah], et des imams qui sont venus après eux en tant qu’interprétation [Explication: cest-à-dire que pour cette parole, soit vous faites comme le Salaf, qui était le tafwid, c’est-à-dire de laisser le sens à Allah, soit vous acceptez les interprétations des gens qui sont venus après eux]. Ibn Battal a dit que l’objectif de al-Boukhari, dans ce chapitre, est de réfuter les [paroles des] Jahmites et des anthropomorphistes et leur relation avec ce qui est apparent de ces textes. [Pour cela], il a décrété que Dieu n’a pas de corps, et qu’Il n’a donc pas besoin d’un endroit pour s’y établir, Il était et il n’y avait pas d’endroit et Il s’est attribué de « al-Maarij » d’une attribution d’honneur et le sens de l' »élévation à Lui » est l’élévation en Eminence tout en L’exemptant de l’endroit. »

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Ibn Hajar al-Asqalani est mort en 852 de l’Hégire, soit il y a plus de 500 ans.
  • Son commentaire de Sahih al-Boukhari, qui s’appelle « Fath al-Bari » est un livre incontournable pour tout étudiant en science de religion et pour tout savant.
  • Ici il explique que le verset dont le sens apparent serait que les bonnes paroles remonteraient jusqu’à Lui n’est pas à prendre selon ce sens-là, et il cite des savants pour expliquer que Dieu n’a pas besoin d’endroit et que cette expression a le sens du fait que ces paroles sont honorées.

Imam Ibn Asakir explique la croyance de l’imam Achari: Dieu existe sans endroit

Page 150 de TabyinPage 150 de Tabyin

Dans son livre spécialisé autour de l’imam al-Achari, l’imam Ibn Açakir dit, p.150

De même, les « Najjariyah » disent que le Créateur, qu’Il soit exalté, est dans tous les endroits sans qu’Il soit diffus et sans direction, tandis que les « hashawiyyah » et les « mujassimah » disent qu’Il est présent sur le Trône, que le Trône est son endroit, et qu’Il est assis dessus. Quant à lui [l’imam al-Ash’ari], il a choisi une voie qui est entre les deux, et il a dit que Dieu existait alors qu’il n’y avait pas d’endroit, puis Il a créé le Trône et le « koursiyy ». Il n’a pas besoin de l’endroit, et Il est, après avoir créé l’endroit, tel qu’Il était avant de l’avoir créé.

Points à retenir de cette citation:

  • L’imam Ibn Asakir est mort en 571 de l’Hégire, soit il y a plus de 800 ans.
  • Il explique la croyance de l’imam al-Achari sur ce point, qui est que Dieu n’a pas besoin d’endroit.